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Six novillos de Gutiérrez Lorenzo pour Marie Sara, João Ferreira, Julien
Dusseing " El Santo " .......
Paseillo à 21 heures, arènes aux trois quarts pleines, température
nocturne un peu fraîche mais agréable sous une petite laine. .......
Les pensionnaires de Pedro Gutiérrez Moya étaient costauds solides,
tous noirs, bravitos et convenablement armés. Les deux les plus cornés
initialement avaient été " raccourcis " pour le rejón afin que les quatre
restants soient plus homogènes pour les novilleros. Il est permis de le
regretter. .......
Je passerai rapidement sur le rejóneo. Marie Sara eut un premier
novillo remarquable de mobilité qu'elle tua mal et un second à peine un peu
plus difficile qu'elle tua encore plus mal. Sa très joli silhouette et son charisme
lui assurèrent un indéniable succès populaire et lui permirent de s'autoriser
à faire une vuelta après la mort de son second adversaire. ........
Les trois premier novillos réservés aux piétons auraient tous abandonné
des oreilles si leurs jeunes opposants avaient montré plus de détermination, de
domination, et de meilleures épées. Le dernier, échu au " Santo ", était plus
compliqué. .......
João Ferreira, vert et or, reçoit le premier, noir luisant,
bien armé par d'assez bonnes véroniques. Le novillo pousse sur une première
pique, revient seul spontanément en prendre une seconde et est mis en suerte
pour une brève troisième. Picador applaudi. .......
Banderilles partagées avec " El Santo ". .......
Au troisième tiers, à droite ça fonctionne assez bien, à gauche
Ferreira reste étriqué. Une entière très engagée, une oreille pour l'estocade.
Applaudissements au novillo. .......
João fixe son deuxième novillo, joli dans son type Murube,
à la belle encornure légèrement vizca, par trois largas allurées
suivie de trois véroniques à la sortie desquelles l'animal exécute une vuelta
de campana et quelques secondes après une deuxième. Ces acrobaties violentes
le laissent un moment abasourdi et plus durablement amoindri. Il ne prendra qu'une
petite pique. ....... Joao commencera à mi hauteur
mais ne parviendra pas à allonger le bras, à étirer et incurver les passes. Sans
le poder l'aguante est insuffisant. A ce petit jeu du "je t'attends
mais ne te conduis pas", il subira, après avoir été averti deux fois sans
frais, une voltereta spectaculaire heureusement sans conséquences.
Trois pinchazos, une entière dans tout le haut. L'émouvante agonie du novillo
révèle sa grande caste. Il sera applaudi à l'arrastre. .......
" El Santo ", blanc et or, ne semble pas remis de sa récente blessure.
Assez bonnes navarraises à son premier. Une pique complètement cafouillée puis
une deuxième sur laquelle le novillo pousse bien. .......
Il vaut mieux passer sur les banderilles mais non sans stigmatiser un vulgaire
et déplorable violín. ....... Brindis
au public. Tout est approximatif, fuera de cacho, émaillé de pasitos
atras et de reculades. Les tentatives d'ultimes circulaires inversées avortent.
Une estocade delantera et tombée. Descabello au deuxième essai.
Animal applaudi. .......
Le dernier novillo, pousse bien sur une première, en prend une seconde
très bonne et le " Santo " demande le changement. Dans un premier temps
le président semble refuser, le novillo est néanmoins éloigné du cheval,
le président fait sonner les clarines. ....... Rien
de remarquable aux banderilles. ....... A la
muleta le novillo manque d'embestida tandis qu'El Santo, toujours.
sur le reculoir, ne fait rien pour les provoquer. Ça se termine par un pinchazo
suivi d'une énorme estocade entière. Ce que le Santo nous a montré de mieux ce
soir ! ....... Souhaitons
que ce très sympathique garçon retrouve vite sitio et confiance ! |