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Pas
de vainqueur (sur le circuit) d'Adelaida... Rodríguez Veuillez
m'excuser pour le calembour facile et non tauromachique. Arènes
pleines - temps chaud - vent parfois gênant au niveau du ruedo. ANTONIO
FERRERA (18° de l'escalafón) Turquoise et or. SÁNCHEZ
VARA (4°) Ivoire et or. JAVIER
CASTAÑO (non répertorié au delà du 120°) Le
lot de toros de présentation magnifique, avec des armures en pointe, mais manifestement
trop lourds, globalement sosos ont péché par manque de caste, de fond et se sont
révélés faibles. ANTONIO
FERRERA hérite de son 1° (N° 56 né en AVRIL 2004) veleto qui ne remate pas
de façon prudente. Il se retourne vite, en mettant bien la tête. 1°
pique, le toro part de prés, pousse mollement et sort seul - 2° rencontre : idem
et déjà signe de faiblesse, à genoux. A noter, pas de carioca. 1° paire (
FERRERA) brindis au public mais mises à cornes passées - 2° paire (VARA) plus
sincères car plus prés du berceau - 3° paire (FERRERA) Idem que la première paire.
Une partie du public applaudit. Brindis au public. Entame de faena le long
des tablas, le toro sagenouille. Le diestro l'emmène au centre et nous livre une
série de derechazos timides et sans relief. Une nouvelle fois le toro est à genoux.
Par la suite l'homme se place prés du berceau mais le toro s'engage peu . Une
seule et unique (Sic) tentative avec la main gauche. 1 pinchazo - estocade
entière en se mouillant les doigts - Silence. En
présence de son second toro (N°15 né en Août 2003, moins veleto que son premier),
l'homme ne peut pas entreprendre grand-chose le toro étant gazapon. 1° pique
trasera, en restant collé au peto, à la sortie à genoux - 2° pique : séance plus
longue sous le fer à cause d'une carioca, sans toutefois beaucoup se livrer. Le
diestro prend les palos, une partie du public hurle ( lui reprochant d'avoir laissé
le toro entre les mains du piquero, sans lui donner le moindre ordre et surtout
sans intervenir par un quite) (*).
Il se retire, ce qui déclenche une division d'opinion époustouflante, l'autre
partie du public insistant pour qu'il pose les banderilles. Il se ravise et pose
3 paires dans un tumulte et une cacophonie à peine couvert par la musique. Seule
la 3° paire est relativement plus sincère. Nouvel incident : En cours de faena,
apostrophé par un spectateur de façon blessante, le torero est non seulement touché,
mais encore vexé (cela se lit aisément sur son visage). A cet instant précis,
on pouvait légitiment penser que cela le conduirait à réagir avec verguenza torera.
Hélas il n'en fût rien ! Déstabilisé et tombant de haut, l'homme nous servit une
faena enfin dans le calme mais avec la jambe en arrière. Le toro se couche. Et
ce n'est pas la passe donnée en regardant le public qui renversera la vapeur,
car le tremendisme est mal veçu à VIC ! Bajonazo et deux descabellos. Silence.
SÁNCHEZ VARA
: Son 1°toro (N° 19 né en Mars 2004) sort en rematant, et est accueilli pas de
véroniques sans classe. 1°
pique ; Part de loin pousse un peu et carioca - 2° pique : reste collé au peto
en poussant, le palo enlevé. Partage des banderilles avec FERRERA, les deux
premières avec le style maison, sans sincérité et sans prise de risque, seule
la 3° étant plus dans les normes. Brindis au public. Début de faena prés de
la ligne extérieure et l'on rejoint le centre ce toro paraissant être plus noble,
mais sans recherche toutefois du moindre sitio. Le toro s'éteignant peu à peu
et ne pouvant transmettre pas grand-chose. Une entière trasera. A l'arrastre
quelques discrets applaudissements. 2°
toro (N° 43 né en Novembre 2003) est reçu par une larga de rodillas et ne remate
pas. Livré à lui-même il fonce sur les deux piqueros en train de sortir. Pour
la 2° : pas de mise en suerte, le groupe équestre reçoit le toro en ayant juste
le temps de se retourner. 3 paires de banderilles à oublier vite. Brindis
à A FERRERA en guise de consolation suite à ses déboires(ou de réconciliation
avec le public ?) Faena commencé avec une main sur les planches. Le toro ne donnant
que peu de jeu, dans un silence religieux les passes sont données sans relief
et sans intensité émotionnelle. 1 demi lame, le toro se couche sur la tentative
d'un péon de l'enlever - Une entière sur le coté . Silence. JAVIER
CASTAÑO 1°toro (N°29 né en Novembre 2003) sort sans remater et semble
abanto. 1° pique : Le groupe équestre est soulevé sur corne en prenant la
jambe du cheval. A la sortie le toro est à genoux - 2° pique : part tout seul
sur le réserve en poussant sur une seule corne. 1° paire de banderille : Morenito
d'Arles pose une seule, mais se rachète sur sa 2° paire. Excellent de but
de faena, le maestro nous livre de belles séries de déréchazos, avec douceur,
temple et profondeur, l'ensemble étant bien lié avec changement de main bien exécuté.
La prise la main gauche déclenche aussitôt la musique. La sérénité dégagé par
le torero, et surtout ses passes suaves nous transportent loin de VIC où on est
plus traditionnellement habitué à un combat. En guise de point d'orgue, nous sommes
gratifié de la première (et unique) passe inversée de toute la Feria. La faena
s'est déroulée en musique et sous les applaudissements. Grand moment. 1 pinchazo
- 2° épée trasera - Applaudissements. Une partie du public demande le mouchoir
bleu une autre s'y oppose. La dépouille est applaudie majoritairement à l'arrastre.
Son 2° toro (N°
60 né en Mars 2004) sort sans remater et donne des signes de faiblesse. Aux piques,
il sort seul et ne se livre pas. Il faut quatre passages pour poser deux banderilles.
La faena est contrariée par la faiblesse du toro. On sent que l'homme veut se
livrer, a envie de transmettre mais le toro ne peut pas suivre. Faena essentiellement
droitière et très en deçà de celle servie au premier par la faute de l'animal.
1pinchazo-1 entière et deux descabellos. Silence. (*)
N.D.L.R.
: A propos de cette tarde, le Président de notre Fédération
tient à faire souligner qu'il faut considérer la réaction
des tendidos à l'égard de Ferrera, à l'issue du tercio de
piques de son deuxième taureau, comme un fait tout à fait positif.
Un public de plus en plus aficionado comprend enfin que, quand un picador "
pompe et carioque " pour amoindrir exagérément l'animal, c'est
bien le maestro, absent de plus au quite, qui a ordonné ce massacre
et qui en porte l'entière responsabilité. C'est lui qu'il convient
de fustiger ! Ferrera n'a obtenu que ce qu'il méritait. |