In memoriam

Jean-Marie Magnan, né à Arles le 4 décembre 1929, vient de quitter ce monde dans cette même ville, ce 20 juillet dernier.

Chroniqueur et écrivain taurin, il faisait de l'arène son centre de gravité :
Ronde est l'arène où le rêve s'incarne. Tout m'y relie depuis l'enfance. Plus d'un demi-siècle a passé et je n'en épuiserai jamais le prodige. Elle m'a enchanté bien avant ma naissance, depuis deux cent cinquante ans et les débuts à Ronda. […] Jean -Marie Magnan, Le roman de la corrida (Actes Sud–1999).

Il était aussi, romancier, essayiste, poète, critique littéraire, ami de Lucien Clergue, Jean Cocteau, Pablo Picasso, Michel Tournier…

Il est un de ceux qui ont puissamment contribué au rayonnement culturel de la corrida espagnole.

Nous lui devons beaucoup, nous aficionados. Nous avons été sensibles, si nous avons eu la chance de l'approcher, à sa distinction, son intelligence aiguisée, sa bienveillante affabilité.

Nous savons qu'il est toujours là. Il ne s’est endormi que pour reprendre un rêve interrompu, un rêve où, au centre d'un cercle, taureaux et toreros perpétuent des combats ardents et loyaux, suivis d’enlacements fatals, érotiques, métamorphiques… Si participent à ce rêve, Lucien Clergue, Jean Cocteau, Pablo Picasso, Michel Tournier, Jean Genet… c'est encore mieux !

Au nom de la Fédération des Sociétés Taurines de France j’adresse à son épouse et ses proches nos sincères condoléances et l'expression de notre profonde sympathie.

 

Dominique Valmary
Président de la FSTF