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10 novembre 2011
"Hénaurme" triomphe des taurophobes à Le Frêche (40) !
Nous copions ce qui suit du journal Sud-Ouest, nos commentaires sont en bas de page :

Mardi 8 novembre 2011 à 06h00 | Mis à jour le 8 novembre 2011 à 08h14
Par Jean-Louis HUGON
Le Frêche
Pas de toros à l'école
Le matador Thomas Dufau n'ira pas parler de corrida aux élèves de son village, sous la pression d'anti-taurins.
Thomas Dufau, matador de toros depuis cet été, était enchanté de retourner ce matin dans l'école communale du Frêche, qu'il avait fréquentée enfant, pour parler corrida et tauromachie aux élèves d'aujourd'hui. Comme ces petits de 8-10 ans, qui en majorité le badent depuis qu'il va devant les toros, il se faisait une joie de parler de son art et de sa carrière naissante aux petites têtes blondes.
Mais la pression de certaines associations anti-taurines en a voulu autrement. Ayant eu vent de cette idée, jugée « immorale » et ne « correspondant pas au programme scolaire », elles sont intervenues tout ce week-end sur les réseaux sociaux d'Internet en des termes loin d'être amicaux, et auprès de l'Inspection académique des Landes pour demander « l'interdiction de ce cours honteux ».
Une interdiction que la directrice de l'école du Frêche, Mme Dupouy, ne comprend pas. « Nous voulions donner aux enfants une vision plus nuancée de la corrida que celle apportée par le torero, témoigne-t-elle. En contact avec l'Alliance anticorrida et le Crac, nous avions prévu l'intervention d'un membre d'une telle association, et la diffusion de la chanson ''Corrida'' de Francis Cabrel. »
Finalement, sous la pression des anti-taurins qui ont aussi saisi le rectorat, tout le monde a fait machine arrière. Contacté par « Sud Ouest », l'inspecteur d'académie Jean-Jacques Lacombe veut surtout exprimer « la voix de la sagesse. Il est inutile d'enflammer une école sur un tel sujet, dit-il. On n'est pas dans un fondement pédagogique ».
La manifestation maintenue
Ce qui n'a pas découragé les anti-taurins. Ainsi que l'avait annoncé dimanche Anticorrida Landes, une amicale d'une trentaine de membres qui se seraient groupés spontanément, la manifestation prévue ce matin devant l'école communale, de concert avec la fondation Brigitte-Bardot, le réseau Animavie et l'Alliance écologiste indépendante, est maintenue.
La directrice de l'école du Frêche « déplore qu'au contraire du principe démocratique, on permette ainsi à un groupe exerçant pressions et menaces d'empêcher les gens et les élèves de travailler. »
De son côté, Claire Starozinski, présidente de l'Alliance anticorrida, trouve « inadmissible que le débat n'ait pas lieu, puisqu'on allait pouvoir, comme l'avait demandé le ministère de l'Éducation nationale en 2008, dans un courrier au recteur d'académie de Bordeaux, « s'assurer que les opérations menées dans les établissements scolaires autour de la corrida soient exemptes de tout prosélytisme et qu'elles puissent réunir les différentes associations œuvrant dans ce champ. »
L'occasion de mener ce débat dans le champ scolaire est donc manquée. Ou seulement reportée à une date ultérieure ?
Et voici la suite :

Les manifestants présents hier matin devant l'école. PHOTO P. BATS
N.D.L.R. : Leur leader apparent, au centre, exhibe avantageusement sous son bras ce qui ressemble à un dossier, saurait-il lire ?
Un peu crispés, ils se cantonnent dans un endroit discret à l'ombre des gendarmes. Imaginons que les enfants, très inconditionnels de Thomas Dufau, leur condisciple et copain à peine plus âgé, n'aient pas été consignés à l'intérieur de l'école par le Maire et l'Institutrice !
Comment les amis des bêtes ont-ils courus de tels risques en semblant avoir oublié, ce qu'ils savent pourtant si bien expliquer, que ces enfants sont déjà irrémédiablement sadiques, tortionnaires et assoiffés de sang en raison de l'imprégnation taurine locale dont ils sont victimes. La paisible maréchaussée aurait-elle suffi à éviter le carnage ?
Mardi 8 novembre 2011 à 15h27
Par Pierre Sabathié
Ce matin, neuf manifestants représentant des associations anti-taurines se sont regroupés devant l'école du Frêche.
Ils tenaient à revendiquer leur opposition à une conférence dans l'établissement qui devait accueillir le torero Thomas Dufau, originaire de la commune, pour échanger avec les enfants sur la tauromachie.
Conférence qui a été annulée hier.
Le maire du Frêche, Georges Dumon, est allé à la rencontre des manifestants. « Chacun a exprimé ses doléances, ils n'étaient pas virulents. Je leur ai dit qu'ils n'avaient pas compris l'intérêt et le but de cette rencontre. Ils sont restés campés sur leur position, et puis sont rapidement partis », explique le maire.
Les gendarmes de Villeneuve-de-Marsan étaient présents sur les lieux pour prévenir d'éventuels débordements.
Les enfants sont restés dans la classe le temps de la manifestation. Par mesure de précaution, ils ne sont pas sortis à l'heure de la récréation du matin. « Il n'était pas question de se donner en spectacle devant les enfants », ajoute Georges Dumon.
Nos commentaires
Le résultat final est une "hénaurme" victoire des taurophobes !
Le mardi 8 novembre 2011, alors que leurs instances avaient déjà réussi à faire interdire une pédagogique confrontation entre le jeune matador Thomas Dufau et l'ancienne gloire du mouvement anti taurin, Claire Starozinski, désormais notre alliée objective, neuf matamores sans cervelles ont réussi à priver de récréation les enfants de l'école communale de Le Frêche. Quel exploit !
Une fois de plus cette chute finale couvre les anti de ridicule. Mais nous aurions tort de sous-estimer leur profonde nocivité.
Notre école laïque et républicaine tombera-t-elle à la merci de groupuscules terroristes qui prétendent dicter leurs lois et imposer leur inculture ?
Voici qu'à neuf, seulement armés de pitoyables pancartes, ils suffisent à mobiliser la gendarmerie et à perturber la tranquillité d'une paisible école villageoise. Est-ce tolérable ?
Et dire qu'en 1982, quand la corrida ne figurait pas encore à l'inventaire de notre patrimoine culturel, l’Education Nationale la considérait néanmoins, alors, comme un objet de culture !
Revenir à ce que nous rapportions, ici même à ce sujet, le 23 octobre 2007.
Il est évident que, pour notre part, nous ne nous laisserons pas terroriser. Nous sommes plus que jamais déterminés à défendre notre identité cullturelle et la liberté de la transmettre à nos enfants.
Prendre connaissance de la lettre ouverte que l'ONCT, dont notre Fédération s'honore de faire partie, vient d'adresser à l'Inspecteur d'Académie des Landes. Cliquer ici.
Pour la FSTF :
Jean-Jacques Dhomps