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11h
- Novillada sans picadors
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Temps ensoleillé.
1/6e d'arène.
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Les 6 novillos des héritiers de Christophe Yonnet
étaient bien présentés et surtout charpentés, fins et hauts.
Pratiquement âgés de trois ans, ils auraient pu sortir avec
des picadors. Ils furent présents en piste et souvent dangereux.
Les 2, 3 et 6 furent les plus nobles, le 4 impossible et les
1 et 5 difficiles.
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Les jeunes
adversaires du jour, comme les cuadrillas furent en dessous
de la caste et du physique des taureaux arlésiens. Pas un ne
planta les banderilles, ils tuèrent mal.
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Miguel Navarro passa sa matinée complètement dominé,
à sa décharge il hérita d'un assassin ( le 4 ) qui cherchait
l'homme par de violents coups de tête.
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Antonio
Manuel Bravo nous fit surtout entendre sa voix à défaut
de nous montrer un quelconque détail de toreo.
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Daniel Palencia fut le moins mauvais, profitant de la
noblesse de son dernier opposant, blessé à l'antérieur droit
qui passait bien à gauche, pour couper la seule oreille du jour
après une épée entière, tombée et efficace.
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Pour résumer
les deux novilladas, celle d'hier et celle d'aujour d'hui, le
bétail français fut solide, intéressant et varié. L'arlésien
" Tomasito " poursuit son bonhomme de chemin en non piquée.
En ayant incontestablement été le triomphateur de ces courses
matinales, il démontre que les espoirs placés en lui bénéficient
toujours d'une excellente côte.
17
h - Corrida concours
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Deux tiers d'arènes beau temps avec quelques rafales
de vent.
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Six toros
délevages differents pour Denis Loré, Juan José Padilla,
Francisco Javier Sánchez Vara.
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Cette corrida concours, particulièrement mauvaise sensu stricto,
restera dans toutes les mémoires grâce à un très grand manso
de Miguel Zaballos, un grand André Floutier " Fritero
" et un immense Denis Loré.
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Une fois remplacés
les Atanasio Fernández, Fraile, Coquilla, initialement
annoncés, le défilé des toros s'est déroulé
comme suit :
....... 1) Le El Sierro
se casse la corne durant les piques et est remplacé par un Santafé
Martón pratiquement invalide.
....... 2) Le Santafé Martón,
hors concours, sans caste, sans bravoure, sans force.
....... 3) Le vieux Valverde
(né 12 01, soit 5 ans et 9 mois) petit et gras,540 kg, large
encornure, deux piques sans relief, mou et noble, le moins mauvais.
....... 4) Le Miguel Zaballos,
un manso de gala mais le seul toro de la tarde
!
....... 5) Le Tardieu, petite
illusion à la pique mais plus rien à la muleta
....... 6) Le Gallon, mauvais
d'un bout à l'autre.
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Denis Loré
n'avait pas grand chose à tirer du sobrero de Santafé
Martón. Il le torea sobrement et dignement avant de s'en
débarrasser sans conviction d'une épée basse.
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Quand son deuxième taureau, le Zaballos, 04 03, noir
bien armé, freina sans sa cape et donna ses premiers signes
de mansedumbre, il était permis de penser que le malchanceux
Denis était encore et comme toujours devant un animal
impossible. C'est à la pique que ce dénommé Escudero, noir,
550 kg, joli et bien armé, montra sa farouche violence de manso
con caste. " Fritero ", d'abord hué quand
il franchit les lignes, amena son cheval dans tous les terrains
de l'arène à la poursuite d'un adversaire qui s'échappait dès
que la pique le menaçait. Avec une admirable autorité, il lui
imposa néanmoins quelques brefs puyazos de qualité au
centre. Le versatile public qui avait fini par comprendre, tant
la démonstration était lumineuse, ovationna très chaleureusement.
....... A la muleta, ce taureau
insuffisamment piqué, mobile, avisé et brutal dans des charges
terribles, était le prototype de ceux que matador et public
s'accordent pour juger intoréables et à expédier dans les plus
brefs délais. ¡ Mata lo ! ¡ Mata lo !
....... Mais c'était l'avant dernière
corrida d'un homme d'honneur. Denis mit en avant jambe, cœur
et muleta. Il réussit à tirer, tant à droite que sur l'assasine
corne gauche, des passes dont chacune était un exploit absolu,
sans jamais reculer, sans jamais céder à l'animal assassin le
pouce de terrain par lequel il se serait engouffré. Pour terminer,
une estocade à la racontre volontairement provoquée,
avec épée contraire jusqu'à la garde. Mort tardant à venir nécessitant
deux descabellos. Une seul oreille, mais de quel poids
!
....... Torero !
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Juan José
Padilla se défit assez sobrement ( une fois n'est pas coutume
! ) et relativement décemment du Santafé Martón insipide
et du Tardieu sans aucune charge.
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Francisco
Javier Sánchez Vara hérite d'abord du petit gros et vieux
Valverde qu'il torée bien de cape. Cet animal pousse
mollement sur une première pique dont il sort pour recharger
brièvement, puis en prend une petite deuxième.
....... Après un brindis
à Eric Cantona, Francisco Javier entreprend une faena
de qualité, essentiellement droitière, bien conduite et bien
" templée ", réussissant à améliorer un
animal qui n'avait rein d'évident au départ. Excellente
estocade portée avec foi et en bonne place. Le taureau meurt
debout avec caste. Une oreille. Applaudissements au taureau.
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Le dernier taureau, le Gallon parvint au dernier tiers
complètement arrêté. Sánchez Vara dut se résoudre à abréger
et en termina par une épée profonde légèrement tombée et plate.
Palmitas.
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Très logiquement, aucun prix ne distingua un taureau.
Pareillement le
prix au meilleur picador ne fut pas décerné, pourtant
la lidia de " Fritero " méritait d'être
mise en valeur, ne serait-ce qu'à titre pédagogique.
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Voir
le reportage vidéo
de
Corrida Tv
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