21 décembre 2009

Le mouvement anti-taurin
souces et enjeux de l'animalisme contemporain

Chers amis,

Auriez-vous l'extrême amabilité de diffuser l'information contenue dans le dossier ci-dessous et concernant le colloque que Francis Wolff et moi-même organisons au nom de SUERTE à Arles le samedi 30 janvier ?

En vous remerciant

Bien cordialement

Annie Maïllis

 

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Samedi 30 janvier Théâtre d’Arles
Rencontre taurine sur

Le mouvement anti-taurin
Sources et enjeux de l’animalisme contemporain

Journée proposée par SUERTE
(Société d’Etudes et de Recherches sur les Tauromachies Européennes)
coordonnée par Annie Maïllis et Francis Wolff

La corrida a toujours eu ses détracteurs. Ce qui est nouveau, c’est que c’est désormais au nom de la « défense des animaux » que se fait le procès. Cette défense est parfois l’expression d’une sensibilité tout à fait respectable ; mais elle se formule souvent en avançant des arguments prétendument « écologiques » ou des raisonnements moralisateurs fondés sur une méconnaissance de l’éthique tauromachique et de la nature du taureau de combat, quand ce n’est pas de la vie animale en général.

L’animalisme contemporain consiste en effet non pas à avoir une conduite respectueuse vis-à-vis des espèces animales, mais à les confondre toutes avec d’inoffensifs animaux de compagnie transformés en purs objets fétichisés. C’est pourquoi on a pu dire que plus les animaux sont aimés, moins ils sont connus et reconnus dans leur nature propre. On pourrait dire aussi que l’animalisme contemporain, loin d’être le prolongement de l’humanisme, en est à bien des égards la négation.

A quels aspects de la vie urbaine et de l’idéologie contemporaine est dû cet engouement débordant et naïf pour des animaux par ailleurs si peu estimés pour ce qu’ils sont ? Quels aspects historiques, mythiques et symboliques de l’animalité se trouvent occultés par ces mouvements de plus en plus proliférants et divers ? L’animalisme est-il un « progrès moral » ou comporte-t-il des risques éthiques qu’il convient de mesurer ? Quels lieux communs aux différents discours anti-corridas sont avancés depuis plus d’un siècle ? N’en recoupent-ils pas d’autres empruntés à des sphères étrangères à la corrida ? Pourquoi la défense de la corrida est aussi une défense de la nature de l’homme ?

Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées et débattues au cours de cette rencontre.

MATIN

9h30        Ouverture officielle du colloque par M. Hervé Schiavetti, maire d’Arles

9h45        Présentation de la journée par Annie Maïllis et Francis Wolff

Président de séance Christophe CHAY, journaliste

10h          Roland CHEMAMA, psychanalyste :
« Que refuse de voir l’animaliste ? »

10h45      Pause

11h          Jean-Pierre DIGARD, directeur de recherche émérite au CNRS :
« Zoomanie et animalisme. Ethnographie d’un anti-humanisme »

11h45 : Alain DERVIEUX, ingénieur écologue au CNRS
« Enjeux écologiques de l’élevage extensif de taureaux »

 

APRÈS-MIDI

Présidente de séance : Evelyne LANFRANCHI, Présidente de l’union des Clubs taurins arlésiens.

14h          Annie MAILLIS, professeur en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles  :
« Ce taureau qui rassemble les hommes »

14h.45     Francis WOLFF, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure (Paris)
« Séductions et dangers de la nouvelle éthique compassionnelle animaliste. »   

15h30      Pause

15h45      Table ronde animée par Catherine LE GUELLAUT (libraire, écrivain)
Estelle ROUQUETTE (Conservateur du Musée de la Camargue, Parc Naturel de Camargue), Juan BAUTISTA (matador de toros), Jacky SIMEON (razeteur), Marc MOUSTACAKIS (Directeur pôle culturel, SAN Istres), Francine YONNET (Présidente de l’association des Eleveurs de taureaux de combat).

17h : Conclusions

18H         ANNONCE OFFICIELLE DES CARTELS de la feria de Pâques aux Ateliers SNCF.