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Becerrada
du samedi 1er septembre à 15h30
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Six vaches (de moins de deux ans, pas de mise à mort)
de José Marcuello Fandos ( Encaste Santa Coloma ) dont
quatre toréées par Cayetano Ortiz (de l'école taurine
de Béziers), Steven Groux (de celle d'Arles), Kévin
Oden (de celle d'Hagetmau) et Maxime Curto (de celle
de Nîmes). Je ne suis pas sûre de ne pas estropier les noms
de ces jeunes novilleros, qu'ils me le pardonnent !
....... Une 5° vache fut offerte
à Cayetano, jugé le meilleur par la présidence, pour le récompenser.
....... Une
6° fut toréée par Stéphane Fernandez Meca.
....... Le lot était intéressant,
les vaches un peu faibles mais compliquées et dangereuses, ce
qui donna du fil à retordre aux jeunes et même au maître ! La
3° cependant fit preuve d'une extrême noblesse.
....... Commenté du callejón par
Stéphane Meca, c'était très intéressant et enrichissant. Merci
beaucoup à tous !
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Voir
reportage vidéo de CorridaTv
Novillada
sans picador du dimanche 2 septembre 11 h
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Quatre novillos
du Lartet (Paul et Jérôme Bonnet) pour Marc Antoine Romero de
l'école de Nîmes et José María Arenas García de l'école taurine
d'Albacete.
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Il fait très
beau, environ un millier de spectateurs sur les gradins.
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Le premier novillo, n° 118, Vallador, 16 03 05, un peu vizco,
tape très fort dans la barrière à plusieurs reprises. Marc
Antoine Romero l'intéresse à sa cape. José María Arenas
intervient et exécute deux ou trois fois cette passe très virevoltante
et très spectaculaire qui s'appelle zapopina. Les deux
novilleros se partagent les banderilles et y sont applaudis.
Marc Antoine dédie son novillo au public. Le novillo montre
de la faiblesse et tombera plusieurs fois. Toréer sur la corne
droite était plus facile que sur la gauche. Il fallait toréer
avec soin. J'étais placée au dessus des capes et j'entendais
très bien les excellents conseils que, du callejón, David
Romero donnait à Marc, en français : " Croise-toi, avance
la jambe, penche toi vers le toro, " toque ", bien !, après
le pecho prend de la distance et laisse-le respirer… " C'était
très intéressant. En passant vilainement loin du taureau Marc
Antoine a la chance de planter une épée à peine un peu basse
et efficace. Le public demande et obtient l'oreille.
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José María
Arenas García fixe bien le novillo dans sa cape. Il tombe
avant l'épisode des banderilles. José María offre la deuxième
paire à Marc Antoine et les deux garçons sont applaudis. Le
novillo est dédié au public. Les premières passes sont provoquées
de loin mais le petit novillo est très vif et se retourne de
plus en plus vite. José María ne se croise pas trop et a du
mal a allonger et terminer les passes. Au cours de molinetes
un peu brouillons, il se fait bousculer, renverser et clouer
au sol entre les deux cornes suffisamment écartées, heureusement
! Il se relève un peu piétiné mais indemne. Avec courage il
plante un tiers d'épée très bien placée. Un avis est sonné.
Le descabello est réussi au deuxième essai. José María fait
le tour de piste sous les applaudissements du public.
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Le n° 110,
Chocolate, chatâin listón, 13 03 05, est plus gros que les deux
précédents. Il est très actif mais très noble, excellent. Marc
Antoine a un peu de mal à calmer sa fougue à la cape. Il
plante trois paires de banderilles, la dernière étant la meilleure.
Il dédie son novillo a Hervé Galtier qui a été l'un de
ses professeurs à l'école de Nîmes. Il commence par de très
bonnes passes de la droite et poursuit par de belles naturelles
longues et bien terminées. Il profite toujours des judicieux
conseils de David. La faena se poursuit très bien. Entre deux
séries, le sévère Marc Antoine, très concentré jusque là, se
permet de regarder le public et d'esquisser un sourire. Il termine
par des molinetes en série. L'estocade est portée cette fois-ci
avec rectitude, mais l'épée tombe en avant et un peu trop verticale.
Elle ne sera pas concluante, ce que n'aime pas le public. Le
novillo résiste à la mort avec beaucoup de caste. La présidence
fait sonner un avis. Le deuxième descabello fonctionne. Le novillo
est très applaudi et le novillero fait une vuelta très encouragée
ce qui était bien le minimum.
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Le quatrième novillo, n° 111, Fuego, 29 03 05, colorado, ojo
de perdiz, avec des cornes dirigées vers le bas, subit une petite
chute, puis se montre assez désagréable dans la cape de José
María. La première paire de banderilles est correcte, la
deuxième est à corne passée et la troisième est un violín qui
tombe comme presque toujours un peu sur le flanc. Je ne comprends
pas le succès de ces violíns que je trouve le plus souvent très
vulgaires. Dans les banderilles, j'apprécie la sobriété et la
précision. Le novillo est offert au public. Il se montre couard
et le plus compliqué des quatre. Il prend assez rapidement la
direction des opérations. Il raccourcit sa charge, bouscule
José María, lui " monte dessus ", comme j'entends dire, et l'entraîne
toujours vers la barrière où il a pris querencia. José María
tente de se bagarrer avec courage mais échoue chaque fois qu'il
essaie de le ramener au centre. Estocade entière et basse. L'oreille
du public est accordée.
....... Le président sort le mouchoir
bleu et la dépouille du taureau est traînée dans une vuelta.
Je suppose que le président a voulu ainsi rendre hommage à l'ensemble
du lot. Mais si un novillo devait faire la vuelta c'était bien
le troisième et non le quatrième. Jérôme Bonnet fera
la vuelta, lui aussi, avec José María Arenas García.
....... Le prix du vainqueur sera
accordé a José María Arenas García ce qui m'a surprise.
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Un bon lot de novillos, des novilleros qui s'appliquent,
une non piquée très intéressante.
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Voir
le reportage vidéo de Corrida Tv
Novillada
du dimanche 2 septembre à 17 h
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Six novillos de Coquilla de Sánchez Arjona pour Alberto
Lamelas, Joselito Adame, Julien Dusseing " El Santo "
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Il fait très beau, les arènes sont pleines !
....... Alberto Lamelas remplaçait
Ruben Pinar blessé.
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Les " Coquillas " étaient de bon gabarit et montraient
de petites cornes mais j'ai entendu dire que c'est souvent le
cas dans cet élevage. Ces cornes se sont souvent ébréchées mais
les novillos ont tapé tellement fort dans les barrières ! A
part ça, ils ont été vaillants, infatigables, nobles et vifs,
tous ont poursuivi les novilleros jusqu'à la barrière lors dela
pose des banderilles. Je ferai un seul petit reproche : de la
faiblesse qui apparaissait après les première piques et en ont
limité le nombre. Mais ils se dépensaient tellement en tapant
!
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Alberto Lamelas, vermillon et or, va s'agenouiller
devant la porte du toril pour recevoir le premier. Il s'agit
du n°69, Trilero, né 02 04. Il sort à petit pas puis s'élance
violemment sur la cape qui tournoie comme une flamme autour
du novillero agenouillé. C'est réussi et applaudi. Le novillo
qui est sorti à petit pas, je l'ai dit, s'échappe de la cape
de Lamelas pour se ruer avec fracas sur la barrière et les burladeros.
Tous auront le même comportement, sortie très lente puis charges
violentes. La première pique est bien placée, bien poussée,
sévère. L'animal court en prendre une seconde mais ses forces
le trahissent et il s'effondre sous le cheval. Adame intervient
à la cape.
....... Chacun des novilleros plante
les banderilles. Ils le font comme il faut, Lamelas si près
des cornes qu'elles le touchent.
....... Il offre le novillo au
public. Ce novillo paraît essoufflé et laisse entendre une respiration
très rauque. Mais il répond à tous les " cites " avec vaillance
et suit bien la muleta presque trop nerveuse d'Alberto. Il le
bouscule au cours des manoletinas finales. Une vilaine première
épée dans le flanc, deuxième épée entière un peu tombée.
....... Une petite minorité du
public demande l'oreille, elle n'est pas accordée.
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Le n°75, Chulafón, 02 04, est pour Joselito Adame,
bleu roi et or. Ce sera le plus léger du lot. Ses petites cornes
fines sont très jolies. Il se retourne très vite dans la cape.
Il pousse bien sur une première pique, en prend une seconde
légère. Joselito donne de belles gaoneras.
........ La première paire de banderilles
est pour " El Santo " pas trop mal, la seconde pour Lamelas,
assez bien, la troisième pour Adame, très bien.
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Joselito offre la mort du novillo au public. Ce novillo
va se montrer excellent et infatigable. Le novillero trouve
tout de suite la bonne distance, s'accommode très bien de la
vivacité de l'animal et nous régale de superbes passes sur les
deux côtés. Bonne estocade engagée et contraire. Le novillo
meurt avec caste.
....... Deux oreilles pour Joselito
et tour de piste pour la dépouille de l'animal. Le fils de l'éleveur
est invité à saluer.
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Le n°62, Concetero, revient à Julien Dusseing " El Santo
", nuit noire et argent. Il pousse bien sur une première
pique et en prend une seconde un peu symbolique. Lamelas intervient
par afaroladas à genoux.
....... Aux banderilles, Lamelas
bien, Adame impeccable, " El Santo " termine par un violín qui
tombe très en avant, sur le côté du morrillo.
....... Le novillo est dédié au
public. Il a une charge assez désordonnée et " El Santo " toujours
mal placé, jamais croisé, aggrave le défaut. Ça va de plus en
plus mal, mais l'estocade est splendide, entière et contraire.
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Alberto Lamelas va encore attendre le n°67, Fondeado,
mieux armé que les autres, a porta gayola. Il poursuit sous
les bravos par largas afaroladas à genoux. Les piques sont très
mal conduites. Le picador passe sa pique à côté du novillo qui
pousse sur le caparaçon. Le picador ne parvient pas à s'en dépêtrer
et tombe avec le cheval quand le novillo se retire. Il est très
mal mis en place pour la deuxième pique encore complètement
ratée. Le novillo semble pouvoir se passer d'un châtiment plus
fort et le président, en accord avec le novillero, fait sonner
le changement. Adame donne de jolies chicuelinas et les interrompt
par une revolera.
....... Alberto va poser trois
paires de banderilles tricolores, comme notre drapeau. Vive
la République ! La première paire, à corne passées, dans le
flanc, la deuxième à peu près correcte, la troisième est un
quiebro, avec banderilles courtes, loupé.
....... Le novillo est dédié à
Stéphane Fernandez Meca. Novillo violent qui sur un coup
de tête casse l'épée postiche. Le travail est heurté et superficiel.
Pour moi c'est courageux mais… bof ! Manoletinas bousculées.
Une première épée dans le flanc, une deuxième à la limite du
bajonazo. Pourtant, l'oreille est demandée et accordée.
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Le n°66, Chalanero, 02 04, sort avec une particulière lenteur
puis, bien sûr, tente de démonter les arènes. Joselito Adame
le capte et le calme par une série de véroniques en tablier.
La première pique est vilainement " pompée ". Le novillo en
prend une seconde sans pousser. Joselito l'entraîne dans une
série de trois zapopinas très acclamées.
....... Il pose trois paires de
banderilles excellentes. Il dédie le novillo à l'éleveur, Mr
Sánchez Arjona. Et çà repart pour un très joli travail
! Joselito montre les qualités du novillo en l'appelant de loin
puis l'enroule dans des séries sur les deux côtés et, en particulier,
dans de très belles naturelles. L'estocade sera en bonne place
mais pas efficace tout de suite. Un avis se fera entendre. Le
descabello est réussi. Une oreille très fortement demandée est
accordée. Si la mort avait été plus rapide, il en aurait peut-être
obtenu deux.
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Le n° 74, Trabiquero, 02 04, sort lui aussi lentement mais est
le seul à ne pas taper dans la barrière. Il se défoule pourtant
sur une première pique où il pousse sur le cheval jusqu'à le
coller contre la barrière. Après cet exploit, il refuse de prendre
une deuxième pique. Tellement que novillero et président tombent
d'accord avec lui, le deuxième tiers est sonné.
....... "El santo"
pose la première paire de banderilles à cornes passées, la deuxième
est correcte et le violín final à peu près correct.
....... Au cours de la faena, il
va mieux se placer, moins reculer, parfois se croiser. Je le
sens en confiance et il va réussir trois naturelles parfaites.
Ce qu'il nous a montré de mieux ce soir. L'épée est un peu en
avant et sur le côté mais efficace. Applaudissements.
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Joselito Adame gagne le prix du meilleur banderillero.
Il fait le tour de piste, porté a hombros, en compagnie du mayoral.
....... Gabin Rehabi, picador
d'"El Santo", remporte le prix de la meilleure pique.
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Je viens d'assister à une novillada captivante de bout en
bout que je n'oublierai pas.
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Je me suis bien régalée tout au long de
ces deux jours.
....... Bravo au Club
Taurin de Rieumes !
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Voir
le reportage vidéo de Corrida Tv
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Post Scriptum : Ce dimanche, vers 4 heures de l'après
midi, je suis allée prendre une photo de la maigre troupe
d'antis-corrida en déroute, maintenue au centre ville
par la police. Voici ce que ça donne :

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