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Six taureaux de Vellosino pour Curro Diaz, Julián López
" El Julí ", José María Manzanares.
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Les Vellosino
(Domecqs de deuxième catégorie) ne surprirent pas, hélas ! Des
cornes correctes et c'est tout ! Pour le reste, sans force,
sans bravoure, une noblesse mesquine, pas le moindre relief,
aucune caste.
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Le premier, 04-2003, negro mulato, à la corne droite
abîmée, s'échappe pour aller au cheval. Il prend deux petites
piques sur lesquelles il ne pousse pas. Noble et fade, il fut
le plus mobile et probablement le meilleur pour le torero.
....... Après l'avoir accueilli
suavement à la cape, Curro Diaz, turquoise et or, profite
de sa mobilité pour le citer de loin à la muleta. Convenable
travail à droite, un peu moins bien à gauche, mais le tout sans
la moindre émotion. Un pinchazo, une entière verticale
en suerte contraire.
....... Applaudissements à l'arrastre.
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Le deuxième, 10-2002, castaño claro bocidorado, exécute
dès sa sortie deux figures en forme de saut de cabri et manifeste
d'emblée une faiblesse des antérieurs que le Président ne veut
pas voir, même quand il sort à genoux de deux picotazos.
Suerte de banderilles raccourcie à deux paires et le taureau
ne cesse de tomber déclenchant une fureur générale.
....... Très sagement " El Juli
", mers du sud et or, cadre et estoque.
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Le troisième,
04-2003, negro chorreado, montre lui aussi de la faiblesse
dès les lances initiales de José María Manzanares,
ciel et or. Il prend deux puyazos traseros et coupe les
trajectoires des banderilleros.
........Toro
incertain à gauche et toujours sur la défensive, n'offrant pas
grand chose. Manzaneres essaye mais ne réussit pas et en termine
par une honnête estocade.
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Le quatrième,
12-2002, negro mulato, présente un cou raccourci et des
cornes en guidon de vélo. Il freine sur les capes et s'avère
difficile à fixer. Il pousse un peu sur la première pique, la
deuxième est symbolique.
....... Le taureau est faible et
la faena triste. Pourtant Curro Diaz va délivrer l'estocade
de la tarde !
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Le cinquième, 12-2001, negro, aux cornes qui paraissent
un peu épointées, entre dans la cape du Juli pour deux
belles séries de capotazos conclues par deux chicuelinas
et une revolera. Suivent encore trois chicuelinas
"rematées" par une superbe larga. Après
deux simulacres de pique, des banderilles rapides, l'animal
paraît épuisé et pétrifié.
....... C'est sans compter sur
le génie du Juli qui va recréer et inventer un taureau. Trois
"statuaires", deux molinetes, un pecho
droitier , c'est parti ! Et c'est beau ! Six derechazos
parfaitement enchaînées, un pecho… Taureau et public
sont réveillés, musique ! A gauche, en se croisant parfaitement,
cinq naturelles longues et "templées", molinete
gaucher et pecho. Redondos, changements de main,
le public est ravi. La fin est plus difficile, estocade tombée,
trois descabellos.
....... Applaudissements, oreille
généreuse, eu égard à la qualité des aciers.
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Le sixième, 02-2003, negro mulato listón sort en boitant.
Cette fois-ci, le président exhibe le mouchoir vert.
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Le sobrero de La Campana (origine J.P.
Domecq), colorado capirote, saute dans la callejón
durant son tour de chauffe. Il prendra deux piques sans mise
en suerte, en se défendant et en manquant de renverser
le cheval. Moment de panique dans la cuadrilla.
....... Faena prudente face
à un taureau réservé d'où émergent péniblement quelques passes
isolées. Une demi-épée portée vilainement et qui sort seule.
Une autre atravesada. Un avis. Deux descabellos. Quelques
sifflets.
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Conclusion générale : " El Juli ", … malgré tout !
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