14 janvier 2008
Suite des aventures de Ponce aux Amériques
9 janvier 2008 à Manizales, une première mondiale :
Trois avis, une oreille !
L'estocade
est-elle encore utile ?
" Ponce
est une tête avec des ailes qui torée " remarque Caballero (Antonio),
se référant à la maxime de Belmonte " Pour toréer
il faut oubler que nous avons un corps. "
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¡ La catedral de la tauromaquia ! Ricardo Rondón - 11 01 08......
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Extraits choisis et traduits : |
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...................................... "Ponce es una cabeza con alas que torea", apunta Caballero, respaldado en la máxima de Juan Belmonte cuando se refería que "para torear hay que olvidarse de que se tiene cuerpo". |
...................................... " Ponce est une tête avec des ailes qui torée " remarque Caballero (Antonio), se référant à la maxime de Belmonte " pour toréer il faut oublier que nous avons un corps". |
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...................................... En su primer ejemplar, al que le cortó las dos orejas, sentó magisterio, aun cuando el toro más que bravo era un dulzón con mimos de perrito faldero. |
...................................... A son premier taureau, auquel il coupa les deux oreilles, il étala son magistère, même si l'animal plus que brave était à l'eau de rose avec des mimiques de petit chien-chien à sa mémère. |
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...................................... Por supuesto que tuvo más mérito el segundo: un toro que salió apagado de la cabalgadura y que no abrigaba mayores esperanzas. Toro quieto, parado, sin fijeza. |
...................................... Bien entendu, le deuxième taureau était attendu : Il est sorti éteint du cheval et n'abritait pas de grandes espérances. Un taureau tranquille, arrêté, sans fixité. |
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...................................... Enrique se sobró en la lidia de su segundo ejemplar, toreando por bajo, en pases de tres en uno -a lo Julio Aparicio-, arrimando la taleguilla a la cuna de los pitones, toreando en redondo con una parsimonia y un genio de prestidigitador, "pensando por el toro", como dice de él Antonio Caballero: |
...................................... Henri se surpassa dans la lidia de son second adversaire, toréant par le bas, par passes de trois en une, à la Julio Aparicio, la taleguilla dans le berceau des cornes, par passes en rond avec une économie et un génie de prestidigitateur, " en pensant pour le taureau " comme le dit de lui Antonio Caballero |
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...................................... Ponce, a esas alturas de la lidia tenía metida la plaza en la chaquetilla. Los gritos de ¡maestro, maestro!, no cesaban. Las bellas manizalitas de los tendidos envidiaban a Paloma Cuevas, la esposa del torero. Su suegro y apoderado, Victoriano Valencia, observaba atónito el prodigio con el mentón fijo sobre los tableros; los comentaristas radiales apostados en los palcos de transmisión del callejón, estaban al borde de la hilaridad, y hasta el cielo manizalita, que al principio del festejo se mostró cerrado y gris con presagios de lluvia, se abrió de repente, como en sortilegio cósmico, para presenciar, lo que los letrados del Renacimiento, hubieran reseñado como un cataclismo místico. Después de esa embriaguez de torería, el maestro valenciano se dispuso a pasaportar al ejemplar. Dejó la toledana en buen sitio pero algo ladeada y sin efectos contundentes. Ahí empezó la lenta y prolongada agonía del animal. Ponce no dejó que intervinieran los subalternos para debilitar el toro con los percales. Dejó que doblara con dignidad, aún cuando sonaron los tres avisos: tres clarines y una oreja, y el barullo en 'crescendo' de los tendidos. Así, la cabeza con alas, de la que habla Caballero, salió airosa y ceñida por los laureles del triunfo. La plaza, en ese preciso instante, estaba hecha un manicomio. |
...................................... Ponce, à ce niveau de sa prestation, avait mis la plaza dans sa poche. Les cris " Maestro ! ", Maestro ! " ne s'interrompaient pas. Les belles des gradins enviaient Paloma Cuevas, l'épouse du torero. Son beau-père et mandataire, Victoriano Valencia, observait abasourdi le prodige, menton rivé aux planches. Les commentateurs radiophoniques, sur les plates-formes de transmission du callejón, étaient au bord du délire. Et jusqu'au ciel de Manizales qui, fermé, gris et chargé de pluie au début de la course, s'ouvrait par repentance, sortilège cosmique apparu pour témoigner de ce que les lettrés de la Renaissance auraient qualifié de cataclysme mystique. Après cette ivresse de toreria, le maestro valencien entreprit de dépêcher l'animal. Il laissa l'acier de Tolède en bonne place quoiqu'un peu à côté et sans effets contondants (ou accablants). Là commença la lente et longue agonie de l'animal. Ponce ne permit pas que les subalternes le fatiguent de leurs capes. Il voulut qu'il fléchisse avec dignité, même si les trois avis ont sonné : trois avis et une oreille, et le tohu-bohu crescendo des gradins. Ainsi, la tête avec
des ailes, dont Caballero parle, est sortie auréolées des lauriers du
triomphe. Dans cet instant précis, le cirque était devenu un asile d'aliénés. |
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Informations complémentaires ajoutées le 20 janvier :
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