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Six toros de Margé pour Juan
Bautista, Sébastien Castella, Julien Miletto .......
Robert Margé présenta des " Domecq " de qualité supérieure, jolis, bien
faits à l'exception des cornes. Chacun d'eux prit sa pique unique avec assez de
vaillance. Ensuite ils eurent le mérite, après des tercios de banderilles
souvent écourtés, de rester debout, de répéter avec noblesse et parfois allégresse.
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De bons taureaux, trois matadors
Français, le beau temps, une arène presque pleine, la souriante présidence de
Pierre Albaladejo, assisté de Sylvie Toulouse et d'Yves Samyn,
tout a concouru au bon déroulement d'un après midi qui allait enchanter les "
toreristes " et intéresser les plus tolérants et ouverts des " toristes ". .......
Juan Bautista démontra
qu'il est bien devenu un maestro au pur classicisme, sans concession aux attitudes
de pacotille. Le tendre public toulousain, qui la veille avait pourtant assuré
un triomphe à Padilla, sut le comprendre. Il se délecta de deux faenas
très pures, surtout droitières, couronnées par deux superbes estocades, oreille
.et oreille. .......
Sébastien Castella tomba
sur un premier adversaire aux cornes ridiculement réduites, la gauche saignait,
mais qui devait montrer d'extraordinaires qualités et de la vaillance dans la
charge jusqu'au bout. Sébastien l'accueillit avec douceur et "temple"
à la cape puis déploya, depuis les initiales statuaires impavides jusqu'aux circulaires
inversées finales, un bel échantillonnage de sa tauromachie avant d'échouer avec
les aciers. ....... Avec le cinquième, un peu
moins idéal, il fut parfait à droite, un peu plus heurté à gauche. Entière tombée
et descabello. Une oreille. .......
Julien Miletto hérita
des deux taureaux à peu près convenablement encornés. Il termina en apothéose.
....... C'est aujourd'hui un excellent capeador
et il manie la muleta avec technique, autorité et douceur. J'ai entendu des aficionados
le comparer à Ponce ! Pour moi, il est tout à fait capable de développer sa personnalité
et de nous faire de l'excellent Miletto. ....... Avec
son premier il fallait trouver la distance et il y parvint, toréant ensuite avec
maîtrise et calme. Estocade en bonne place ternie par la malchance à répétition
du puntillero. ....... Il reçoit le dernier
par de très belles véroniques en gagnant le centre. Pique unique. A la muleta,
le bicho s'avérait fuyard et cherchait les planches. Julien eut le grand
mérite de le retenir d'abord près du centre en le dominant parfaitement puis de
le laisser glisser vers les planches sans jamais perdre sa tête, alternant derechazos
et naturelles en rond, le tout parfaitement lié. Remarquable ! Grande estocade
et deux oreilles qui étaient logiques. ....... Par
contre la vuelta accordée au taureau est beaucoup plus discutable. .......
Souhaitons revoir Julien Miletto bientôt et plus souvent dans nos ruedos. |