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16 juillet 2010

Trublions de Céret : Quand les délinquants se plaignent !

Le dimanche 11 juillet 2010 à 17h30, 16 militants anticorrida, qui se sont depuis réclamés du CRAC et de One Voice, sautent ou tentent de sauter dans l’arène afin de s’enchaîner en cercle au centre.
Ils ont ainsi réédité ce qui avait déjà eu lieu dans les arènes d'Alès en mai 2004. À Alès les gendarmes avaient du intervenir pour couper les chaînes et évacuer les manifestants.
À Céret, la réaction a été plus immédiate, les areneros, dont c'est la mission, ont nettoyé la piste en un temps record, avant même que les trublions aient eu le temps de s'enchaîner.
Ces activistes troublent l'ordre public, tentent d'empêcher ou de perturber le déroulement d'un spectacle parfaitement légal, attentent à nos libertés. Ils étaient sûrs de se faire vider mais, pour eux, l'important était de se présenter ensuite, en parfaite mauvaise foi, comme les victimes de " la haine et de la rage du monde taurin." Alors que ce sont eux qui ne sont que rage et que haine !

Voir sur Dailymotion le petit film des évènements


 

 

 

 

 

 

 

 


Cliquer sur les images ci-dessus pour retrouver leurs sources, Campos y Ruedos
à gauche, site du CRAC à droite

Certes, la chemise de Jean-Pierre Garrigues, Président du CRAC, a un peu souffert. Pourquoi l'ADAC ne lui offrirait-il pas un de ses tee-shirts ?

Et voici que L'Indépendant nous révèle que l'une des militantes expulsées a porté plainte contre "X" pour coups et blessures. Voir ci-dessous.

Ceux qui ont à se plaindre sont, en réalité, la municipalité de Céret, l'organisateur, les entités taurines.

D'autre part, les organisateurs de spectacles taurins doivent maintenant définir le meilleur moyen de réagir à ce genre d'attaque qui risque de se répéter, surtout dans les petites arènes.


Logo de l'Indépendant

Edition du 16 07 2010

CERET Incident aux arènes : une anti-corrida porte plainte

Dimanche dernier, juste avant la corrida du soir, seize militants du CRAC (Comité radicalement anti-corrida) et de l'association One Voice ont tenté de s'enchaîner au centre des arènes avant d'être expulsés par les valets de piste et le service d'ordre privé. Le vice-président gardois du CRAC Europe, Jean-Pierre Garrigues, qui faisait partie du groupe d'activistes, raconte : "Les militants qui sont parvenus à rentrer dans l'arène (une dizaine) ont aussitôt été agressés par les valets de piste. Mais le pire restait à venir... Dans le couloir sombre qui menait vers la sortie, nous avons été traînés au sol et avons reçu des coups de pied de la part des toreros. Nous n'avons répliqué ni aux coups, ni aux insultes". Une des militantes expulsées a porté plainte contre "X" pour coups et blessures. Les membres locaux du FLAC 66 (Front des luttes pour l'abolition des corridas départemental) n'ont pas participé à cette action. Cependant, ils n'en dénoncent pas moins le sort qui a été réservé à leurs homologues anti-taurins venus de l'ensemble du Languedoc-Roussillon.
Au passage, Jean-Pierre Dunyach pointe également du doigt l'arrêté pris par le maire pour interdire aux anti-corridas de s'approcher à moins de 150 m des arènes : "Cet arrêté est non daté, donc illégal. En plus, nous n'avions même pas été prévenus". Le maire, Alain Torrent explique : "Nous avons des accords avec le FLAC 66. Ils ont le droit de s'installer au rond-point du toréador et sur le marché pour distribuer des tracts, faire signer leur pétition et donner leurs argumentts Cependant, samedi après-midi, j'ai vu que des manifestants s'étaient également installés devant les arènes. J'ai senti qu'il y avait une tension et que ça pouvait créer des incidents. C'est pourquoi j'ai décidé de prendre cet arrêté, qui est daté du dimanche matin".
Arnaud Andreu