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11
h - Novillada sans picador
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Temps ensoleillé, du vent. 1/6e d'arène.
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Les 6 novillos
des Héritiers de François André étaient bien présentés
pour une non piquée : de la tête et du trapío. Tous gris
ou blanc, ils auraient mérité un petit coup de jet d'eau le
matin de la course afin d'enlever leurs déjections qui les rendaient
plutôt verts ou jaunes...
....... Au moral ils affichaient
une réelle noblesse : charges longues, envie de répéter, humiliant
bien le tout avec une certaine allégresse. Supérieur les 1,
3, 4 et 6, faible le 2 , compliqué le 5. A noté les cornes du
3 qui saignaient abondamment, lamentable…bilan : 3 arrastres
applaudis et vuelta au dernier.
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José María
Arenas (Albacete) ne su pas endiguer la caste vive de ses
nobles adversaires : pechos accrochés, naturelles en
reculant, épées mauvaises.
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Andrés Rocha
( Portugal) fut vaillant, bon à la cape, élégant, il perdit
les trophées aux épées.
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Thomas Joubert
" Tomasito " (Arles) fut de loin le meilleur. Il nous gratifia
des seules passes "templées" de la matinée à la cape
comme à la muleta à son premier et donna une leçon de domination
au centre de l'arène à son dernier. Coupant à chaque fois une
oreille. Un seul bémol une odieuse épée dans le cou de son dernier
adversaire…que l'on mettra sur le compte de l'apprentissage
!
17
h - Corrida de Los Bayones
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Six toros
de Los Bayones pour Curro Diaz, César Jiménez, Mehdi Savalli.
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Beau temps, une demi-arène. Raymond Juan préside,
Bruno Lupérini et Robert Chay l'assistent.
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Les Bayones homogènes, annoncés de 500
à 530 kg, pas trop mal cornés, étaient, à l'exception
du premier compliqué et du quatrième trop faible, bons pour
les toreros. Chacun prit deux piques. Le sobrero d'Escudero
de Cortos, brave et noble, fut probablement le taureau de
l'après midi.
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Curro Diaz,
rose et or, auteur de quelques très jolis gestes, n'est pas
favorisé par le sort.
....... Il reçoit le premier, Ganaflero,
n° 30, 12 02, 530 kg, noir, assez bien présenté, qui donne de
violents coups de cornes dans la cape. Bonne poussée lors d'une
première pique pompée et "carioquée", rechargée. Deuxième pique
dans le même style. Bonne entame à droite, suit une belle série
à gauche interrompue par une petite voltereta. Le taureau finit
mou et imprévisible. Un pinchazo, une superbe entière
en bonne place. Mort longue, puntilla à répétition, salut
au tiers, taureau applaudi.
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Le quatrième,
Cantino 1, n° 11, 09 03, 500 kg, negro entrepelado salpicado,
armé large, pousse sur une première pique, et s'agenouille lors
d'une deuxième plus brève. Curro Diaz travaille ce taureau
trop faible avec beaucoup d'application et sans émotion. L'animal
finit sans charge … Belle épée qui couche le taureau sans autre
recours. Salut au tiers, taureau sifflé.
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César Jiménez, bleu et or, voit Cantino 2, le premier
animal qui lui était destiné retourner au toril pour boiterie.
Vient un sobrero d'Escudero de Cortos qui se casse
une corne, deuxième mouchoir vert.
....... Sort alors celui de Los
Bayones qui aurait dû apparaître en cinquième position, Magnifico,
n° 72, 02 03, 560 kg, negro bragado meano, cornigordo.
Il sort seul d'une première pique et en prend une seconde plus
longue. Quite de Mehdi par navarraises. Banderilles rapides.
....... Le taureau ferme la bouche
et se montre dispos pour une longue faena. Il part de
loin répète noblement et César s'engage dans un exercice très
classique et de bon goût même s'il peut y manquer un petit zeste
de vibration de part et d'autre. Bonne estocade a un tiempo,
oreille, applaudissements au taureau.
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En cinquième position, à la place du précédent initialement
prévu, César Jiménez recevra le deuxième
sobrero de Escudero de Cortos (Asociación) n° 69, 540
kd, noir, correctement présenté. Au cours de cette première
confrontation, César cherche plus à étudier et juger l'animal
qu'à se mettre en valeur. Celui-ci pousse droit et fort sur
une première pique " pompée ". Il en reçoit toujours avec bravoure
une petite seconde. La cuadrilla banderille rapidement.
....... Le taureau a du moteur
et est noble à souhait, presque fade. Entame au centre par enchaînement
spectaculaire de derechazos à genoux. La suite est un plaisir
pour les yeux et peut s'assimiler à quelque exercice de clavecin
bien tempéré : goût, " temple ", mesure et élégance, cadences
maîtrisées, changements de main délicats et bien venus, pures
naturelles, circulaires irréprochables… Il n'y a rien à jeter.
Si seulement il y avait eu un peu plus de sentimiento
et d'émotion ! Deux pinchazos suivis d'une entière légèrement
desprendida réduiront la récompense à une oreille.
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Il ne restait
plus à Mehdi Savalli, fuchsia et or, que le rôle du faire
valoir. Son premier adversaire est Cantinillo, n° 69, 07 03,
520kg, noir, bien armé. Il le reçoit par largas de rodillas,
poursuit par de puissantes véroniques, le conduit à la pique
par chicuelinas marchées. Le taureau pousse fort sur
une première pique bien maintenue. Mehdi demande le changement
mais le président laisse donner un deuxième petite pique. Deux
premières paires de banderilles correctes, alternées sur les
deux côtés. Un violín " explosé ", les deux banderilles
par terre, un deuxième violín à peu près.
....... Début à la barrière, suite
au centre avec un animal noble et fade. Cette candeur permettra
à Mehdi de terminer par un numéro dans les cornes qui chauffera
le conclave. Le grand bajonazo final exacerbe les bravos
! L'oreille du public est indiscutable mais très courageusement
le président n'accorde pas la deuxième.
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Oreanito, n°
48, 07 03, 520 kg, noir présente une armure relativement modeste,
il freine dans la cape de Mehdi et pousse tète haute
sur la première pique. Il partira de loin pour prendre la seconde
mais donnera quelques signes de faiblesse. Bon quite
de Mehdi, qui est en progrès à la cape, par chicuelinas
interrompues par une demi-véronique. Passons sur un très médiocre
tercio de banderilles.
....... Le taureau est noble à
la muleta et la première partie de la faena est bonne.
Muleta basse, Mehdi, pèse sur le toro. Hélas ! comme
Zorro, la musique arrive tardivement, quand on ne l'attendait
plus et Mehdi repart pour un prolongement qui n'en finit plus…
Sourire aux dents blanches et yeux dans les gradins, il torée
sans retenue un public complice. Le taureau est pratiquement
absent des débats… tandis que, pour sa part, le président a
oublié son chrono… Un mete y saca, trois pinchazos et enfin
una media lagartijera tempèrent l'enthousiasme populaire
et enlèvent tout espoir d'oreille.
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Les
trois matadors sont applaudis. César Jiménez sort a hombros.
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Cette course
ne marquera pas les annales mais fut relativement agréable
à suivre.
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Voir
le reportage vidéo de Corrida Tv
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