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Six toros de Don MOISÉS FRAILE (origine : Lisardo Sánchez)
pour Jean-Baptiste JALABERT "Juan Bautista" (bordeaux et or),
qui remplace Manuel Jesus "El Cid", Sébastien CASTELLA (parme
et or) et César JIMÉNEZ (bleu marine et or)
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1er : Saute à la pose de la devise, se récupère mal au
sol, boîte et est changé pour un sobrero du même fer.
....... Armé gacho, "remate"
aux planches et révèle de suite sa noblesse. Il secoue et sort
à genoux de la pique et n'est même pas égratigné à la 2ème rencontre,
manquée.
........ Il suit les banderilleros
dans la mesure de ses pauvres moyens.
....... Juan Bautista se
montre un parfait infirmier dans un travail propre et classique
à droite, plus accroché à gauche ; le toro finit aux
planches et le torero en regardant le public.
....... Demi-lame a recibir
qui résulte basse et en avant. Descabello après poursuite
d'un péon. Oreille.
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2ème : Pousse un
peu à la 1ère pique, s'agenouille ; 2ème "pique" levée de suite.
....... S'arrête poliment après
la pose des banderilles pour laisser aux péons le temps
de s'écarter sans hâte.
....... Entre deux génuflexions,
il "boit" la muleta, se montrant il est vrai légèrement moins
facile à gauche.
....... Echec de Sébastien
Castella à la mort avec pinchazo, mete y saca,
deux autres pinchazos, quart de lame basse et plate et
3 descabellos. Silence.
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3ème :
Un manso qui fuit les capes et essaie de sauter les planches.
Il secoue sous une 1ère pique trasera et vient de loin,
mais au petit trot pour une 2ème, symbolique.
....... Banderilles sans histoire
et corne droite en pinceau.
....... César Jiménez
réveille un peu l'assistance en débutant la faena à genoux
et au centre, puis sert deux séries en "citant" de
loin ; le toro "encense" et cherche les planches
à la sortie de chaque passe.
....... Pinchazo, grande
grand coup d'épée un peu en avant et deux descabellos.
Silence alors qu'un salut aux tiers m'aurait semblé normal pour
la bonne volonté montrée.
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4ème : Distrait, long à fixer et finalement bien amené
au centre par véroniques, chicuelina et demie. La mise
en suerte, laborieuse, montre qu'il n'est toujours pas
fixé, et Jacques Monnier pique en place, correctement
(pas comme à Céret) ; de nouveau une pique prise en secouant
et une autre levée de suite.
....... Banderilles plus ou moins
bâclées. Deux séries de derechazos templés et ce sera
tout : l'animal, faible, raccourcit sa charge, se défend sur
place et finit par … chercher les planches. Quelle homogénéité
dans le comportement de ce lot !
....... 4 pinchazos de profondeur
variable. Avis et silence.
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5ème : Avec
plus de trapío, armé légèrement bizco,
c'est encore un fuyard. La mise en suerte, difficile,
permet au moins de voir le professionalisme de la cuadrilla
de Castella, qui évite à 3 reprises que le toro soit
piqué au toril. Celui-ci obtient la chute à la 1ère rencontre,
pousse un peu à la 2ème, brève, et arrive parado au 2ème
tiers (2 paires correctes et une manquée).
....... Alors qu'il cherche le
toril, le matador l'amène avec à propos au centre ; face un
adversaire bronco, qui consent à charger si on lui met
le leurre sous le mufle, il parvient à lui garder la tête dans
la muleta.
....... 3/4 lame dans l'épaule
enfoncée en deux fois. Avis et silence. Quelques sifflets à
l'arrastre (enfin !).
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6ème :
réception à la cape classique et propre, 1ère pique manquée,
rectifiée et légèrement poussée, 2ème pour la forme.
....... Un péon prend le
risque de banderiller en faisant venir le toro vers les
planches, seule solution pour déclencher la charge.
....... Encore un faiblard … Jiménez,
qui a vu son engagement à son 1er adversaire peu reconnu, a
pris la mesure de la situation et sert des passes isolées à
un morucho, générant un ennui profond.
....... Conclusion qui ne dépare
pas : pinchazo, quart de lame et deux pinchazos
prudents. Silence.
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De toros, ce lot d'invalides fuyards n'a vraiment
que le nom. Pour aller de l'éleveur chez le boucher, ces animaux
n'ont pas besoin de faire le détour par une arène.
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L'obligation des deux piques au minimum présente au moins l'avantage
de ne pas voir le toro asssassiné à la 1ère ; à côté
de cela, reconnaissons qu'avec ce type de bétail, la 2ème ne
peut être que symbolique.
....... Cela me rappelle le mot
d'un ami provençal qui me parlait d'un toro grâcié (avec beaucoup
de légèreté, dans une arène du Sud-Est) : "Tu veux que je
te dise ? Eh bien, comme piques, ce toro, il a pris un vaccin
et un rappel !".
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Présidence de Marc Amestoy.
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