Le mystère taurin est né il y a quelques 20000 ans en Dordogne

C’est André Viard qui le révèle dans le passionnant dossier, intitulé "Tauromachies pariétales", qui ouvre le n° 50 de sa revue "Terres Taurines".

Il y a plus de 20000 ans que l’un de nos ancêtres du solutréen peignit cette scène, opposant un homme et un bovin, sur une paroi reculée, quasi inaccessible,  de la grotte de Villars en Dordogne :

Voici ce qu’a écrit, à propos de cette peinture préhistorique, Georges Charrière en 1968 dans « La revue de l’histoire des religions » n°174-1, publiée par le Collège de France :

« Curieusement il existe d'ailleurs, dans l'art paléolithique, un thème du bison chargeant et de l'homme chargé qui est l'un des rares où la bête et l'homme interviennent dans une même action, avec leurs formes propres. La plus troublante figuration est une peinture de la grotte de Villars (Dordogne) où un homme, face au bison qui le charge comme au Puits de Lascaux, c'est-à-dire tête baissée et fouettant de la queue, fait face à la bête avec une allure de matador, agitant peut-être de la main droite quelque cape ou leurre qui détournera la hargne de l'animal.

A cette première figure, qui serait classique dans la tauromachie, s'ajoute la sculpture du Roc de Sers où l'homme pourchassé par le bovidé évoque encore quelque cliché de l'arène, soit la parade habile d'un déhanchement qui esquive, soit au contraire l'imminent et peu glorieux encornement de son postérieur. »

Lire une présentation plus complète de l'étude d'André Viard ici, sur le site de l’ONCT