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15 octobre 2010

Simon Casas injurie la mémore de Joaquín Vidal

Joaquín Vidal

Nous trouvons dans "Campos y ruedos" du 18avril 2010, cette opinion de Luis Francisco Esplá sur le regretté chroniqueur taurin, Joaquin Vidal qui nous a quitté il y a déjà huit ans.

" Joaquín avait cette vertu de faire s’intéresser les intellectuels au monde des toros. Beaucoup de gens qui n’aimaient pas la tauromachie lisaient ses chroniques. Il était parvenu à tisser ce lien qui faisait défaut au monde des toros. Bien que je ne l’ai croisé qu’une paire de fois, je m’identifiais à lui par ce scepticisme et cette méfiance qu’il éprouvait pour le taurin professionnel. Son ironie castiza ma rappellait Ramón Gómez de la Serna, jusque dans la façon d’écrire. Cette plume vorace captait et résumait en deux lignes n’importe quelle situation. Je riais beaucoup avec ses chroniques dans lesquelles, sans jamais manquer de respect aux toreros, il était capable, grâce à son esprit, d’éclairer une situation des plus quelconque. Cette plume n’ennuyait jamais et elle va nous manquer. "

En avril 2010, "Les Fondeurs de Briques" ont édité 22 chroniques de Joaquin Vidal, traduites de l’espagnol par Virginie Girard
La présentation de l'ouvrage est accompagnée de cette petite biographie de l'auteur :

" Joaquín Vidal (1935-2002) fut pendant 26 années le chroniqueur taurin de El País. Plume parfois enthousiaste, souvent acérée, toujours percutante et irrémédiablement indépendante, il s’attira l’inimitié de nombreux professionnels du monde des taureaux. Dans sa recherche constante de la vérité dans la fiesta nacional espagnole, son honnêteté et son ironie en firent la référence du genre. Il fut admiré par José Bergamín ou Eduardo Arroyo (« La plume la plus brillante du monde de la tauromachie. ») et respecté par les toreros de verdad (Curro Romero, Antoñete, Luis Francisco Esplá…). Joaquín Vidal était tout cela, et plus encore. Il était aussi Madrid, l’air de Madrid, la place de Santa Ana un matin de feria, la terrasse ombragée d’un bar, un café, une tostada, le journal et la chronique du jour. " Pour commader l'ouvrage, au prix de 14 €, cliquer ici.

Le 30 septembre 2010, au siège de la "Fondation Internationale El Juli", situé à Arganda del Rey (Madrid), une journée était organisée en l'honneur de l'Aficion Française.

Le but était de rendre hommage à la France Taurine pour "son respect envers la Tauromachie, le sérieux apporté dans l'organisation des spectacles taurins, le soutien envers les professionnels et le souhait de construire un modèle de développement de la Tauromachie".
Un débat sur le thème : 'La afición francesa desde la perspectiva del torero' était suivi de la remise d'un prix par la "Fondation Internationale El Juli", à Monsieur Bruno Delaye, Ambassadeur de France en Espagne.  

De nombreuses personnalités françaises étaient présentes, telles Juan Bautista, André Viard, Roger Merlin, Simon Casas...

Au cours du débat, intervenant complètement hors sujet, Simon Casas, n'a pu s'empêcher d'attaquer la mémoire de Joaquín Vidal, parce que dans sa célèbre chronique intitulée "Ici sévit une mafia" (1), il avait écrit :
"Or ce quidedroit n’a pas la moindre intention de faire une quelconque enquête, même si, pendant toute la feria — et il y a vingt spectacles —, sont sortis des taureaux suspectés d’avoir été aféités, des taureaux d’une invalidité suspectée, des lots entiers de corridas suspectés d’avoir été drogués au vu des symptômes de faiblesse générale, de somnolence et de défaut de coordination dont ils souffraient."

Des propos de Casas nous extrayons : « L’aficionado spectateur a le droit de critiquer. Mais toujours en aimant la Fiesta. Pas en la détruisant. Je vais être clair. Il y a un journaliste, qui a une plaque dans les arènes de Madrid, qui a passé sa vie dans le journal El País à dire des mensonges pour détruire la fête des toros. »

Il est possible de le voir et de l'entendre prononcer en espagnol sa méchante diatribe car elle a été filmée et est diffusée sur YouTube, cliquer sur l'image pour obtenir la vidéo :

" Nunca se han drogados los toros..."

Sans commentaire !

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(1) N.D.L.R. Il s'agit de la feria de Mardid 1994. Ce fut écrit au sortir d'une corrida désastreuse qui affichait des taureaux de Gabriel Rojas et de Carmen Ordóñez dont plusieurs furent changés par des Roman Sorando ou des Julio de la Puerta, le tout complètement invalide.
Les bipèdes étaient Dámaso González, Manolo Sánchez, Óscar Higares.