Le matin, novillada non piquée | Verónica
Rodríguez dans le patio de Caballo d'Aire. Photo provenant
du site de Verónica. Cliquer dessus pour en savoir plus. |
Trois
becerros d'El Palmeral pour Verónica Rodríguez et Matthieu Guillon . Des
animaux difficiles, coureurs, donnant des coups de tête et supposant des toreros
aguerris; ils ne facilitèrent pas la tâche des apprenti-novilleros.
La jeune Verónica Rodríguez qui avait entrepris le premier avec calme,
au centre, eut la malchance de se faire accrocher et piétiner restant inerte au
sol dans l'émotion générale. Elle ne revint pas de l'infirmerie ; heureusement
il ne semblerait pas que les conséquences de la cogida aient été trop graves en
dépit de nombreuses contusions et traumatismes . Il
revint à Matthieu Guillon, venu en remplacement de Gomez Escorial blessé d'affronter
les trois becerros de la matinée .Il fit preuve d'un certain métier et sut faire
face à la mobilité et au cabeceo de ses adversaires ; même s'il fut loin de les
dominer il sut se battre ;en dépit d'épées multiples et souvent mal placées il
obtint l'oreille du second ; les applaudissements du public montrèrent l'estime
qui lui a été légitimement portée . Le
prix du meilleur novillero a été partagé entre Verónica Rodríguez et Matthieu
Guillon L'après
midi, décevante corrida d'Espioja Six
toros d'Espioja pour Daniel Luque, Joselito Adame et Julien Duseing "El Santo"
(alternative).. De
belle présentation,avec des armures correctes la corrida d'alternative de Julien
Dusseing "EL Santo" ne laissera pas de grands souvenirs. Les
toros d'Espioja de bonne présentation donnèrent du jeu sous la pique ;
mais ils furent souvent mal piqués. Quant à la brega des cuadrillas, elle ne contribua
pas à l'amélioration de la lidia ; les toros furent souvent fuyards, querenciosos
en tablas; ils ne s'engagèrent pas à la muleta et malgré les efforts des diestros
la course resta très moyenne. Le
premier toro, celui de l'alternative du Santo était gros et lourd;il prit
une très longue pique et laissa toutes ses forces sur le cheval. Après le toro
est parado et se réfugie dans les tablas .El Santo parvint à lui tirer quelques
séries à droite, puis il lui fut impossible de faire plus. Un pinchazo et
une épée ou Julien se blessa à la main mit fin au combat (salut). C'est
Daniel Luque, parrain d'alternative, qui eut le second adversaire de la
soirée qui donnait de la tête sans s'engager mais qui était toréable ; aprés une
pique il tombe et devient parado ; aux banderilles, il coupe à gauche. Luque
le conduit au centre et dessine quelques bonnes séries à droite et à gauche ;
ce sont ensuite des séries pour les gradins ; le tout fut clôturé par plusieurs
épées sans s'engager (salut) Le
troisième animal de la course revint à Joselito Adame dont c'était le retour
dans le Sud -Ouest et qui a un peu déçu. Son adversaire était coureur et fuyard
; sa cuadrilla le laissa s'échapper sur le réserve pour une première pique, suivie
d'une seconde .Adame réalise un joli quite par gaoneras. La faena commencée
par des statuaires au centre tourne court, le toro ne s'engage pas et se retourne
brusquement ; le travail est conclu d'une estocade delantera dans les poumons
(salut). Le
quatrième toro de la soirée permettait plus et Daniel Luque le reçut par
des véroniques élégantes et une superbe demie. L'animal fait preuve de bravoure
dans une seule pique poussée. Luque commence la faena au centre Suit une série
de derechazos de grand style terminée par un cambio et un trincherazo remarquable,
sans doute le meilleur moment de muleta de la tarde. Aprés le toro s'éteint et
Luque tombe dans un toreo tremendista au ras des cornes et par des passes hautes
qui portent sur le public ; une estocade entière lui vaut un oreille généreuse.
Le cinquième
toro fut mauvais; distrait, coureur, il échappe à la cuadrilla peu vigilante pour
prendre une première pique dans le dos suivie d'une seconde semblable. L'animal
a du genio et Adame a des difficultés pour le banderiller .Après quelques
passes sur la droite, le bicho se colle aux planches et les efforts du torero
pour l'en éloigner ne firent rien. Un pinchazo et une estocade entière. Le toro
est sifflé à l'arrastre. Le
sixième animal offrait plus de possibilités ; El Santo le reçoit par de
bonnes véroniques, le toro passant bien. Mais une trop longue pique carioquée
abîme le bicho. Avec courage, en raison de sa blessure à la main, El Santo le
mène au centre pour quelques derechazos et parvient à donner une bonne série à
droite et une à gauche. Soutenu par le public, il finit par des passes hautes
et une grande estocade dans le rincón. Tout à la fête de son alternative,
le public obtint pour lui une oreille bienveillante. . |