| Il
est toujours intéressant de comparer les points de vue de deux excellents
aficionados : I PREMIERE
CORRIDA DE FERIA BEZIERS
....... Au cartel, Julián López
"El JULI", José María MANZANARES, Julien MILETTO - Toros
de Victoriano del Rio qui, détenant plusieurs fers, a fait sortir des " Domíngo
Hernández " et " toros de Cortes ". .......
Moyennement présentés, exagérément lourds pour des toros d'ossature DOMECQ, sans
caste, ni poder. Justifié donc, le peu d'enchantement des spectateurs avisés à
la sortie des arènes. .......
Le premier toro sort légèrement bizco et sans force. El Juli lui réserve
le minimum au capote. Puis, par des mises en suerte approximatives, il amène par
deux fois le toro au cheval pour deux très petites piques sans engagement. Deux
paires de banderilles tout aussi hésitantes. .......
A la muleta, il débute par une série de doblones dont on se demande l'utilité,
puis série à droite et à gauche de profil en accrochant la muleta. Une entière,
ce qu'il sait bien faire, conclue une faena a minima. .......
Son quatrième sort cornicorte avec plus de force. Le maestro aguante, lui sert
une série de véroniques bien dessinées et la hiérarchie s'inverse rapidement.
une seule pique sans grande opposition et beau quite du Juli avec une série de
chicuelinas. Trois paires de banderilles dans le berceau, la cuadrilla suit le
maître ! Brindis au public. ....... El Juli se
croise, débute à gauche et enchaîne à droite une série alternée de naturelles
et derechazos. On apprécie le double toque qui donne du rythme et soumet le toro
à la vitesse maîtrisée du leurre. Le maître a parlé. Réponse : deux oreilles sur
le sable après une entière légèrement tombée. .......
José María
MANZANARES hérite d'un premier toro plein d'énergie. Il s'arrime et ne
lui concède aucun terrain. Une pique correctement donnée et une deuxième rencontre
en levant le palo. Trois paires de banderilles sérieuses posées par la cuadrilla.
....... La faena de muleta principalement droitière
est alternée de bonnes séries bien croisées et d'autres trop profilées. Une épée
entière légèrement tombée et silence justifié du public. .......
Son deuxième est mal présenté,
faible et hésitant. MANZANARES le traite comme il se doit avec beaucoup de précaution.
Une très petite pique applaudie par un public qui ne comprend toujours pas l'importance
des piques ! Le maestro brinde le toro au public et lui signifie ainsi sa volonté
d'insister et de tenter une faena à ce toro insipide. Il confirme avec des séries
à mi hauteur, donne du temps et de l'air à ce pseudo fauve qui tient péniblement
sur ces quatre pattes. Il n'y a rien eu d'esthétique dans cette faena, mais du
savoir faire, de la stratégie et de la volonté. Deux pinchazos et une entière
avec sincérité. Le public n'a manifesté aucune compréhension à la volonté de MANZANARES,
d'honorer son contrat. Piètre public ! .......
Julien MILETTO est mis
en difficulté par son premier toro bien présenté, veletto et fougueux, mais il
s'arrime et reprend la direction des opérations. Une pique et une deuxième rencontre
après de bonnes et élégantes mises en suerte. La cuadrilla le suit dans sa volonté
de bien faire et pose tois paires de banderilles de bonne facture. .......
MILETTO brinde a CANO, le célèbre photographe, et s'engage dans une faena soutenue
par de bonnes séries à droite et à gauche maintenant dans le chiffon son toro
qui finit difficilement. Une entière et une oreille méritée. .......
Son deuxième n'est pas beau, cornicorte, mais plus puissant que son premier. Il
s'emploie à la cavalerie qu'il met à terre. Il ne recevra qu'une seule pique bien
appuyée. Trois paires de banderilles hésitantes et brindis au public. .......
Il débute la faena à gauche par de jolies naturelles puis enchaîne tout aussi
bien à droite, mais la muleta accroche les cornes ! Il se fait désarmer et perd
le fil conducteur de sa faena. Deux pinchazos, une entière avec sincérité. Il
a bien figuré au côté du maître absolu et de l'artiste. .......
Saluons aussi la présence de
CANO, le photographe, dans le callejon. Il est l'initiateur, par une de ses photos
de MANOLETTE, de l'affiche de l'édition 2007. Personnage attachant qui, à 95 ans,
batterie d'appareils photos autour du cou, arpente allègrement les ruedos en ayant
une attention pour tous. Bravo l'artiste !!!
II .......
Temps
chaud et venté. Arène presque pleine. Six toros de Victorinao del Rio, petits,
les deux premiers scandaleusement présentés. .......
Julian López "El Juli"
ne trouve pas vraiment la distance au premier petit taureau qui prend deux piques,
sans forces, et qui n'affiche pas une charge claire. Un entière tombée en arrière.
.......
Son second adversaire est long et cornicorto, il n'aperçoit tout
au long du combat les capes de la cuadrilla qu'à quatre reprises. En effet
"El Juli" est étincelant dès l'entrée de l'animal par de superbes
véroniques ponctuées par une demie de face. Mise en suerte au cheval par
chicuelinas en marchant. Le taureau pousse bien dans cette unique rencontre.
Chicuelinas "templées" et de nouveau une demie véronique profonde
au centre de l'arène. Trois passes de capes des péons pour trois paires de banderilles
parfaites. ....... Bonne
faena sur les deux cornes qui ira un petit peu " a menos " mais terminée par deux
trincheras et dans la foulée un grand coup d'épée en s'engageant. L'estocade
de la feria. Deux oreilles sans discussion ! .......
José María Manzanares ne s'accorde
pas à son premier qui répète pourtant bien. Faena sans liant, décousue.
une épée basse, salut au tiers. .......
Son deuxième provenant de l'élevage " Toro de Cortés " est mansote
et faible. Faena distante, peu croisée, à oublier. Deux pinchazos
et une entière en avant. Silence. .......
Julien Miletto a du mal à soutenir la comparaison avec ses deux
compagnons de cartel. Il s'en sort plutôt bien à son premier, bien charpenté,
qu'il réceptionne par des véroniques pieds joints. Il se fait prendre sans gravité
sur l'une d'elles et repart au combat au centre de la piste. Un pique à peine
prononcée révèle la faiblesse du taureau. ....... Le
torero manque d'allonge à la muleta, il termine par des passes données dans les
cornes qui portent sur le public. Odieuse épée dans le cou. Une oreille. .......
Il n'arrive pas à s'imposer à son dernier adversaire pourtant noble qui
renverse le cheval lors de l'unique pique. Dépassé d'abord à la cape, Julien se
fait accrocher la muleta et ne trouve pas la distance au dernier tiers. deux pinchazos,
une entière. .......
Seule la leçon de tauromachie donné par le maestro "El Juli"
au quatrième taureau de l'après midi aura était le fait marquant de cette corrida
décevante quant au bétail, généralement noble, mais manquant de caste. .......
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vidéo reportage de Corrida Tv. |