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Temps chaud, un peu venté. Une
grosse demie arène. .......
Six toros de Puerto de San Lorenzo lourds ( de 550 à 680 kg pour le dernier)
et hétérogènes en présentation et en âge ( de 4 à 6 ans). Ils prirent une pique
( exceptés le troisième et le dernier qui en prirent deux ) souvent en poussant
bien, ne sortant pas seuls ( le 1, 2 et 5). Le 4 fut le plus faible et le moins
brave. .......
Juan José Padilla fait
assassiner son premier opposant, qu'il n'avait pas réussi à fixer à la cape, lors
d'une pique donnée au milieu du dos " en pompant ". Au dernier tiers, le taureau
se révèle noble, avec une charge claire, un galop allègre, une envie de répéter
sur les deux cornes, "humiliant" bien. De la faena essentiellement
droitière, il n'y absolument rien à retenir, si ce n'est ces dernières manoletinas
données en avançant, d'une vulgarité rarement égalée. Une demie lame al encuentro,
un descabello à taureau vivant, puis une entière basse en prenant les boulevards…
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Son second opposant est le plus
faible du lot, et n'a pratiquement pas de charge. Bonne mise en suerte
au cheval et mono-pique toujours " en pompant ". Trois paires de banderilles sans
intérêt, la dernière al violín. Début à la muleta contre la barrière,
puis on assiste à l'expédition des affaires courantes, il est vrai face à un opposant
bien fade, avec quelques passes en tapant du pied et en ne se croisant jamais.
Une entière basse. .......
López Cháves réceptionne correctement le second taureau à
la cape. Comme le premier il avait une charge longue et un beau galop. Une pique
en poussant bien. Le torero ne trouve jamais la distance dans une faena
à oublier. Un pinchazo, une épée de travers, ignoble, et un descabello.
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Son second, le cinquième de l'après
midi, Clavituerto, âgé six ans et pesant 590kg, sort prudemment en marchant sans
jamais charger quoi que ce soit. Le public commence à hurler et à siffler ne comprenant
pas ce qui se passe. Le président fait enfin rentrer les picadors. La bronca redouble
d'intensité. A la première rencontre la pique effleure le taureau qui sort seul
et fonce vers le toril comme une furie. Sur son passage, il trouve le picador
de réserve qui l'enferme bien pour une forte pique. L'animal pousse alors violement
et renverse le groupe équestre. Le public debout invective la présidence, panique,
et mouchoir vert ! ....... Deux conclusions s'imposent
: dans les grandes arènes de Béziers c'est le public qui décide du remplacement
des taureaux, et on change les taureaux mansos… .......
Le remplaçant du même fer, renverse à son tour le picador puis prend au réserve
une pique assassine qui le laisse exsangue. Rien à la muleta, deux pinchazos
et une bonne demi-douzaine de descabellos. Minable ! .......
Iván García,
digne et vaillant tout l'après midi, exécute une très bonne réception par véroniques
mains basses à son premier qui prend un pique en poussant sans sortir seul. Chicuelinas
de belle facture ponctuées par une demi-véronique de classe au centre du ruedo.
Superbe mise en suerte au cheval pour une deuxième pique toujours en poussant
bien. Le Madrilène débute sa faena à gauche et réalise un travail appliqué
mais distant. Pinchazo, entière basse d'effet rapide libérant l'octroi
d'une oreille, récompensant une lidia professionnelle. .......
Le sixième est un exemplaire haut, charpenté, lourd ( 680 kg !). D'abord fuyard
il est bien fixé par Iván García. Il renverse le groupe équestre
lors d'une première pique en poussant bien, puis est longuement châtié au picador
de réserve. Bon tercio de banderilles dans le terrain du taureau toujours
fuyant vers le toril. Faena vaillante, essentiellement droitière, donnée
au centre. Un pinchazo, un tiers de lame, une demie lame en avant, un descabello
clôturent cet après midi où l'on a vu des taureaux à défaut de toreros et d'une
présidence autoritaire et responsable. .......
Voir
le reportage vidéo de Corrida Tv. |