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Messieurs
Merlin et Giner,...............................................
(cliquer, ci-après,
sur les n° des notes à consulter)
Je suis José Antonio Soriano Cabrera, directeur général des spectacles
publics et des jeux pour la JUNTA D'ANDALOUSIE, et je désire commenter
diverses choses relatives à votre lettre qui est parvenue à la conseillère
de Gobernación de la Junta d'Andalousie, Mme Evangelina Naranjo.
Avant
tout je veux vous dire mon respect et mon admiration pour les amis
aficionados
(1) français et pour la conception que l'on
a chez vous de la Fiesta. J'ai eu l'opportunité de vérifier cela
en diverses occasions, tant à Nîmes, Dax et Arles
(2), et plus récemment à Paris à l'occasion
de ma visite au Club Taurin de Paris où j'avais été invité par son
président pour expliquer le projet de Règlement Taurin d'Andalousie
(j'en ai également ramené de bonnes suggestions).
Bien
que je partage une grande partie de la philosophie [exprimée dans]
votre lettre, vous comprendrez que je ne partage pas [ce que vous
dites quant aux] périls qu'il semble que vous craigniez pour la
Fiesta du fait du nouveau Règlement andalou, ni d'autres considérations
qui s'y trouvent. Et dès maintenant, je me mets à votre disposition
pour parler de ce sujet (ici ou là-bas) et échanger nos réflexions.
Il
faut que vous sachiez que le Gouvernement andalou et la Junta d'Andalousie
sont très engagés vis à vis de la Fête taurine
(3) et en aucune façon nous n'allons la mettre
en danger. Bien au contraire. Je ne sais pas si vous connaissez
l'ample programme d'activités, initiatives, investissements publics
et appuis que notre Administration apporte à la Fête, tant du pont
de vue légal comme de dépenses publiques (plus de un million d'euros
[ce] que ne dépense aucune [autre] administration espagnole).
Si
nous avons décidé de faire un nouveau Règlement Taurin, c'est pour
diverses raisons :
1/ parce que le Parlement andalou en a décidé ainsi à l'unanimité,
en un appui expressif et total à la fête taurine (toutes les forces
politiques)
2/ parce que noua avons la compétence exclusive alors que l'État
central a décidé ne rien réglementer en cette matière qui est de
la compétence "autonomique" ;
3/ parce qu'au moment actuel, où dans d'autres zones d'Espagne la
tauromachie est mise en question, ici le nouveau règlement prétend
lui donner un appui et la revitaliser.
Mais
ne vous inquiétez pas ; les craintes qui sont exprimées dans votre
lettre NE SONT PAS FONDEES car, entre autres choses, le nouveau
règlement andalou ne va pas supprimer les banderilles noires, ni
enlever des coups de pique, ni banaliser et dénaturaliser l'accord
de la grâce, ni permettre la fraude, mais tout au contraire.
Dans
le tiers des piques, je vous confirme que le nouveau Règlement (qui
sera approuvé approximativement en mars et entrera en vigueur possiblement
le dimanche de Pâques) va réduire quelque peu les dimensions de
la pique, va réduire le poids du cheval
(4), et soumettre
à homologation le caparaçon pour qu'il soit plus flexible et anatomique.
Il donnera une plus grande autonomie au torero
(5) , cela oui, pour décider du nombre et
de l'intensité des coups de pique en fonction du taureau ; mais
il y en aura au minimum deux dans les arènes de première, juste
comme maintenant. La mono-pique se donne actuellement en Espagne
avec la réglementation en vigueur, et nous prétendons qu'avec cette
modification, le torero ayant plus d'autonomie, il puisse décider
qu'à quelques taureaux on en donne une, mais à d'autres deux, trois
ou ceux qui sont nécessaires. Je vous rappelle qu'actuellement en
Espagne les présidents d'arènes de 2e et 3e changent le tiers après
le premier coup de pique, et dans celles de 1e, il y a une mono-pique
dans la pratique et que la seconde est un simulacre. Trois rencontres
obligatoires auxquelles vous faites allusion n'existent pas dans
la réglementation espagnole
(6) et, malheureusement, pas davantage
dans la pratique dans quelque arène que ce soit
(7) . Néanmoins, en Espagne, la saison 2005
a été meilleure que l'antérieure quant aux taureaux, et espérons
que cela aille en s'améliorant.
Le Règlement andalou NE VEUT PAS une parodie du tiers des piques.
JUSTE LE CONTRAIRE.
Pour
la grâce, nous voulons la même chose que vous, qu'elle soit accordée
quand le taureau le mérite, et cela ne pourra être qu'en corridas
et novilladas, mais dans les arènes de 1e, 2e et 3e. En 2005, il
a été accordé 5 fois la vie sauve, peut-être 3 imméritées, mais
cela n'en fait pas un abus [ ! ], et nous ne voulons pas que ce
le soit
(8) [que l'abus devienne une habitude]. Il
y a plus : on introduit [la notion de] l'"in-habilitation" du président
quand il va contre le règlement.
Également
on va beaucoup plus avant dans la responsabilité de l'éleveur pour
qu'il n'arrive pas ce qui se passe actuellement.
Il n'est pas vrai que le Règlement andalou (JE CRAINS QUE VOUS AYEZ
UN BROUILLON QUI SOIT PERIME) SOIT TOTALEMENT CONFORME [AUX VOLONTÉS]
DES TOREROS, CAR TOUS Y ONT PARTICIPÉ : TOREROS, AFICIONADOS, ÉLEVEURS,
MAIRIES, IMPRESARIOS, ETC, et personne n'a tiré la couverture à
soi (esp. : y nadie se ha llevado el gato al agua).
Les peñas et associations d'aficionados sont parmi ceux qui ont
le plus participé à son élaboration.
En
bref, parlons et je vous passerai la copie définitive. VOUS VERREZ
COMME TOUT CE QUE JE VOUS DIT EST VRAI.
SOYEZ ASSURÉS QU'ANDALOUSIE AIDERA AU BIEN ET AU FUTUR DU SPECTACLE
INTÈGRE ET COMME NOIUS L'AIMONS. C'EST CE QUI SE PRÉTEND.
Je
me mets à votre disposition, et recevez un salut courtois.
José
A. Soriano ...................................................................(Traduction
et notes de Marc Roumengou)
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les numéros qui leur correspondent.
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