|
La tenue
d'un "grenelle animalier" ardemment réclamé
par les seules associations de protection animale était
depuis quelques temps dans l'air.
Tout le monde s'attendait
à sa convocation pour mars, après les élections
municipales.
Mais
voilà que les réunions initiales sont avancées
au 15 février et que, selon le ministère de l'agriculture,
" l’objectif est d’aboutir d’ici fin juin 2008 à
un plan d’action de mesures concrètes recueillant le consensus
des participants en s’inscrivant dans le cadre de nos engagements
internationaux et communautaires."
Voici ce
que nous avons observé :
Les
lettres de la Présidence de la République aux anti-taurins
L'évolution des échanges
épistolaires entre la Présidence de la République et les " animalitaires
" avait déjà pris une tournure annonciatrice de
ce qui arrive.. Serait-ce l'ambiance pré-municipale qui aurait
conféré aux courriers du Président dédiés aux
demandeurs de l'interdiction de la corrida aux enfants, des
tonalités à la fois prudentes et un tantinet zigzagantes ?
Dans une lettre du
8 janvier dernier, le Président de la république répond aux
anti-taurins demandeurs de l'interdictions de la corrida aux
enfants, par l'intermédiaire de son " Conseiller pour le développement
durable ", Cédric Goubet. Lettre très équilibrée dans laquelle
il est reconnu que " La corrida est une tradition à laquelle
sont attachés nos compatriotes dans certains territoires français.
" Et que " … opposer une partie de la communauté
nationale à l'autre serait la pire des politiques. " Voir
ici le texte complet de cette lettre.
Le 17 janvier, 9
jours après, nouveau courrier, adressé par le même canal aux
mêmes anti-taurins. Voir
ici copie de l'exemplaire adressé à la section parisienne
de la SPA.
Bien sûr, cette
lettre s'entoure de circonvolutions et de précautions comme
:
- La considération
que le la tradition taurine " est fortement ancrée dans
certaine de nos territoires ".
- La proposition
d'interdire la corrida aux mineurs " pourrait être étudiée
en France ce qui ne constitue pas un engagement à présenter
un texte. " ... " Il ne saurait être question
que la tauromachie soit tranchée sans consensus ".
Mais ce qui retient
le plus notre attention est l'annonce que : " …Le Président
de la Républiques a demandé au Ministre de l'agriculture et
de la pêche de constituer un groupe de concertation sur les
questions du bien-être et de la protection animale. … travaux
qui seront rapidement engagés. "
"
Animal et société "
Nous savions bien
que cette " concertation " sur la protection animale qui n'avait
pas eu lieu au cours du " Grenelle de l'environnement "
comme certains l'espéraient était néanmoins annoncée comme devant
se dérouler ultérieurement dans un cadre différent. A cet égard,
nous souhaitions ardemment que
" L'observatoire des cultures taurines " voit
le jour le plus rapidement possible et devienne un interlocuteur
incontournable.
Nous apprenons
que le Ministre de l'agriculture hérite du bébé si bien que,
par suite de l'adresse de son Ministère, 18 rue de Varenne,
beaucoup annoncent cette prochaine concertation comme le " Varenne
de la condition animale ".
Voir ici le communiqué de presse du Ministre de l'agriculture
du 4 févier sur ce qui est maintenant dénommé officiellement
:" Animal et société ".
Complot
d'arrière-cuisine en forme de veillée d'armes
Tout ceci devient
insupportable quand nous découvrons un complot complaisamment
filmé et diffusé sous la responsabilité de la seule association
parisienne de la Société Protectrice des Animaux.
Cette
vidéo est accessible ici. Il faut y consacrer dix minutes
et ne pas perdre une miette des propos échangés.
Cette réunion qui
a eu lieu le 25 janvier dura, paraît-il, une heure, mais les
dix minutes qui en ont été filmées sont instructives.
Que constatons-nous
?
Que Madame Nathalie
Kosciusko Morizet (ci après dénommée NKM) a déjà
préparé, de façon très personnelle et très partisane, la prochaine
concertation qui vient d'être annoncée par le Ministère de l'Agriculture.
Qui se trouvait
près d'elle ?
Patrick Vauterin
son conseiller, Gilles Kleitz l'un des conseillers du
ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et
de l'Aménagement durables.
Qui se trouvait
en face d'elle ?
Essentiellement Caroline
Lanty, présidente de l'association parisienne de la SPA,
accessoirement Arnold Lhomme, président de la fondation
Assistance aux Animaux, et l'acteur Yves Reigner !, militant
de l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques.
Quel fut le sujet
principal de cette réunion ?
Définir des procédures
afin que des objectifs aussi bien souhaités par Mme le Secrétaire
d'état que par sa principale interlocutrice soient atteints.
Ce document vidéo a, d'autre part, révélé en avant-première
les acteurs et les thèmes du prochain " Animal et société
" qui, si nous croyons ce qui a été dit, devrait commencer dès
le 15 février !
Les futurs
acteurs du " Varenne animalier " se répartiront dans
cinq collèges :
- Un collège d'élus
locaux et de parlementaires chargé des suivis législatifs
éventuels.
- Un collège de
professionnels et d'associations concernés (aucune indication
sur la composition de ce collège).
- Un collège regroupant
des Organismes Non Gouvernementaux (O.N.G.) (probablement
des associations de protection animale).
- Un collège regroupant
des scientifiques et des membres de l'enseignement supérieur
car le " bien-être animal " deviendrait matière à enseigner
!
- Un collège administratif
représentant les ministères concernés : agriculture, recherche,
environnement, intérieur, éducation nationale, justice.
Cinq thèmes
seront abordés :
- Le statut
juridique de l'animal (déjà
prédéfini par NKM comme " être sensible ")
- Le statut de
l'animal en ville : commercialisation des animaux domestiques,
fourrières, système de régulation des pigeons.
- L'abattage des
animaux de rente.
- La corrida.
- Le cirque.
Une attitude
autoritaire
Le plus désagréable
aspect de cette réunion est la manière dont NKM a conseillé
et encouragé le chef de guerre, Caroline Lanty. Alors
que celle-ci lui faisait, par exemple, remarquer qu'un consensus
serait difficile à trouver avec les taurins vu la charge passionnelle
induite, elle n'a pas hésité à lui répondre : " S'il n'y
a pas de consensus, nous trancherons ! " Et ce, en parfaite
contradiction avec la prudence des lettres de la Présidence
de la République reproduites plus haut.
Qu'avons
nous à redouter et à combattre ?
1)
Le statut juridique de l'animal
Nous avons à redouter
avant tout, une modification du statut juridique de l'animal
qui suivrait les préconisations du rapport
Antoine ! C'est l'une des craintes majeures de tous les
utilisateurs et gestionnaires d'animaux domestiques et sauvages
et, donc, des taurins. A cet égard le comité Noé qui
réunit tous les intéressés dont nous-même, FSTF, est en train
d'initier une contre-offensive à laquelle nous participons
activement. Voir.
2)
Le thème corrida
Il ne va pas manquer
de porter sur l'interdiction de la corrida aux enfants !
Il est impossible
de savoir aujourd'hui, à une semaine de l'ouverture des débats,
qui y participera.
Attendons-nous à ce que celui des O.N.G. réunisse une flopée
d'associations " animalitaires ".
Nous avons, bien
sûr, demandé que la F.S.T.F. soit représentée dans
le collège regroupant professionnels et associations, mais serons-nous
entendus ?
Nous mesurons ici
l'importance et l'urgence d'un " Observatoire des cultures
taurines ". Il faut qu'il soit en état de marche le plus
tôt possible. Nous alertons ses différentes entités.
Nous vous transmettrons les prochaines nouvelles au fur et à
mesure qu'elles nous parviendront.
Restons unis et actifs
!
Nous,
peuple taurin, en avons vu d'autres, nous sommes indestructibles
!
La
culure taurine
Notre
passion
Notre
identité
Notre
liberté
|