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22 avril 2011
La corrida de toros est inscrite à l'inventaire du Patrimoine Immatériel Français
En ce moment même, vendredi 22 avril 2011, 13h, dans les arènes d’Arles après la novillada non piquée, des représentants de toutes les composantes de l’Observatoire National des Cultures Taurines sont réunis autour de leur président, André Viard, accompagné du président de la région PACA, du maire d’Arles et de nombreuses personnalités du monde taurin.
Ce rassemblement est motivé par un point presse organisé par l’Observatoire. Le président André Viard y fait une annonce fondamentale pour l’avenir de la tauromachie française :
À compter de ce vendredi 22 avril 2011, la tauromachie est inscrite à l’inventaire du Patrimoine immatériel français.
La France devient ainsi le premier pays taurin au monde à accomplir cette reconnaissance.
C’est au terme d’un long et sérieux travail de préparation du dossier de demande conduit conjointement par l’Observatoire et l’Union des Villes Taurines de France que ce magnifique résultat vient d’être acquis.
Maintenant, la corrida est non seulement légale en France dans les régions de tradition taurine, mais elle constitue un patrimoine commun à sauvegarder et promouvoir. C’est une fin de non-recevoir absolue à ceux qui demandent son interdiction. Cet art de vivre qu’est l’afición a los toros est à respecter même par ceux qui ne le partagent pas puisque nous avons la chance de vivre dans une démocratie.
La Fédération des Sociétés Taurines de France est très fière d’avoir été associée aux travaux de l’Observatoire qui ont conduit à cette reconnaissance officielle de la corrida en France.
C'est un premier pas vers l'inscription au patrimoine de l'UNESCO, l'Espagne et les autres pays taurins ne vont pas manquer de suivre l'exemple de la France.
Il faut très soigneusement lire et approfondir la fiche d’inventaire qui s’obtient en cliquant sur le logo du Ministère de la Culture, ci-contre.
De cette fiche, nous extrayons, du dernier chapitre, le chapitre 4 intitulé "Mesures de sauvegarde", ce qui suit :
" La corrida est un spectacle vivant particulièrement fragile, soumis, sur le plan interne, à de
nombreux aléas pour exprimer toutes ses potentialités de beauté et d’authenticité : la qualité
des toreros, les réactions imprévisibles des taureaux, la compréhension du public…En France
les autorités municipales ont une responsabilité particulière pour faire en sorte que les
conditions objectives soient respectées, et notamment le règlement taurin. En outre les
collectivités locales subventionnent les écoles taurines, afin de susciter de nouvelles vocations
de professionnels et d’amateurs.
Dans cette action de soutien et de vigilance il convient de souligner le rôle de l’Union des Villes
Taurines de France (UVTF) et des clubs taurins, regroupés pour beaucoup au sein de la
Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF).
Le maintien de cette tradition dépend d’abord et surtout de la qualité de sa réception par la
communauté des aficionados en France, comme dans les sept autres pays taurins, et
notamment par les nouvelles générations. Elle sera vivante tant qu’elle suscitera une adhésion
avérée et délibérée de la part de cette communauté, et tant qu’elle conservera les conditions de
son authenticité dans les composantes et le déroulement du spectacle. ... "
Nous avons marqué en rouge ce qui nous concerne.
Si notre Observatoire, énergiquement conduit par André Viard, a obtenu une belle victoire avec cette inscription à l'inventaire immatériel, ce qui équivaut à une protection contre les hordes animalistes, il reste à protéger la corrida de l'intérieur.
Ici l'aficion française doit assumer ses responsabilités.
La FSTF, pour ce qui la concerne, continuera à défendre sans relâche l'éthique de la corrida et l'éducation des aficionados, comme elle le fait maintenant depuis plus de 100 ans.
Signé : Le Bureau de la FSTF
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Voir la vidéo diffusée par le journal "La Provence"