FSTF - Béziers, dimanche 17 Aout 2008 : Des Miuras bien conventionnels

Temps chaud - Arènes quasi pleines.

EL FUNDI (18° à l’escalafón – Vert et azabache
PADILLA (20° - Bleu france et or)
VALVERDE (24° - Bleu marine et or)

6 toros de MIURA composant un lot pas très homogène.
Poids : 630 à 720 kg.
Robe : sardo, negro bragado, cárdeno, colorado, entrepelado.
Moral : tous ont fait preuve de genio et de sentido, avec une charge courte, sans vraiment baisser la tête.
Ils ont pris dix sept piques au total seul le 3° n’en prit que deux.
Ils n’ont pas rematé les burladeros.
Ils sont morts la bouche fermée.

Public majoritairement surprenant, aux réactions imprévisibles et inopportunes (les plages ne sont pas loin)

EL FUNDI. Son premier toro, sardo, corniabierto haut et gazapón, né en Décembre 2003 (695 Kg) bondit dans la cape en envoyant la tête et les antérieurs. Lors de la première rencontre grâce à son tamaño il poussa le groupe équestre sur plusieurs mètres et accepta la deuxième bien volontiers. C’est PADILLA qui le mit en suerte pour la troisième   .
EL FUNDI posera deux paires de banderilles sans prendre beaucoup de risques, PADILLA sur la 3° paire sera plus sincère.
On pouvait s’attendre à un combat qui malheureusement n’eut pas lieu. Le maestro a tourné et contourné l’animal. On note seulement quelques derechazos, car à gauche ce fût plus difficile. La faena fût extrêmement courte et le temps nécessaire pour le cadrer à la mort fût quasiment aussi long que celle-ci. Un pinchazo, une entière. A vite oublier

Son deuxième toro, cárdeno oscuro, veleto à l’armure camarguaise, né en Février 2004 (700 Kg), prit trois piques sans rechigner mais en donnant des coups de tête.
FUNDI ne posa pas les palos.
Début de faena prudent, avec pasito detras. Les rares séries sont arrachées à l’animal qui toutefois permet plus que le premier adversaire. Sur une tentative de molinete, l’homme est averti.
Deux pinchazos. Deux tiers de lame très verticale . 1 aviso. 3 descabellos.
Deux faenas deslucidas du FUNDI.

PADILLA reçoit son premier toro, negro bragado, veleto et astifino, né en Janvier 2004 (630 Kg), par deux largas cambiadas de rodillas qui réveillent le public. La deuxième série de véroniques est terminée par une revolera effectuée avec dédain et sans frémir.
Lors de la première rencontre le piquero loupe la cible et doit s’y reprendre. La deuxième est plus courte et le toro s’emploie peu. Deux magnifiques navarras embarquent le tio pour la troisième qui se termine en carioca.
Deux paires de banderilles sont posées par PADILLA sur chaque corne dont la dernière al violín
EL FUNDI fait preuve de prudence. Le toro répond à chaque toque et permet les enchaînements car il a une charge plus longue et cela déclenché la musique.
On note toutefois quelques derrotes qui viennent tempérer l’envie évidente du maestro qui communique bien avec le public. Une entière portée avec décision légèrement sur le coté, à l’effet rapide.
Une oreille et vuelta fêtée.                                                

Son second toro, colorado, astigordo, né en d écembre 2003 (705 Kg), soulève l’arrière du cheval et désarçonne le piquero. L’animal pousse bien lors de la deuxième rencontre et sort à la première sollicitation. Le maestro effectue le dernièr quite par faroles terminés par une revolera.
Les trois paires de banderilles dont la dernière al violín, sont bien sincères.
L’entame de faena s’ effectue une main sur la barrière avec un genoux à terre. On sent l’homme motivé et le public prêt à vibrer. La prise de risque est évidente car l’animal se retourne très vite. Une série de molinetes est même arrachée par le volontariste dominateur. Une entière. Un avis Quatre descabellos et le trophée promis s’envole.

VALVERDE reçoit son premier toro negro listón, né en décembre 2003 (680 Kg), par des véroniques dans lesquelles  les pieds avant son jettés.
Lors des deux rencontres il pousse sur une corne en réduisant la charge lors de la dernière.
Le toro accompagné de la voix semble être le plus noble car il se laisse docilement embarquer dans la muleta tenue à mi hauteur, mais malheureusement la charge est courte. Le torero a la lucidité de le laisser respirer entre les passes ce qui lui permet d’enchaîner des deux mains et de livrer une faena digne de ce nom.
Un pinchazo Une entière bien placée en se mouillant les doigts. Une oreille.

Son second toro entrepelado, né en décembre 2003 (720 kg), malmène la cavalerie surtout lors de la première rencontre et restera collé au peto lors des deux suivantes en mettant bien la tête.
La faena s’effectue également à la voix, l’homme prés du toro avec une recherche visible de temple difficile à conserver vu le peu de charge.
Deux fois un tiers de lame et deux tiers à nouveau. Quatre descabellos sans conviction.