Quatre becerros de Paul et Jérôme Bonnet pour Luis Rivera et Eduardo Pereira.
Beau temps, demie arènes.
Très bien présentés, très vifs quelquefois violents, les pensionnaires des Bonnet père et fils régalèrent le public par leur allure et leur comportement. Les éleveurs sont à féliciter même si les vueltas al ruedo accordées aux deux derniers becerros nous parurent un peu superflues et, en particulier, celle du tout dernier qui avait montré de petits signes de faiblesse en étant allé a menos en fin de faena, cherchant l’abri des planches et se décomposant Ceci dit, sa grande caste à la mort porta sur le public et probablement sur la présidence.
Les deux novilleros ne déméritèrent pas.
Luis Rivera, ciel et argent, eu du mal à fixer le premier becerro, un joli colorado ojo de perdiz, violent dans les capes.
L’animal s’avère d’emblée impraticable à gauche. Luis sert de très bon derechazos en chargeant la suerte, dominateurs. Olé ! Nouvel essai à gauche pour montrer qu’il n’y avait rien à faire de ce côté et le novillero va chercher l’épée de mort au bon moment. Bravo !
Vilaine estocade basse et trasera qui couche le becerro.
Applaudissements à l’arrastre. Le novillero salue au tiers.
Le troisième becerro, noir, montre, dès sa réception à la cape. un belle et tonique noblesse. Pereira intervient par gaoneras.
Luis Rivera tire partie des qualités de l'animal et de son infatigable noblesse en dessinant de superbes séries naturelles. La fin sera moins limpide avec une succession de curieux pinchazos où l'épée top tendue rebondit sur l'os et glisse sur le cuir du becerro sans l'entamer. Enfin une estocade profonde couche l'animal.
Un vuelta très applaudie est accordée à sa dépouille.
Eduardo Pereira, bordeaux et or, hérite du deuxième animal, un negro listón très correctement armé. Dès la cape, l'animal se montre intraitable à gauche.
Le novillero banderille sans gloire.
Après un brindis au public, Eduardo qui a la planta torera, servira avec "temple" de bons derechazos. Musica ! Final par manoletinas suivies d'une entière desprendida.
Une oreille, applaudissements au novillo.
Le dernier becerro est un superbe colorado, retinto, burraco, très applaudi dès son apparition en piste.
Deux demi-paires de banderilles plus une paire al quiebro.
Début de faena par cambios dans le dos longs à déclencher. L'animal beugle et donne quelques petits signes de faiblesse. La faena devient heurtée car il a tendance à se décomposer et à se réfugier vers les planches.
Estocade entière un peu en avant. L'animal lutte longuement pour ne pas tomber, un avis.
Descabello réussi au troisième essai.
Une oreiile.
Une vuelta est accordée à l'animal de manière très exagérée.
Eduaro Perreira et Jérôme Bonnet sortent a hombros.
|