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Six
toros de Miura pour José Pedro Prados "El Fundi",
Juan José Padilla, Rafael Rubio "Rafaelillo"
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Temps ensoleillé,
¾ d'arène.
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Les toros de Miura, hétérogènes en âge ( de 4
ans et demi à 5 ans et 9 mois ) et en poids ( de 540 à 650 kg),
divisèrent quelque peu le conclave : un moral de brute dans
une carcasse imposante mais accompagné d'une faiblesse physique
déplorable :
.... ...le 1° prend deux piques
la deuxième à peine marquée,
....... le 2° est remplacé pour
invalidité par un 2° bis qui prendra deux piques sur les genoux,
....... le 3°, seul, prendra deux
piques en poussant,
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le 4° pousse
à la première mais n'accepte qu'un simulacre lors de la deuxième
rencontre,
....... le
5°, mansote, en prendra trois
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le 6°, manso, prend une pique au réserve puis s'endort à la
deuxième, il se révélera faible.
....... Excepté le 2° tous furent
applaudis à l'arrastre…
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Grâce à l'aimable autorisation de leur auteur,
nous reproduisons des photos de ces taureaux, prises au corral
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Leurs
armures étaient larges mais pas forcément
aiguës .........................................Photos
: Lilian Peille
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| Long
comme un train, 650 kg !..........Photo
: Lilian Peille |
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El Fundi accueille en reculant son premier adversaire,
n° 15, ( magnifique de présentation, fin et haut, charpenté,
long comme un train, 650 Kg, justement applaudi à sa sortie).
Il humilie bien dans la cape, mais trotte plutôt qu'il ne galope…il
s'avise dés le tercio de banderilles.
....... El Fundi courageux gagne
d'entrée le centre de la piste où il réalise une faena
technique améliorant la charge à droite mais ne pouvant rien
sur la gauche, impossible. Un pinchazo, Une entière un peu horizontale
en place, mort bouche fermée. Une oreille.
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| Cardeno
oscuro, au cou miuresque.....Photo
: Lilian Peille |
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Son second,
n°60, magnifique cardeno oscuro, au cou miuresque
( long ) bien armé ( la corne gauche finira quand même "escobillée"…)
et de presque six ans est concentré dés son entrée en piste,
regardant tout ce qui bouge avant de charger, un intelligent…Lors
des banderilles, il met en difficulté notre chef de lidia (
exemplaire tout le long de la tarde ).
....... La tension est grande à
l'entame du dernier tiers car l'animal est dangereux. Valeureux,
Le Fundi débute au centre par deux séries à droite et
une à gauche avec deux naturelles correctes. Le taureau qui
passe un peu mieux à gauche, relève la tête brusquement au milieu
de la passe. Sur une tentative à droite, le torero se fait accrocher
mais il ne rompt pas et termine son combat par des passes de
poitrines de belle facture et bien adaptées. Un avis qui suit
une belle estocade engagée, en place et efficace... Une oreille.
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| Sobrero
n° 45................
Photo
: Lilian Peille |
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Juan José Padilla hérite de l'invalide 2°, n° 61,
colorado, remplacé par un demi-valide 2°bis, n° 45,
gris, un peu gras. C'est le taureau le plus noble de la course
( part de loin et humilie bien sur les deux cornes) mais hélas
! sa faiblesse ne lui permet pas de répéter et le public fait
comprendre à Juan José d'abréger, ce qu'il fait d'une épée un
peu basse.
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Le
76 au berceau commode
.Photo
: Lilian Peille
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Le 5°, n°76,
noir, est sans doute le plus costaud de la course, avec un beau
morrillo et un berceau de corne " commode " par rapport
à ses congénères. Padilla l'a vu et va le faire piquer salement
lors de trois rencontres. Le Miura est un peu mansote mais se
révèle relativement noble dans sa charge. Le cyclone de Jerez
se moquera ensuite du monde dans trois paires posées sur la
même corne droite ( dont deux à cornes passées ).
....... Faena
mobile, non croisée, en reculant qui porte sur le public…quand
je dis mobile c'est bien attendu plus Juan José qui passe que
le taureau ! En particulier dans ces dernières manoletinas
données un pas en avant suivi du même en arrière ! Une épée
entière, en place malgré le passage par les boulevards, engendre
une mort d'effet rapide ( bouche fermée ) qui fait tomber une
oreille imméritée et des applaudissements justifiés à la dépouille.
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| N°
65,
negro, grassouillet, "escobillé"..Photo
: Lilian Peille |
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Incident au
3°, n° 65, negro grassouillet et "escobillé",
qui sort du toril alors qu'il reste des areneros en piste
! Rafaelillo n'en est pas troublé, ni sa cuadrilla
qui exécute un bon tercio de banderilles ( rapide
) . Le bestiau n'est pas clair, il se défend plus qu'il n'attaque.
Face à lui, un homme courageux nous sert un travail émotionnant
au centre du ruedo, muleta tenue au milieu, jambe rivée
au sol en chargeant la suerte, superbe ! Une grosse voltereta
sur un pecho donné à gauche montre que le combat se solde
par un match nul. Bon cadrage simplement en marchant, avec la
muleta pliée le long du buste pour une épée engagée un peu tombée
suivie de deux descabellos, soulagement dans le public et vuelta
très fêtée pour le valeureux natif de Murcie. ( serait-ce la
le nouveau Pepin Liria pour les corridas dites " dures ", en
tout cas oui pour le pundonor ! ).
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| N°
71,
colorado...
............................Photo
: Lilian Peille |
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Le dernier Miura, n° 71, colorado, oeil de perdrix, gras,
se révèle manso et fuit les capes. Rafaelillo arrive
pourtant à le fixer au centre avec deux véroniques "templées".
Deux très belles paires de banderilles dans le berceau par José
Mora avec une excellente brega de Maxime Ducasse
nous font espérer que l'animal va se laisser faire au dernier
tiers…
....... Hélas il n'en est rien
! Il démarre brusquement sans prévenir et cherche l'homme, en
particulier à droite. Après une entame à genoux, Rafaelillo
se fait accrocher sur un pecho à droite. Il enchaîne
une à une quelques naturelles aidées méritoires au centre. Un
entière engagée un peu tombée suivie d'un avis et un descabello
libèrent un public qui souffre autant que le torero. Pour l'ensemble
de son œuvre et sa vaillance indiscutable : une oreille méritée.
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Les satisfactions de la course : le professionnalisme du Fundi,
le pundonor de Rafaelillo, le fait de revoir les Miuras en France,
ces taureaux au physique particulier, qui entretiennent une
émotion certaine en piste, et révèlent les toreros, les vrais.
....... Les déceptions : la faiblesse
des Miuras du jour, le fait que le meilleur soit tombé sur Padilla...
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Voir
le reportage
vidéo de Corrida Tv
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