13, 14, 15 juin, Feria taurine de Vauvert

Compte rendu rapide du bolsin de Vauvert : " Le 3ème catavino de oro "

Vendredi 13 juin, première demi finale
Avec 4 vaches d'Alain Tardieu, très braves et nobles, qui ont permis au 4 jeunes toreros, Thomas Cerqueira et Gaetan Ortiz de Beziers, Folco Julien du Centre de Tauromachie de Nimes et El Tolosa de l'école taurine d'Arles. de montrer leurs qualités.

Samedi matin 14 juin, deuxième demi finale
Avec des vaches de Pages Maillan plus compliquées que la veille et qui ont donné quelques difficultés à Tomas du CTN, Miguel Cuartero de la Fundacion El Juli, Manuel Sarrion de l'école taurine de Valencia et "la Nimeña" de l'école taurine de Camas.

Samedi après midi 14 juin, finale
Les sélectionnés pour la finale qui ont eu à affronter les novillos de l'après midi, étaient : Gaetan Ortiz, Manuel Sarrion, Miguel Cuartero et Folco Julien devant d'excellents becerros des ganaderias : Roland Durand, Tardieu Frères, François André, Pages Maillan et "La Cévenole" d'Olivier Riboulet.
C'est Gaetan Ortiz qui a été déclaré vainqueur pour la deuxième année consécutive de ce troisième Bolsin et qui a tué le 5ème becerro.
Ce jeune biterrois, désormais muni d'un somptueux "catavino" (taste-vin), ne pourra que conserver un souvenir ému de l'excellent vin des Costières de Nîmes issu des terroirs de Vauvert.
Le meilleur becerro a été celui de Tardieu (Mais celui de Pages Maillan a été honoré d'une vuelta posthume).

Dimanche matin 15 juin, " acoso y derribo " organisé par la peña "Toros para todos"

Tienta a campo abierto - La vache de droite est noblissime - Photos Jacky Nègre

Dimanche 15 juin après midi, novillada

Trois Philipe Cuillé (1er, 2ème, 6ème) et trois Patick Laugier (Piedras Rojas 3ème et 4ème, Paradis 5ème ) pour Alberto Lamelas, Marco Léal, Patrick Villebrun.

Petite entrée, un cinquième d'arènes, temps couvert et maussade, pluie à partir du 4ème novillo.

Lot assez bien présenté mais particulièrement terne, les Cuillé ingrats et développant du genio, très difficiles pour les novilleros mais présents, les deux Piedras Rojas inexistants au troisième tiers, le Paradis, brave au cheval mais impossible lui aussi à la muleta.

Alberto Lamelas reçoit le premier Cuillé à la corne gauche éclatée par afaroladas de rodillas et le met bien en suerte pour une pique poussée mais où il révèle sa faiblesse, la deuxième rencontre étant un simulacre.
Banderilles partagée aves Marco Léal.
Entame de faena à genoux. Puis doblones et assez bons derechazos. Tentative à gauche rapidement avortée, retour à droite et conclusion par manoletinas heurtées.
Pinchazo, estocade caidita, avis, descabello, silence.

Il va accueillir le 4ème novillo (Piedras Rojas) a porta gayola. L'animal est joli et bien présenté. Il prend une pique avec comportement de manso et refuse obstinément la seconde.
A la muleta, tête haute, il se montra particulièrement dangereux et impossible à gauche. Lamelas lui impose quelques passes droitières particulièrement méritoires mais qui éveillèrent peu d'échos. L'animal finit par se réfugier dans les planches et s'y défendre avec âpreté.
Pinchazo, entière caidita et tendue, silence.

Marco Léal hérite du deuxième Cuillé bien présenté et de bonne proportion. Il lui sert des "véroniques" convenables. Le novillo est brave lors d'une première pique malencontreusement placée dans l'épaule. La deuxième pique est plus courte mais rechargée. Villebrun vient instrumenter par chicuelinas.
Banderilles partagées avec Lamelas sans peine ni gloire avec un léger avantage à Marco.
Brindis au public. A la muleta ce novillo se comporte comme un tío difficile, intéressant pour l'aficionado. Leal ne perd pas les papiers et donne de très bons et très méritoires derechazos en rond " templés " et bien liés. L'animal rompt le combat et cherche les planches.
Tout est gâché par une fin particulièrement laborieuses. Une épée de gendarme, une entière, un avis, descabello au énième essai. Silence.

Le cinquième novillo porte le fer de Paradis. D'un joli trapío mais arborant de vilaines cornes, il fait illusion lors d'une première grande pique. Dévoilant un tempérament inattendu de manso, il refuse de prendre la seconde. Le public interdisant bruyamment au cavalier de franchir la ligne blanche pour aller piquer ce novillo une deuxième fois, la présidence capitule et sonne la fin du tercio alors qu'une seconde pique n'était pas imméritée.
Brindis au public. A la muleta, l'animal sans charge, constamment sur la défensive, se révèle impossible et s'acharne à chercher les mollets et les talons de Marco. Ce dernier évacue le problème par une entière tombée. Silence.

Patrick Villebrun inaugure sa première novillada piquée en France (il a déjà toréé en piquée au Mexique) avec le 3ème pensionnaire de Piedra Rojas, bien présenté et applaudi à la sortie. Malheureusement le ramage n'eut aucun rapport avec le plumage ! Violent dans la cape, il prend une première pique sans brio et une deuxième symbolique.
A la muleta, Patrick parvient à enchaîner deux à trois "statuaires" et une petite série de derechazos appliqués. Ce sera tout, le novillo va près des planches où il se couchera pour refuser de se relever. Il devra être puntillé ainsi sans avoir reçu le moindre coup d'épée. Le pauvre novillero qui n'y peut rien reçoit une sympathique ovation du public.

Son second adversaire, l'ultime Cuillé, prend deux excellentes piques administrées par Marc Allien.
Brindis au public La faena commence bien par de bons derechazos mais l'animal assez noble, un peu éteint, donne parfois des coups de têtes et Patrick ne parvient pas à corriger ce défaut. La faena se poursuit tant bien que mal par des naturelles courageuses mais laborieuses, heurtées, dépourvues de liaison. Conclusion par trois coups d'épée : un tiers de lame, un quart de lame et une entière caidita. Silence.
Miguelito, deuxième péon de Patick Villebrun, s'est fait applaudir aux banderilles et a été particulièrement efficace à la puntilla.

La course était présidée par Mr Jean-Pierre Saurel assisté de Mme Brigitte Dubois et de Mr Martinion.

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