Libres propos...
7 novembre 2008
Attention ! |
De l’indulto dacquois à « toréer sans la mort ? »
par Jean-Jacques Dhomps Ces libres propos font suite à ceux du 5 novembre. Je suis persuadé que si un autre indulto, genre dacquois du 7 septembre, était intervenu dans une tout autre arène française en 2008, il aurait recueilli la même désapprobation de la part la Fédération. Selon l’excellent blog « L’œil contraire » (voir), il y a eu 18 indultos en Europe, en 2008 et la plupart dans des arènes de 3ème catégorie. Cette multiplication des indultos flatte l’ego d’organisateurs irresponsables, exalte à bon compte un public encouragé par les ridicules délires d’une certaine presse taurine, mais va, aussi, sans qu’elle en ait l’air, dans le sens souhaité par les adversaires de la corrida... Elle prépare insidieusement les esprits à la suppression pure et simple de l’estocade. Combien de fois n’avons-nous pas entendu : « Moi, j’aime bien les corridas mais je n’aime ni les piques, ni la mort ». Je n'exagère pas, la preuve ? Voici que s’annonce à Paris, pour les 4 et 5 décembre prochains, un « colloque international » sur le thème "Toréer sans la mort ?". La nouvelle a déjà été commentée par des journaux quotidiens comme je l’indiquais le 5 novembre en reproduisant le petit article que « L’Indépendant » y consacrait. Pour en savoir plus, consulter le site de la Fondation Calouste Gulbenkian. Ci-après, recueillie sur le site en question, la liste des intervenants qui participeront au colloque, elle comporte des gens très connus, des personnalité de premier plan :
Entre parenthèses, il faudrait connaître les noms et qualités des "professionnels de la corrida" annoncés et savoir dans quel esprit ils vont participer à ce colloque. Ce « Toréer sans mise à mort » est organisé par : Jocelyne Porcher, I.N.R.A. (Institut national de recherche agronomique) et Carlos Pereira, université de Paris III-Sorbonne Nouvelle. Il va se dérouler dans la filiale parisienne de la Fondation Calouste Gulbenkian, fondation qui a son siège à Lisbonne et qui, parmi une multitude d’actions et de projets, du plus haut intérêt, verrait assez bien la « corrida portugaise » se développer en France. Bien entendu ces gens ne vont pas obtenir d’un seul coup la fin des mises à mort, même si beaucoup d’entre eux sont hostiles aux corridas espagnoles et se recrutent chez les « amis des bêtes ». Mais insidieusement l’idée chemine et si des lobbies intellectuels anti-taurins commencent à s’en mêler, ce n’est pas très bon ! Dans tous les cas, cette attaque sournoise est très bien préparée et conduite ! La mort est la clef de voûte de la corrida. Elle constitue sa mystérieuse justification métaphysique et ce qui lui impose une éthique exigeante. Si cette mort dans l’arène était supprimée, tout l’édifice s’écroulerait. Puisse le mauvais point délivré par la Fédération des Sociétés Taurines de France nous inciter à réflechir !
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