| Au dire des aficionados ,
les toros de Christophe YONNET n'avaient pas été, la veille, des foudres de guerre
: arrêtés après les piques. Et devant le seul « bon », Marc SERRANO, sans doute
inhibé par l’attente de Nimes, n’a pas été à la hauteur (y compris la sienne !).
Pour les foudres de guerre,
il fallait aller voir les Dolores AGUIRRE. Un lot intégralement cinqueño,
costaud, très armé pour moitié et convenablement les 3 autres ; noble sans fadeur.
De la mansedumbre ? en veux-tu ?... en voilà ! Seule le 3e s’est montré brave
: bravissime et surpuissant à la 1ère pique, de même un ton en-dessous à la 2e,
« simplement » brave à la 3e ; il est quand même sorti facilement de la suerte
au 1er capotazo. Mais quelle bête ! Si ce n’est qu’il est allé a menos, il aurait
méritait une belle vuelta dans n’importe quelle arène. Las… c’est son frère 4e,
très manso au cheval mais mort en grand brave, qui l’a eue, sous les sifflets
nourris des aficionados… Quoi qu’il en soit, pas une seconde d’ennui durant 2h40
: ce n’est pas tous les jours ! Merci Doña Dolores, merci Alès. Et
les hommes ? Avec les moyens qui sont les leurs (n’est pas le FUNDI actuel ou
le PADILLA des grands jours qui veut), ils ont été plus qu’honnêtes. RAFAELILLO
a su profiter avec beaucoup de « professionnalisme » des facilités offertes par
son 1er : un peu faible et noble, « mettant la tête » jusqu’au bout de la passe
; il a su lui imposer une magnifique série de naturelles alors que le toro était
compliqué de ce côté-là (1 or.). Il a habilement tiré parti de son manso et
aurait encore coupé si cet animal n’avait réveillé sa caste endormie après une
belle entière un peu caida… (3 avis… et vuelta). LOPEZ
CHAVES a eu beaucoup de mal à retenir son fuyard de 1er ; sans catastrophe
à l’épée, il aurait certainement coupé aussi ; mais il n’a pas voulu voir son
second. SANCHEZ VARA
prend du métier au fil des mois, et, pour tout dire, c’est celui qui m’a paru
toréer avec le plus de sincérité et de qualité : par le bas et vers l’intérieur.
Seule fausse note : lidia
absente ou catastrophique, piques assassines ou/et mal données. Muy malo, messieurs
les toreros ! |