23 juillet, corrida de Vellosino

....... Six taureaux de Vellosino pour Curro Diaz, Julián López " El Julí ", José María Manzanares.

....... Les Vellosino (Domecqs de deuxième catégorie) ne surprirent pas, hélas ! Des cornes correctes et c'est tout ! Pour le reste, sans force, sans bravoure, une noblesse mesquine, pas le moindre relief, aucune caste.

....... Le premier, 04-2003, negro mulato, à la corne droite abîmée, s'échappe pour aller au cheval. Il prend deux petites piques sur lesquelles il ne pousse pas. Noble et fade, il fut le plus mobile et probablement le meilleur pour le torero.
....... Après l'avoir accueilli suavement à la cape, Curro Diaz, turquoise et or, profite de sa mobilité pour le citer de loin à la muleta. Convenable travail à droite, un peu moins bien à gauche, mais le tout sans la moindre émotion. Un pinchazo, une entière verticale en suerte contraire.
....... Applaudissements à l'arrastre.

....... Le deuxième, 10-2002, castaño claro bocidorado, exécute dès sa sortie deux figures en forme de saut de cabri et manifeste d'emblée une faiblesse des antérieurs que le Président ne veut pas voir, même quand il sort à genoux de deux picotazos. Suerte de banderilles raccourcie à deux paires et le taureau ne cesse de tomber déclenchant une fureur générale.
....... Très sagement " El Juli ", mers du sud et or, cadre et estoque.

....... Le troisième, 04-2003, negro chorreado, montre lui aussi de la faiblesse dès les lances initiales de José María Manzanares, ciel et or. Il prend deux puyazos traseros et coupe les trajectoires des banderilleros.
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Toro incertain à gauche et toujours sur la défensive, n'offrant pas grand chose. Manzaneres essaye mais ne réussit pas et en termine par une honnête estocade.

....... Le quatrième, 12-2002, negro mulato, présente un cou raccourci et des cornes en guidon de vélo. Il freine sur les capes et s'avère difficile à fixer. Il pousse un peu sur la première pique, la deuxième est symbolique.
....... Le taureau est faible et la faena triste. Pourtant Curro Diaz va délivrer l'estocade de la tarde !

....... Le cinquième, 12-2001, negro, aux cornes qui paraissent un peu épointées, entre dans la cape du Juli pour deux belles séries de capotazos conclues par deux chicuelinas et une revolera. Suivent encore trois chicuelinas "rematées" par une superbe larga. Après deux simulacres de pique, des banderilles rapides, l'animal paraît épuisé et pétrifié.
....... C'est sans compter sur le génie du Juli qui va recréer et inventer un taureau. Trois "statuaires", deux molinetes, un pecho droitier , c'est parti ! Et c'est beau ! Six derechazos parfaitement enchaînées, un pecho… Taureau et public sont réveillés, musique ! A gauche, en se croisant parfaitement, cinq naturelles longues et "templées", molinete gaucher et pecho. Redondos, changements de main, le public est ravi. La fin est plus difficile, estocade tombée, trois descabellos.
....... Applaudissements, oreille généreuse, eu égard à la qualité des aciers.

....... Le sixième, 02-2003, negro mulato listón sort en boitant. Cette fois-ci, le président exhibe le mouchoir vert.
....... Le sobrero de La Campana (origine J.P. Domecq), colorado capirote, saute dans la callejón durant son tour de chauffe. Il prendra deux piques sans mise en suerte, en se défendant et en manquant de renverser le cheval. Moment de panique dans la cuadrilla.
....... Faena prudente face à un taureau réservé d'où émergent péniblement quelques passes isolées. Une demi-épée portée vilainement et qui sort seule. Une autre atravesada. Un avis. Deux descabellos. Quelques sifflets.

....... Conclusion générale : " El Juli ", … malgré tout !