Batiburrillo

La saison est bien lancée. Comme chaque année et au même rythme les fêtes religieuses printanières et les fêtes votives ponctuent nos rendez-vous traditionnels ; et les pèlerins taurins de marquer les stations comme autant de pénitents courbant le dos face aux menaces.

Et pendant ce temps le monde continue de tourner. De tourner en rond.

Les élections locales espagnoles soufflent le chaud et le froid, le chaud au pays basque, le froid en catalogne et un chaud-froid dans la capitale madrilène.

La justice gauloise fait de même autour de nos préoccupations sécuritaires démontrant la nécessité que les organisateurs verrouillent les actes administratifs relevant de leur responsabilité et à ce titre l’UVTF doit rappeler à ses membres que l’expertise de la commission juridique de l’ONCT a largement fait ses preuves; encore faut-il qu’elle soit sollicitée.

Mais il ne faut pas mésestimer l’adversaire, ne jamais le quitter des yeux. L’effet positif de la reconnaissance par la cour d’appel de Pau de la communauté des aficionados a los toros est retardé par un pourvoi en cassation. A contrario, l’effet apparemment défavorable de la décision de la cour administrative d’appel de Paris sur l’inscription de la corrida à l’inventaire immatériel qui revient sur la décision de première instance sera elle aussi soumise à cassation et peut-être que d’ici là...

Les serpents de mer continuent aussi de siffler sur nos têtes :   

  -  l’évolution de la corrida déclarée inéluctable par d’aucuns qui visent à en faire un spectacle présentable à un nouveau public,

  -  quel taureau pour demain avec la question existentielle du devenir des encastes minoritaires.

Il semble que la crise économique sensée développer l’esprit créatif ne produise pas les effets attendus en terme d’idées nouvelles et surtout d’évolutions acceptables pour les aficionados. De tous temps il est des tendances qui font l’actualité.

Ce que nous demandons ? Simplement des taureaux et des hommes !