Novillada mixte du 24 août

....... Six novillos de Gutiérrez Lorenzo pour Marie Sara, João Ferreira, Julien Dusseing " El Santo "

....... Paseillo à 21 heures, arènes aux trois quarts pleines, température nocturne un peu fraîche mais agréable sous une petite laine.

....... Les pensionnaires de Pedro Gutiérrez Moya étaient costauds solides, tous noirs, bravitos et convenablement armés. Les deux les plus cornés initialement avaient été " raccourcis " pour le rejón afin que les quatre restants soient plus homogènes pour les novilleros. Il est permis de le regretter.

....... Je passerai rapidement sur le rejóneo. Marie Sara eut un premier novillo remarquable de mobilité qu'elle tua mal et un second à peine un peu plus difficile qu'elle tua encore plus mal. Sa très joli silhouette et son charisme lui assurèrent un indéniable succès populaire et lui permirent de s'autoriser à faire une vuelta après la mort de son second adversaire.

........ Les trois premier novillos réservés aux piétons auraient tous abandonné des oreilles si leurs jeunes opposants avaient montré plus de détermination, de domination, et de meilleures épées. Le dernier, échu au " Santo ", était plus compliqué.

....... João Ferreira, vert et or, reçoit le premier, noir luisant, bien armé par d'assez bonnes véroniques. Le novillo pousse sur une première pique, revient seul spontanément en prendre une seconde et est mis en suerte pour une brève troisième. Picador applaudi.
....... Banderilles partagées avec " El Santo ".
....... Au troisième tiers, à droite ça fonctionne assez bien, à gauche Ferreira reste étriqué. Une entière très engagée, une oreille pour l'estocade. Applaudissements au novillo.

....... João fixe son deuxième novillo, joli dans son type Murube, à la belle encornure légèrement vizca, par trois largas allurées suivie de trois véroniques à la sortie desquelles l'animal exécute une vuelta de campana et quelques secondes après une deuxième. Ces acrobaties violentes le laissent un moment abasourdi et plus durablement amoindri. Il ne prendra qu'une petite pique.
....... Joao commencera à mi hauteur mais ne parviendra pas à allonger le bras, à étirer et incurver les passes. Sans le poder l'aguante est insuffisant. A ce petit jeu du "je t'attends mais ne te conduis pas", il subira, après avoir été averti deux fois sans frais, une voltereta spectaculaire heureusement sans conséquences. Trois pinchazos, une entière dans tout le haut. L'émouvante agonie du novillo révèle sa grande caste. Il sera applaudi à l'arrastre.

....... " El Santo ", blanc et or, ne semble pas remis de sa récente blessure. Assez bonnes navarraises à son premier. Une pique complètement cafouillée puis une deuxième sur laquelle le novillo pousse bien.
....... Il vaut mieux passer sur les banderilles mais non sans stigmatiser un vulgaire et déplorable violín.
....... Brindis
au public. Tout est approximatif, fuera de cacho, émaillé de pasitos atras et de reculades. Les tentatives d'ultimes circulaires inversées avortent. Une estocade delantera et tombée. Descabello au deuxième essai. Animal applaudi.

....... Le dernier novillo, pousse bien sur une première, en prend une seconde très bonne et le " Santo " demande le changement. Dans un premier temps le président semble refuser, le novillo est néanmoins éloigné du cheval, le président fait sonner les clarines.
....... Rien de remarquable aux banderilles.
....... A la muleta le novillo manque d'embestida tandis qu'El Santo, toujours. sur le reculoir, ne fait rien pour les provoquer. Ça se termine par un pinchazo suivi d'une énorme estocade entière. Ce que le Santo nous a montré de mieux ce soir !
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Souhaitons que ce très sympathique garçon retrouve vite sitio et confiance !