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Deux décisions prises par les présidents de la novillada non piquée du
12 août et de la corrida du 14 août n'ont pas manqué d'interpeller de nombreux
aficionados. .......
Revenons sur les faits ; le 12
août avait lieu, à 11 h, l'une des désormais traditionnelles et appréciées novilladas
non piquées avec des erales de MARGE. Les quatre représentants de cet élevage
sont bien sortis et ont eu un comportement honorable. Le troisième, supérieur
aux autres, s'est avéré d'une noblesse exceptionnelle ne voyant que la muleta,
s'y engouffrant avec plaisir et sans fin, le jeune apprenti n'a même pas eu besoin
de le solliciter. L'éleveur aura retenu avec plaisir le nom de sa mère ! .......
Mais voilà que des gradins et du callejon, monte crescendo une pétition
d'indulto jusqu'à ce que le jeune président lui accorde cette grâce, sans, bien
sûr que le novillero, tout surpris, n'ait eu à participer à cette revendication.
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Le 14 août, sort un toro de Puerto
de San Lorenzo, le cinquième de l'après-midi. Il est manso, refuse le capote,
se réfugie aux planches, recherche le toril, et se défend. Il confirme sa mansedubre
à la pique refusant tout contact. Comme tout manso, c'est son auto défense qui
domine alors et il utilise toutes ses forces et sa détermination à détruire tout
ce qui s'approche de lui. Il met la cavalerie à terre, s'attaque aux planches
et provoque la déroute du maestro et de sa cuadrilla. Le public hurle et demande
son remplacement obtenu sans résistance de la présidence, alors qu'aucun aficionado
n'ait décelé auprès du manso, le moindre signe d'atteinte physique à sa capacité
de combattre. .......
Voici donc deux décisions qui
sont totalement contraires au canon régissant le déroulement de la lidia. Elles
ont été prises pour satisfaire la revendication du public dans un domaine où seul
le président a le pouvoir de statuer. Chacun sait qu'à Béziers particulièrement,
le public réagit majoritairement en fonction de ses impulsions émotionnelles,
et non par une connaissance approfondie et raisonnée des situations qui, soit
l'enchantent, soit le révulsent. Ce n'est pas le cas du président de la course
qui est en principe choisi pour sa connaissance de la lidia et du toro, mais aussi
pour sa personnalité, sa clairvoyance et sa capacité morale à arbitrer des situations
difficiles. Or, ces deux présidents se sont laissés aller à la facilité, quelque
en soient les raisons. Il y a là une forme de tricherie officielle qui sert désormais
de justificatif naturel au désir de plaire, de vendre ou de faire semblant d'être
ce que l'on n'est pas. Quand une telle supercherie concerne le sort des jeunes
novilleros en devenir, imprégner à leur âge dans leur logiciel, l'idée que des
adultes retors admettent sans remord de tricher, c'est leur permettre et les conduire
à utiliser les mêmes méthodes. ....... Nous n'avons
pas à être fiers de la banalisation de ces comportements et ne soyons pas étonnés
qu'ailleurs, hors du ruedo, on nous habitue aussi de plus en plus souvent aux
mêmes faux semblants. |