ADAC Céret de Toros vs MIURA suite...

La photographie présentée est un cas d'école, elle ne correspond pas à l'expertise citée dans le texte

 

« L'affaire de Céret » vient de franchir une étape déterminante avec la publication par l'organisateur de l'expertise relative aux prélèvements effectués par les vétérinaires selon la procédure définie par l'Union des Villes Taurines de France.

Ainsi, à la demande de l'ADAC qui n'y est pas contrainte par le Règlement Taurin Municipal Français, les douze cornes des taureaux de Miura combattus à Céret le 14 juillet dernier ont été examinées et analysées.

Les résultats établissent sans ambiguïté que les mesures ne sont pas du tout conformes pour cinq des six sujets expertisés. Ceci étant, il est vraisemblable qu'il ne s'agit pas d'afeitado mais que les causes sont à chercher dans la réparation des dégâts causés aux cornes au cours de la vie des taureaux au campo. Certes, mais ce niveau d'imperfection rendait le lot impropre à la corrida formelle.

Le problème que nous avons soulevé ne relève pas des conséquences inhérentes à l'élevage extensif d'un animal duquel sont exigées caste et bravoure et qui sont compréhensibles. Non, les questions que nous nous sommes posées relèvent de l'éthique, en particulier l'intégrité du taureau, la qualité de la présentation et le non respect du protocole français qui pourtant dans sa magnanimité tolère de manière contenue l'arreglage et convient d'une tolérance favorable aux éleveurs.

Tirer des conclusions du contrat commercial dont nous n'avons pas connaissance et de son exécution n'est pas de notre responsabilité non plus que d'arbitrer entre des interprétations divergentes. Les constatations de l'expertise et les explications données suffisent pour que chacun se fasse sa propre opinion. Quoiqu'il en soit cela aura été un rendez-vous manqué ; dommage !

Notre démarche auprès de Miura n'aura pas été inutile, elle a permis une prise de conscience, d'aller plus loin que les simples ressentis et de connaître, au moins, la pratique de cette maison en matière de fundas : selon les ganaderos l'usage de ces protections est très exceptionnel chez les cuatreños et sélective auprès des cinqueños les plus violents. Ce sont des étuis ouverts et courts (une dizaine de centimètres) posés sur la pointe de la corne et qui selon leurs dires sont retirés six ou sept jours avant l'embarquement. 

Alors que retenir de ces avatars :

  • que l'analyse des cornes est un atout dissuasif et coercitif efficace destiné à promouvoir l'intégrité du taureau,

  • que la vigilance des organisateurs doit être permanente,

  • que les éleveurs doivent mesurer l'intérêt majeur qui est le leur de présenter du bétail de qualité, quelle que soit la catégorie de l'arène.

Mais surtout,

  • que, a minima, tous les résultats de l'expertise doivent être publiés par le garant de l'application du RTMF ainsi que cela se pratiquait précédemment.

 

C'est ce que nous attendons de l'Union des Villes Taurines de France. Il en va du respect de l'aficionado, ce cochon de payeur !

 

Eléments complémentaires à consulter:

 http://www.ceret-de-toros.com/analyse-cornes-ceret-de-toros-2017/

http://www.ceret-de-toros.com/wp-content/uploads/2017/12/Rapport-officiel-de-la-mission-dexpertise.pdf