Bouillargues persiste et signe pour le long terme si on mesure l'intérêt de la novillada sin caballos inscrite dans le Trophée Occitanie 2018. Le succès populaire est confirmé et on comprend le public au regard de la qualité des érales présentés par la Peña Taurina « la Embestida ».

José Antonio VALENCIA de l'école taurine d'Arles est amené à combattre les exemplaires des Héritiers de Hubert YONNET et Alain et Frédérique TARDIEU, les deux érales qui se disputeront le prix du meilleur élevage.

Le Yonnet, Malandrin né en mars 2016, se fait remarquer dès son entrée en piste et jusqu'à la mort. Il a tendance à aller aux planches mais il embiste à la moindre sollicitation muffle dans le sable mettant le novillero devant ses responsabilités par la force de la charge. Sa vivacité favorise une forte présence dans les quites, aux banderilles posées par le jeune homme et à la muleta où il bouscule son adversité qui sera désarmée par deux fois. J.A Valencia en vient à bout en luttant avec une intensité variable mais après avoir failli à la mort. Applaudissements à l'arrastre et silence.

Le Tardieu, Lunero né en avril 2016, s'engage fortement et touche la cape avant un quite risqué de Solalito. Marco Leal salue aux banderilles. Après une très bonne entame la faena se poursuit de manière allurée, l'éral ne baissant jamais de rythme et répondant aux cites avec conviction. Le final par circulaires inversées de rodillas et manoletinas sera ternie par une mort lente mal conclue au descabello après un avis.

SOLALITO, Solal Calmet, élève de Denis Loré et Serge Almeras, affronte le François André et le Malaga.

 

Le François André, Fandango né en mai 2016 et très armé, est applaudi à sa sortie. Après s'être défendu à la cape sans contrarier Solal, il accepte un échange de quites et suit jusqu'aux planches aux banderilles posées par le novillero. Il semble avoir dépensé son énergie aux deux premiers tiers et la noblesse montrée manque d'étincelle. Solalito, supérieur à son adversaire, le couche d'une entière basse d'effet immédiat. Une Oreille.

Le Malaga, Bouna né en décembre 2015, concède à la cape puis au quite de chicuelinas por collera et aux banderilles posées par le novillero qui est applaudi. Bouna rechigne à la muleta et cherche l'homme derrière le leurre l'accrochant par deux fois. Solal ne se décompose pas et conduit ce combat difficile jusqu'à son terme par une entière après avis, comme quoi un Garcigrande peut être compliqué.

Tristan ESPIGUE de l'école taurine Rhône Aficion de Fourques est opposé au pupille du Scamandre et de Piedras Rojas.

Le Scamandre, Rompesillo né en mars 2016, sort et remate aux planches et va franchement dans la cape avant un échange de quites qui voit Tristan aller au tapis. Banderilles à charge des péons. Il s'affale deux fois et malgré cette faiblesse se montre avisé et prend la main sur le novillero qui manque de dominio. Après une touchette sans conséquence Tristan se libère d'une entière légèrement tombée. Salut au tiers et vuelta généreuse.

Le Piedras Rojas, Romerito né en mars 2016, présente une tête étroite et se révèle vif à sa sortie en piste. Quite par faroles de Valencia et réplique de Tristan par chicuelinas. La faena s'engage par des statuaires suivie d'une cambiada au centre. Elle sera décousue la faute en partie à un désaccord entre les deux protagonistes et se finit par une bousculade et une commotion. Tristan revient et place, après un avis, une demie épée verticale qui produit son effet. Une Oreille.

Le trophée Occitanie du meilleur novillero est attribué à Solalito alors que Malandrin vaut aux héritiers de Hubert Yonnet le trophée du meilleur élevage.