5 mai 2009
Christian Laborde met le doigt là où ça fait mal,
tandis que Simon Casas se défausse très charitablement
sur Marc Roumenou
!
T
Petit extrait de
"Faut-il haïr ou adorer la corrida ? "
paru dans le Le Figaro Magazine du 2 mai 2009
Pour lire l'article dans son entier : cliquer ici
Pour voir un extrait vidéo du débat sur Le Figzao Magazine.fr : cliquer ici
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Christian Laborde
- ... à l'afeitado, cette ignoble pratique sciage des cornes, s'ajoutent les tricheries chimiques évoquées par Marc Roumengou dans son ouvrage Blessures et mort des taureaux de combat. Anatomie, traumatologie.
Simon Casas
- Je récuse ce personnage, il n'a aucune compétence en matière de tauromachie.
Christian Laborde
- Ancien alguazil des arènes du Soleil d'or, à Toulouse, il nous parle des neuroplégiques et autres substances que l'on injecte au taureau.
Simon Casas
- C'est absolument faux !
Rien ne serait plus dangereux pour le torero que de se retrouver face à un animal drogué qui ne maîtriserait pas son corps et encore moins sa trajectoire. Cette histoire ne vaut que pour quelques activistes délirants. Et si vous persistez publiquement dans ces accusations, je me verrai dans l'obligation de vous traduire en justice, au pénal, en ma qualité d'organisateur de corridas.
Christian Laborde
Eh oui ! Le business ...
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Les photos signées Remy Cortin sont reproduites du Figaro Magazine.
Nos commentaires :
Dans son ensemble, rien d'original dans ce débat qui, à propos de la corrida de toros, a ressassé de part et d'autre, les perpétuels clichés attristants de banalité, répétitive délectation des grands médias parisiens et de leurs bobos de lecteurs, consternation des aficionados.
Toutefois, le court extrait que nous avons reproduit ci-dessus a retenu notre attention. Il montre que
Christian Laborde a mis le doigt là où ça faisait mal en évoquant l'afeitado et le drogage.
Pas question, pour Simon Casas, bien entendu, de répondre, comme il aurait été souhaitable, que si ces pratiques honteuses pouvaient exister de manière très peu fréquente (soyons diplomates comme nous l'aurions pardonné de l'être), elles bafouaient l'indispensable éthique taurine et étaient vigoureusement dénoncées et combattues par tous les professionnels responsables et, donc, par lui-même.
Au lieu de cela, il a préféré esquiver l'afeitado, cette encombrante casserole, pour se précipiter avec un véhémence outrée sur les accusations de drogage. La référence à Marc Roumengou lui fournit un opportun, bien que très peu courageux, échappatoire.
Selon lui, bien sûr, le drogage n'a jamais existé sauf dans les "délires" de quelques "activistes" comme Marc Roumengou qui, c'est bien connu, " n'a aucune compétence en matière de tauromachie. "
Et notre torero-organisateur-débateur de perdre un peu les pédales et de menacer son interlocuteur, s'il persiste dans ses accusations de drogage, de " vous traduire en justice, au pénal, en ma qualité d'organisateur de corridas." !
L'autre ne parut en rien effrayé par cette terrible menace est se contenta de répondre par un plus ou moins admiratif : " Eh oui ! Le business ... "
Imaginons, néanmoins, que Simon Casas mette sa menace à exécution et intente une pocédure.
Dans cette hypothèse,
Marc Roumengou, "ce pelé, ce galeux d'où venait tout le mal ! "(*) serait très probablement appelé à la barre en qualité de témoin cité par la défense.
Nous l'avons interviewé par téléphone et échanges électroniques. Vous trouverez le très intéressant résultat de cette démarche dans ce qui suit.
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(*) Jean de La Fontaine : "Les animaux malades de la peste"
" Ce personnage n'a aucune compétence en matière de tauromachie "
Et pourtant Alfonso Navalón lui aurait conféré l'alternative sans problème !
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Max Roumengou en compagnie de Julio Aparicio à la glorieuse époque des arènes du "Soleil d'or" |
FSTF
- Cher Marc Roumengou que pensez vous du débat Laborde-Casas publié dans Le Figaro Magazine du 2 mai et au cours duquel vous avez été mis en cause ?
Marc Roumengou
- Dans ce débat on
ne peut pas dire que Bernard Doms alias “Simon Casas” m'envoie des
fleurs.
Dommage que la partie adverse n'ait pas cité le Dr
vétérinaire Pierre Daulouède (fondateur de l'Association Française
des Vétérinaires Taurins) qui, en matière de drogage, cite notamment
un cas avéré à Bayonne et estime que "Yiyo" a été tué par un taureau
drogué.
FSTF
- Simon Casas "récuse votre personnage" sans "aucune compétence en matière de tauromachie".
Que répondez-vous ?
Marc Roumengou
- C'est sûr, il reste toujours à apprendre mais certainement auprès d'autres professeurs que Simon Casas.
Si je n'ai aucune compérence en tauromachie, comment se fait-il que, sur proposition d’Eduardo Miura †, l’UCTL ait décidé de me nommer son représentant dans les arènes françaises ? Ce que le Conde de Mayalde m’a annoncé par lettre du 23 mars 1973.
L’affaire a avorté au bout de quelques mois, d’une part, faute d’obtenir des consignes ou une marche à suivre, vainement demandées à plusieurs reprises et, d’autre part, principalement du fait de Manuel García Aleas qui semblait avoir “un cadavre dans le placard” avec un Français
Si je n’ai aucune compétence en tauromachie, comment se fait-il que j’aie pu, pendant une quinzaine d’années consécutives, participer aux tientas chez Isaïas Vazquez. Or dans “Viaje a los toros del
Sol” (Madrid, Ediciones 99, 1971), Alfonso Navalón disait que s’il
avait quelqu’autorité dans le monde des taureaux, il ne permettrait
pas que quelqu’un prenne l’alternative avant d’avoir toréé une vache
de cet élevage.
Je rappelle que l'ANDA, refuge d'autres "incompétents" bien connus, m'a décerné sa "Plume d'Aigle" en 1987.
En tout cas, ce débat pourrait gonfler la côte de mes premiers livres(*) : je vendais “Les Chutes des taureaux de combat” 9,50 francs ce qui équivaut à 1,45 euros. Dans la dernière lettre de J.P. Bocquet il y en a un exemplaire proposé à 45 euros, soit x 31,03 fois le prix initial !
FSTF
-Certes, vos livres figurent dans les bibliothèques des meilleurs aficionados et par leur rareté vont assurer leur fortune.
N'envisagez-vous pas une réédition de vos œuvres complètes ?
Marc Roumengou
- Joker !
FSTF
- Qu'auriez-vous à ajouter ?
Marc Roumengou
- Rien, j'ai ma conscience tranquille !
Toutefois, pour preuve que je n'ai jamais rien inventé, je vous prie de bien vouloir communiquer aux visiteurs de votre site et lecteurs de cette page des documents que je vous livre sous forme d'annexes.
FSTF
- Nous nous empressons de répondre à votre souhait.
Nos lecteurs accederont à vos fort instructives annexes en cliquant ici.
Merci, cher Marc, l'afición est avec vous !
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(*) Rappelons qu Marc Roumengou a écrit et publié les ouvrages suivants :
- Les Chutes de Taureaux de Combat (1970)
-
Fraudes sur les Taureaux de Combat (1974)
-
Blessures et Mort des Taureaux de Combat (1991)
-
L'Eglise et la Corrida (1996)
- Dossier Manolete
- sa Vie professionnelle, sa Mort (1999)
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N.B. Il n'est pas interdit d'adresser des messages de soutien et de sympathie à Marc Roumengou : contact