D imanche 3 août, novillada de Patick Laugier à Istres


A l’occasion des fêtes de la ville, Istres proposait une novillada… mais allait-il y avoir un peu de monde à cette date et pour une seule course ? D’autant plus que les novillos de Patrick Laugier (Paradis = Cebada, et Piedras Rojas = marqués de Domecq) sont sortis cette année très faibles…
Eh bien la chance (et le fruit du bon travail en cours ?) a souri : entre 1/2 et 2/3 d’arènes, et des novillos divers de type comme de comportement, mais toujours intéressants pour l’aficionado et braves dans l’ensemble. Ils avaient beaucoup tapé à l’embarquement, certaines armures en gardaient les séquelles.

Alberto Lamelas a séché devant un 1er qui sautait dans les leurres.

José Carlos Venegas a fait admirer son aguante et son temple au 2ème novillo qui malheureusement s’est rapidement réfugié aux planches ; par contre, il fait un très piètre tueur : au lieu d’avoir le corps derrière le bras, il se protège, passe le « guichet », puis pique avec le bras en arrière et donc sans force ; et comme un toro n’est pas une olive…

Marco Leal, lui, a parfaitement compris son court 1er dans une faena allant a más : il a réussi à enchaîner les séries de très près sur un novillo extrêmement court mais noble ; 2 oreilles, trop généreuses quand même. Voilà pour les Cebada.

Lamelas a carrément gaspillé son bon novillo, corpulent, du marquis ; on ne lui enlèvera certes pas son aficion, mais sa technique ne bouge guère, et ni son art ni sa personnalité n’attireront jamais les foules…

Les 2 derniers novillos arboraient des armures qui auraient passé sans peine le reconocimiento à la San Isidro !

Venegas n’a pas exprimé totalement la bonne corne gauche, mais c’était quand même bien ; il a voulu résoudre la droite chercheuse, y est quasiment parvenu… puis s’est fait cueillir méchamment en se confiant trop sur un placement non millimétré, ce qui ne l’a pas empêché d’insister : « Bieeeeeen ! ». Vraiment intéressant, à revoir en espérant qu’il ait progressé à l’épée.

Leal a eu la malchance de voir son second, dynamique jusqu’après les banderilles, se coucher devant le toril puis en piste (2 courtes mais grosses piques de bravo : une de trop ?), rendant toute faena digne de ce nom impossible. Dommage.

Au bout du compte, le public ne regrettait pas d’être venu : à juste titre, même si ce ne fut pas une grande course.

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