15 décembe 2010
Cyberactions anti-corridas
Il existe sur le réseau social Facebook un groupe de pression, d'inspiration hollandaise, qui a pris pour nom : Ani Mail - Force Animal Intervention (F.A.I.). Il décrit son but comme suit :
Stratégie de cyberactions pour la défense des animaux de façon systématique et rigoureuse. Pressions sur les autorités gouvernementales de tous les pays, les ambassades, le législateur, les instances juridictionnelles, les administrations, les préfectures, les mairies et les politiques de toutes convictions politiques ou religieuses. ................................................... Ani-Mail n'est pas un groupe pour rire, ou pour passer le temps, mais pour sauver des vies, pour sauver des animaux en France, en Europe et dans le Monde entier. Votre action peut être décisive concernant le sort de ces animaux ! |
Ce groupe possède, toujours sur Facebook, un diverticule plus spécialisé dénommé STOP CORRIDAS
Il y a deux à trois mois, le Président de la République, plusieurs Ministres du précédent Gouvernement, divers élus et responsables politiques, de très nombreux taurins, dont les dirigeants de notre Fédération, ont été submergés par des milliers de mails, en provenance de STOP CORRIDAS..
Voir ici la source de cette "cyberaction".
Les mails, tous identiques, répercutaient la sempiternelle antienne que vous avez déjà entendue. Nous en donnons pourtant quelques extraits que nous nous autorisons à commenter, à l'encre rouge, au passage :
" -▼-----mail à copier à partir de là-----▼- Balise pour ne pas que les moutons s'égarent...
Objet : le sadisme de la corrida.
Madame, Monsieur,
Cette lettre s’adresse à tous les fans de corrida. Elle s’adresse en particulier aux maires des villes taurines, aux organisateurs de corridas, aux eurodéputés, aux responsables politiques de ce pays, à ceux qui soutiennent les corridas (sociétés ou associations) et aux aficionados divers.
Pour votre information et pour transmission à monsieur le président de la République ainsi qu’à madame Alliot-Marie, garde des sceaux, monsieur David Douillet et madame Roselyne Bachelot-Narquin ministre de la santé et des sports, tous et toutes fans de corridas...........................
Si vous êtes « fan » de corridas alors ceci vous intéresse ainsi que monsieur le Président de la République Française en particulier.
Les principales cibles sont les politiques, surtout ceux, y compris le Président, "en particulier", qui ont pu être aperçus dans les arènes ces temps derniers. Evidémment ils n'y étaient pas seuls et il faut bien mentionner aussi tous ceux qui les remplissent.
...........................
Cette France qui se vante d’être un pays civilisé et qui se targue volontiers d'être la patrie des droits de l'homme. Cette France politique qui légalise et cautionne une torture d’un autre temps sous le couvert d’une tradition locale. Oui, monsieur Sarkozy, ne le niez pas, vous êtes un fan de corrida. Savez-vous ce que c’est une corrida ? Savez vous ce que c’est un fan de corrida ? Nous allons vous l’expliquer.
La corrida est maintenant expliquée à Sarkozy !
...........................
Le déroulement du drame : En premier lieu, le picador enfonce une lance (jusqu'à trente centimètres de profondeur) et fouille la plaie, afin de cisailler le ligament de la nuque et contraindre l'animal à baisser la tête. Il ouvre ensuite la blessure en y plantant six harpons de quatre à sept centimètres : les banderilles. L'animal est enfin mis à mort, au mieux d'un seul coup d'épée mais c'est rarissime. Une épée plus courte et un poignard sont alors nécessaires pour porter les coups ultimes.
Et un certain public aime cela. Monsieur Nicolas Sarkozy, madame Alliot-Marie, monsieur David Douillet, madame Roselyne Bachelot et tant d’autres hauts responsables encore, aiment avoir le plaisir de voir tuer pour le plaisir. Que ce public ne le nie pas : Il aime la torture d’un animal.
Aimer la corrida, c’est aimer voir le spectacle de la souffrance d’un taureau, en jouir et s’en repaître. C’est prendre du plaisir dans la souffrance et la mort d’un autre être sensible prisonnier et sans la moindre possibilité d’en échapper. Aimer la corrida, c’est aimer le sang, la douleur et la mort. C’est un plaisir sadique, c’est du sadisme.
Se réjouir de la mort d’un taureau, dont les plaies pissent encore le sang de la vrille du picador, de l’estocade du matador, c’est du sadisme. Se réjouir de la mort d’un taureau dont la peau a été meurtrie, les chairs torturées, les poumons perforés, c’est du sadisme. Se réjouir de la mort d’un taureau dans les seuls buts de poursuivre une tradition barbare, de préserver une race condamnée à souffrir, de satisfaire un goût morbide, c’est du sadisme.
Il y a 66 ans, les nazis avaient ce comportement-là avec des hommes, des femmes et des enfants dans les camps de concentration. C’était une «tradition locale». C’était du sadisme. Il y a plus de 1700 ans, les Romains avaient ce comportement-là avec les chrétiens et les esclaves dans les cirques. C’était une «tradition locale». C’était du sadisme. Lors des corridas, «tradition locale» par excellence selon nos hommes politiques, nous retrouvons ce sadisme dans les arènes de Nîmes et d'ailleurs.
En psychanalyse, on définit le sadisme comme étant une perversion. Le sadisme est la recherche de plaisir dans la souffrance (physique ou morale) volontairement infligée à autrui et éventuellement à un animal.
Selon cette analyse, peut on considérer que le public des corridas est sadique ?
Sans conteste, oui !
Ce couplet sur le sadisme nous laisse bien évidemment de marbre.
Nous notons au passage la référence au nazisme qui est devenue un phénomène de mode et donc de rigueur, en matière d'arguments polémiques. Ni la Commissaire européenne, Viviane Reding, avec "la déportation des Roms", ni la future candidate, Marine Le Pen, avec "l'occupation musulmane" ne se sont privées de cet indigne amalgame.
...........................
Cette danseuse sans mérite qui tue un taureau déjà préparé avant le combat. Oui, ce que vous feignez d’ignorer monsieur Sarkozy et public sadique, c’est que ce taureau a subit, «dans les coulisses», un traitement de choc pour l’empêcher d’embrocher la danseuse ridicule :
Les yeux enduits de vaseline afin de le désorienter, usage en dose massive de tranquillisants, d’hypnotiques, et même de sprays paralysants (CS, moutarde ou autres). Pattes enduites d’essence de térébenthine, ce qui lui procure des brûlures insupportables, dans le but de l’empêcher de rester tranquille. Aiguilles cassées dans les testicules, dans le but d’empêcher le taureau de s’asseoir ou de s’affaler. Coton enfoncé dans les narines et qui descend jusque dans la gorge, dans le but de rendre plus difficile la respiration. Coups de pieds et de planche sur l’échine et sur les reins, pour ne laisser aucune traces. Les sabots limés, voire incisés, dans lesquelles on a enfoncé des coins de bois entre les onglons, sans oublier « l’afeitado ».
Oui, parlons-en de l’afeitado. Une pratique barbare qui consiste à scier à vif 5 à 10 cm de corne. Une opération qui dure une vingtaine de minutes et génère d’horribles souffrances pour l’animal enfermé dans un caisson où seules les cornes dépassent. Cette mutilation modifie la perception de l’espace pour le taureau. Tous les toreros réclament l’afeitado. En terme de douleur cette intervention reviendrait à nous scier une dent à vif… Les cornes sont ensuite poncées et éventuellement reconstituées avec de la résine. Nous avons les preuves vidéos de ce que nous avançons.
Pour finir, juste avant de rentrer dans l’arène, on lui laissera tomber une trentaine de fois des sacs de sable de 100 kgs sur les reins, après l’avoir immobilisé… Où est « l’honneur » du taureau amoindri par l’homme qui va l’abattre ? Où est le courage du toréador ? Où est le spectacle ? Où est l’art ?
Nous aurions pu nous dispenser de reproduire le sempiternel copié-collé qui précède : vaseline ophtalmique, gaz moutarde, aiguilles testiculaires, essence de térébenthine, coton nasal, reins brisés, onglons martyrisés ... L'imagination délirante n'a pas de limite !
Mais, pour parler vrai, reconnaissons que les anti font mouche quand ils dénoncent, comme nous d'ailleurs, l'afeitado. C'est une lutte sans merci que nous livrons à l'afeitado car il rendrait, s'il se généralisait, notre fiesta brava injustifiable.
C’est cela, gens du gouvernement, que vous cautionnez, c’est cela que la loi légalise, c’est cela que nous, défenseurs de la cause animale, nous combattons. Honte à vous mesdames et messieurs les politiques, honte au public sadique, honte à la France.
Sachez bien, maires et gens du gouvernement, que tant que la torture tauromachique ne sera pas abolie, nous continuerons à nous battre et nous n’abandonnerons jamais ! Nous demandons l’abrogation de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal. Cet alinéa, par exception à tout le reste de l’article 521-1, tolère les sévices graves envers les animaux s’ils sont commis lors de « courses de taureaux et combats de coqs lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être évoquée ».
( votre nom ) "
Comme il faut bien justifier le tout, vient, in fine, cette demande d'abrogation de l'alinéa 7 de l'article 521-1 du Code pénal, demande qui ne s'adresse bien évidemment qu'aux responsables politiques.
***
Cette cyberaction a fait flop bien sûr.
Cela ne nous empèche pas d'en tirer quelques enseignements :
"Sachez bien, maires et gens du gouvernement, que tant que la torture tauromachique ne sera pas abolie, nous continuerons à nous battre et nous n’abandonnerons jamais ! "
Cette tactique de harcèlements incessants arrive parfois à produire des illusions quand le contexte s'y prête, voir l'abrogation en Catalogne, voir comment les bobos envahisseurs de la côte d'azur et Mme Bardot s'imaginent orienter les événements de Fréjus.
A l'inverse, il est bien évident que ces grossiers flux cybernétiques antitaurins commencent à fatiguer prodigieusement leurs cibles. Avec une certaine ingénuité dans le fond, si ce n'est dans la forme, les anti de STOP CORRIDAS, comme d'autres anti-taurins, se plaisent à désigner de "sadiques" politiques ou peoples à la vindicte publique, photos à l'appui.
Il ne nous étonnerait pas que ce traitement n'aboutisse à l'effet inverse de ce qui est recherché et ne renforce les convictions taurines de ceux qui sont ainsi malmenés.
Le respect humain, c'était bon au siècle dernier, au temps où Jean Lacouture, comme il l'a avoué, cachait sa passion taurine quand il était à Paris tandis qu'il la vivait avec délectation à Bordeaux.
Aujourd'hui des homme politique de tous bords revendiquent leur appartenance à l'aficion et leur goût pour les cultures taurines.
C'est dans STOP CORRIDAS que nous avons puisé les images qui suivent et qui se veulent infamantes. De ces femmes et ces hommes chacun peut penser ce qu'il veut mais ils ont, au moins, le courage de se montrer taurins et d'apparaître dans des arènes. Quant aux commentaires dont ils sont victimes, cloués sur ce pilori virtuel, c'est affligeant de vulgarité, de grossièreté et d'abyssale bêtise ! Voir ici, par exemple, ce qui est infligé à Mme Béatrice Dalle, mais chacun des "coupables" se voit frappé par un traitement du même acabit.
Ces personnages calomniés par de pauvres imbéciles, nous les mettons, ci-après, à l'honneur !
![]() |
Au tableau d'honneur de l'aficion française |
![]() |
Tout ce qui suit figure sur STOP CORRIDAS, y compris la dernière image
![]() |
![]() |
![]() |
Jean-Louis Borloo |
Carole Bouquet |
Dominique Strauss-Kahn |
![]() |
![]() |
![]() |
Christine Bravo |
Henri Emmanuelli |
Béatrice Dalle |
![]() |
![]() |
![]() |
Guillaume Durand |
Victoria Abril |
Frédéric Mitterand |
![]() |
||
Ségolène Royal Nicolas Sarkozy |
||
![]() |
||
Jean-Claude Gayssot - Marc Blondel - Roselyne Bachelot - Alain Juppé,
|
||
Enfin, nous avons remarqué que notre fédération était souvent prise à partie par STOP CORRIDAS, comme on le voit en ciquant ici. Aussi, nous n'hésitons pas à inclure dans ce tableau d'honneur les individus, pour aussi abominables qu'ils soient, qui figurent sur cette image :
Le Bureau Fédéral élu en 2008 à Arles De gauche à droite : Xavier Duboudieu, Pierre Rougeot, Patrice Sifflet, Jean-Jacques Dhomps, Jean-François Coste, Yannick Jaoul, Roger Merlin, Guy Tanguy, Hubert Vaudoux. |
||