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Bandeau FSTF

8 mars 2010

C'est avec plaisir et intérêt que nous avons accepté de reproduire ici l'opinion sur "Orthez 2010"(1) d'un excellent aficionado béarnais qui représente assez bien le point de vue général de ceux de notre Fédération.

Nous espérons contribuer ainsi à appaiser une querelle stérile.

Même si l'auteur a modestement signé de ses initiales, beaucoup le reconnaîtront.
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(1) Voir les comptes-rendus que nous avons donnés de cet événement.



Mon opinion sur les courses du 25 juillet à Orthez

Beaucoup de choses ont été dites à propos des deux courses orthéziennes du 25 juillet 2010. Des reproches, des critiques, des erreurs, des encouragements, … des vérités mais aussi des mensonges.

Depuis deux ans, Orthez a choisi, sous la houlette de Xavier Klein et de la Commission taurine, une orientation clairement toriste. Cette nouvelle destinée émane d’un désir de mettre le TORO au centre de la course, d’en faire comme cela devrait être le cas dans toute les arènes l’acteur principal de la corrida. Quand on vient à Orthez, on vient d’abord voir, les toros, les Saltillo, les Dolores Aguirre pour ne citer que les élevages de la dernière temporada. Le toro recherché par les Orthéziens est un toro complet. Il doit être présent lors des trois tiers et pas uniquement lors de la faena. Le torito collaborateur d’un spectacle édulcoré n’a pas sa place ici.

La Commission parle beaucoup du toro, des origines, des encastes, de la bravoure, mais aussi de son combat,  de sa lidia. Cette lidia, propre à chaque toro commence par une mise en valeur lors du tercio de pique. La Commission taurine affiche la volonté claire et nette de revaloriser ce moment fondamental de la corrida.
La monopique si souvent rencontrée par ailleurs, n’a pas sa place ici. Un minimum de deux piques est exigé afin de bien observer le comportement de l’animal et notamment sa bravoure. Une communication sans ambiguïté, avec les maestros et leurs cuadrillas mais aussi avec tous les acteurs de ce tercio, va dans ce sens.

Les membres de la Commission sont également bien attentifs aux deux autres tercios car le toro complet ne se résume pas uniquement à son comportement au cheval. Par ailleurs, la vuelta accordée au toro en fin de course, si elle est méritée, tient compte du comportement de l’animal durant les trois tiers et pas uniquement de sa capacité à charger dans la muleta comme cela se voit, a tord, trop souvent dans certaines arènes.

Ainsi, cette mise en valeur du toro de combat donne à Orthez le respect de l’aficionado a los toros.
Le spectateur qui vient se divertir pour la corrida des fêtes ne peut pas forcément comprendre toutes les subtilités de la corrida. C’est pourquoi, la Commission travaille à l’éducation de ce public afin que chacun puisse saisir ce que doit être la corrida.

En ce qui concerne, les Présidences, bien quelles soient nommées par le Président de la Commission, elles gardent leur totale indépendance. Lors des discussions avec les membres, certains ont donné les grandes orientations mais la confiance est de mise et aucune pression avant, pendant ou après la course ne peut être ressentie.

Bien sûr en tant qu’organisateur la Commission taurine espère le succès pour valider sa politique taurine mais si succès il y a, celui-ci ne se fait pas artificiellement comme on peut le rencontrer dans le circuit mundillo-commercio-taurino.

Cela peut parfois déranger car, indépendante, la plaza orthézienne ne répond pas aux magouilles ou autres « omertas » qui peuvent exister entre les grandes empresas

O. B.