Samedi 12 juillet, corrida de Prieto de la Cal

Corrida de PRIETO de la CAL pour Rafael RUBIO "Rafaelillo" (cramoisi et or), Julien LESCARRET (vert et or) et Fernando CRUZ (vanille et or).

Que dire de cette course ? Au départ, sept toros dont un negro et un castaño très armés, et cinq dans les différentes nuances du jabonero, armés correctement. Comme dirait l'autre, jusque là, ça va ; ce qui ne va pas, c'est le temps : une pluie tenace arrive une demi-heure avant le paseo. Qu'à cela ne tienne, la piste est bâchée, et le débâchage, effectué dans l'ordre et avec discipline, évite de noyer le ruedo, comme cela peut arriver. Les conditions, peu propices à la prise de note, rendront cette reseña succinte …

Sort le 1er toro : deux piques, le 2ème tiers sur une patinoire, et Rafelillo, qui pourrait expédier les choses, s'arrime pour construire une faena. La pluie se calme, l'espoir renaît, mais ça reprend de plus de plus belle, avec éclairs et tonnerre.
Pour la suite, et toujours de mémoire, Lescarret passe "sans peine ni gloire", tandis que Cruz, desconfiado, se fait largement dominer par son adversaire, qu'il tue laborieusement. Une annonce nous informe que la corrida est suspendue, entraînant des réctions diverses du public. La solution idéale, satisfaisant tout un chacun, n'est déjà pas facile à formuler à froid, après la course ; alors, imaginez avant et pendant …

Et pourtant, la Señora ganadera, marquise de Seoane ( * ), au chigon toujours aussi remarquable, portait en sautoir le fer de son élevage : ce talisman n'a pas été assez puissant pour s'assurer de la clémence des éléments.

Voir l'aquatique reportage-vidéo d'Alain Garres sur Corrida-Tv

Quelques images et souvenirs des autres courses de ce 22ème Céret de Toros, en marge des reseñas complètes figurant par ailleurs :

* Une novillada de Bucaré brave et noble, avec pour une fois les hommes qui tentent au moins de mettre les novillos en valeur au 1er tiers ;

* Une corrida de Hernandez Pla homogène, magnifiquement présentée et armée.
Une réflexion personnelle :à côté de tous les défauts que l'on peut trouver à ce lot et à cet élevage, il faudrait peut-être réunir au moins deux conditions pour que les choses se passent un peu mieux :

.......- que les hommes aient la technique et le courage pour "monter" sur ces toros au 3ème tiers ;
.......- que le public admette qu'une faena de 15 passes n'est pas forcément un manque de respect à son égard.
Une anecdote : le 6ème toro s'est complètement figé en début de faena, devenant insensible aux mouvements, aux sons et même aux sensations : l'épée enfoncée par Mora n'a provoqué aucune réaction de l'animal !
Explication à chaud de deux vétérinaires :
.......- l'examen sommaire des yeux ne montre aucune lésion pouvant entraîner des troubles importants de la vue ;
.......- reste l'hypothèse d'une hémorragie cérébrale, provoquée par exemple par l'effort fourni aux piques, et qui n'aurait pas touché toutes les fonctions, puisque l'animal pouvait encore se tenir debout.

* Une corrida de Don José escolar Gil : attention, Toros !
Une tête de camada superbe, solide, brave et encastée, des toros qui vendent leur peau et ne la donnent pas, des toros qu'il faut lidier et qui nous font oublier les babosas invalides exigées par nos chères, (oh combien !), figuras et figuritas.
Un seul chiffre pour conclure : 21 (pas 21 oreilles, mais 21 piques).

___________________

( * ) N.D.L.R. : Pour illustrer cette très "encastada" reseña, nous invitons ses lecteurs à mieux connaître les opinions toreras (et même politiques) de la muy encastada Mercedes Pigón y Agero, marquesa viuda de Seoane, au "remarquable chignon", mère de Tomás Prieto de la Cal, copropriétaire avec lui des superbes toros veragüeños, en explorant les deux liens suivants :

http://www.elcorreodigital.com/vizcaya/20070921/la-rioja/estoy-harta-rojos-desastre-20070921.html

http://torosymas.blogspot.com/2008/05/ayer-parte-del-magnfico-artculo-que.html