22 décembre 2009
Casas rempile à Nîmes pour 5 ans
Nous reproduisons ci-dessous un article du Midi Libre d'hier qui commente la nouvelle.

Édition du lundi 21 décembre 2009

Arrivé un peu en retard, à 7 h 40 !, et le premier sorti sur la place de l’hôtel de Ville, deux heures plus tard, Jean Tibérino a eu la seule phrase d’humour de cette matinée. Interrogé, c’est avec un sourire que le délégué à la sécurité a répondu à l’interrogation des journalistes sur le résultat du vote. « Le vainqueur est... Jean-Louis Gazeau ! » Plaisanterie isolée d’un jour de pluie.
Car jusqu’à l’heure de la fin des discussions et du scrutin, ambiance tendue et directives strictes. « Non, non et non », avait martelé Christophe Madalle, directeur de cabinet du maire, en voyant les journalistes tenter d’approcher de la salle de réunion et les agents de la police municipale, plus tard, n’avaient d’autre argument que celui « d’appliquer des consignes particulières ». Quittant la mairie, et visiblement contrariée, Françoise Martin, elle, ne put que dire : « Excusez-moi, ce n’est pas mon style, mais je ne peux rien dire, je reste sur mon rôle. »
Autant dire qu’il a fallu prendre son mal en patience pour apprendre, en fin de matinée, les détails du vote. Simon Casas : quatorze voix, Stéphane Fernandez Meca : sept voix. N’ont pas participé au vote, d’après nos sources, Françoise Martin, Patricia Fourquet et Christine Tournier-Barnier. Un résultat qui indique une différence confortable, mais pas aussi tranchée que prévue, plusieurs élus de l’UMP ayant manifestement choisi le challenger. Quoi qu’il en soit, Jean-Paul Fournier, ayant décidé de suivre l’avis du bureau municipal, a retenu la candidature de Simon Casas, qu’il proposera, pour validation, le 9 janvier, dans le cadre du conseil municipal. Comptant bien en terminer (?) avec ces épisodes parfois agités autour de la gestion des arènes, et dont Nîmes, depuis le début des années 80, s’est fait une spécialité. Comme la brandade.
Casas : « Je suis là parce que je le mérite »
Joint hier en fin de matinée par téléphone, Simon Casas s’est exprimé sur le résultat du bureau municipal, où 14 élus ont voté hier matin en sa faveur (contre 7 pour son concurrent Meca et trois abstentions).
« Je suis très heureux d’avoir gagné ce concours, qui a été long, mais qui s’est déroulé dans la transparence. Ce résultat ne m’étonne pas, même s’il y a eu une campagne de désinformation contre moi ! Je suis là parce que je le mérite. J’ai fait des propositions à la ville de Nîmes la tête haute, j’accepte la compétition mais je reste le meilleur. Entre Meca et moi, il n’y avait pas photo. Si les Espagnols ne viennent pas se présenter à Nîmes, ce n’est pas par amitié, mais simplement parce que mes résultats sont inégalables. J’ai donné aux arènes de Nîmes et à la ville de Nîmes plus que quiconque. Je fais vivre les arènes sur le marché international de la tauromachie, je fais vivre les commerçants de Nîmes. »
Agé de 63 ans, Simon Casas, né Bernard Dombs à Nîmes le 2 septembre 1947, a débuté sa carrière dans le rôle d’empresa aux arènes de Fréjus en 1976. Et s’est emparé en 1980 des arènes de Nîmes, lors d’un appel d’offres où il devance par surprise Ferdinand Aymé, lequel dirige alors l’amphithéâtre romain depuis presque quarante ans. « Avec ma passion, il m’a fallu vingt ans pour connaître les rouages d’une feria. On ne peut pas confier les arènes de Nîmes à quelqu’un sans expérience. Il faut commencer par le début. »
Ayant remporté le 3 décembre dernier les arènes de Valence, considérée comme la troisième plaza d’Espagne, Simon Casas est aujourd’hui engagé dans plusieurs arènes espagnoles (Alicante, Malaga). En France, en plus de Nîmes, il est associé à Marie Sara pour gérer Mont-de-Marsan.
| André Viard émet des craintes (pauvre Casas !) dans son éditodu 22 décembre (voir) |
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