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Six toros de Juan Pedro Domecq pour César Rincón,
Javier Conde, Palomo Linares
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Très beau temps, deux tiers d'arènes.
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Les élèves de Juan Pedro Domecq, pas énormes (poids
moyen d'après les chiffres annoncés : 496 k, faire mentalement
la correction qui s'impose), aux jolis robes variées, aux têtes
basses prolongées d'appendices cornus qui n'étaient ni complètement
ridicules, ni terrifiants, se montrèrent plus ou moins bravitos,
à l'exception du quatrième réellement brave et du ciquième,
manso sans méchanceté. Ces taureaux noblement artistes
partagèrent les mérites de rester debout et, plus ou moins,
de se mouvoir.
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| Un
joli melocotón............................Photo
: Lilan Peille |
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Palamo Linares, blanc et argent, qui avait à
" confirmer son alternative à Nîmes ", se vit céder le premier
animal sorti, n°185, janvier 2003, 531 kg, le plus lourd, un
joli melocotón, débordant de noblesse, doux et fondant comme
un caramel mou. Réception insipide à la cape, remière pique
bien placée, poussée selon les règles mais sans beaucoup de
force, deuxième placée trop en arrière.
....... Palomo double élégamment
(le meilleur instant de ses deux prestations). L'animal montre
ses qualités lors des premiers redondos, tête basse,
charge longue, demi-tour au large pour se préparer à repartir
au premier frémissement du leurre en " templant ", lui-même,
sa charge. Un taureau d'indulto poncien ! Linares s'applique
à réciter sans la moindre personnalité ce qu'il a appris à l'école
et le taureau fait seul la faena. Un pinchazo profond,
une entière un peu en avant. Salut.
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| Le
n° 154 pour Rincón...........Photo
: Lilan Peille |
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César Rincón, ciel et or, reçoit le n°154, décembre 2002,
498 kg, noir par de belles véroniques en gagnant le centre,
clôturées par deux superbes demies. Le taureau s'endort sous
la pique puis recharge, se colle et est difficile à détacher.
César dessine de bonnes chicuelinas et une larga.
L'animal pousse brièvement sur une deuxième pique dont il sort
seul.
....... Brindis au public,
puis le maestro cite de loin et enroule d'excellents derechazos,
souvenirs ! souvenirs ! Mais le toro perd sa charge et
il faut se résigner à le toréer de près et à finir dans les
cornes quand il se fait bloc de marbre. Un pinchazo,
un avis, une entière trop tendue, salut au tiers très applaudi.
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Javier Conde, blanc et or soutaché de noir, affronte
le n° 107, février 2003, 460 kg, noir, morphologie d'un petit
novillo. La cape reste précautionneuse. La lidia
est abandonnée à qui veut s'en charger et le bicho va
chercher tout seul une pique modeste, en prend une petite seconde
et subit une vuelta de campana sur un recorte.
....... Le petit taureau, aux charge
courtes mais sans aucune mauvaise intention, se fait paisiblement
oublier pour laisser la vedette au grand comédien. Baroque suite
d'adornos et de desplantes, à la limite du comique
taurin. Une partie du public aime ça ! Derechazos en
rond très théâtraux qui finissent de ridiculiser le pauvre bicho.
Le tout assez long pour entraîner un avis. Un pinchazo,
une estocade contraire légèrement atravesada et donc
inefficace, un descabello, un deuxième avis, encore deux
descabellos. Ouf ! Aplausos.
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| Le
n° 128, un colorado...........Photo
: Lilan Peille |
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Le quatrième taureau, n° 128, 505 kg, colorado, ojo
de perdiz, juste de cornes, arrache la cape de César
Rincón sur un extraño. Le Maître reprend l'affaire
en main par une série de somptueuses véroniques et demie. Très
bonne première pique poussé tête basse avec conviction. Deuxième
brève mais prise encore avec classe. Banderilles difficiles.
....... Début appuyé à la barrière.
Continuation par bons redondos, changement de main naturelle
et pecho. Olé ! Le taureau est noble mais a du jus et transmet.
La suite est un régal qui se poursuit jusqu'à l'avis. Une entière
contraire dans tout le haut, un descabello. Une oreille,
pour moi parcimonieuse. Le taureau est sifflé, mais pourquoi
? Ce fut le meilleur du lot.
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Le cinquième taureau, n°142, décembre 02, annoncé à 489
kg, negro listón, encore anovillado, tête basse,
cornes basses, est reçu prudemment à la cape par Javier Conde.
Manso à la pique, il démonte le cavalier en reculant,
deuxième rencontre dans le même style, il n'est pratiquement
pas piqué.
....... Javier sait profiter de
l'imbécile noblesse de l'animal et de son agréable mobilité
pour débuter une faena classique et de qualité. Petite
fantaisie, des naturelle sont données muleta et épées tenues
dans la main gauche, mais l'épée est plaquée sur le tissu qu'elle
n'agrandit pas. Les extravagances et adornos sont assez
bien venus ou alors on s'y fait ! Un avis. Un petit mete
y saco, deux pinchazos profonds, une estocade efficace.
La demande d'oreille est minoritaire, elle est pourtant accordée,
puis protestée par une majorité du public.
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Le dernier taureau, n°146, juillet 2002, encore un novillo
aux cornes proprettes, monte littéralement sur Palomo
Linares à la cape. La mise en suerte au cheval est déplorable.
Le taureau pousse sur une première pique "carioquée" sort seul
de la seconde. Il est noble, mobile, mais Linares cafouille
son toreo et donne des défauts à l'animal qui n'en avait
pas. Une épée basse, donc efficace. Quelques applaudissements
et salut au tiers.
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Que retenir de cette course ?
....... L'heureuse et émouvante
despedida nîmoise de Rincón. Torero ! Torero ! Torero
!
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Pour le reste, deux ou trois Juan Pedro "artistes"
qui ont été complètement gâchés.
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Voir
le reportage
vidéo de Corrida Tv
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