Dimanche 29 juin, novillada de La Quinta à Roquefort des Landes


Située au nord de Mont de Marsan, sur la route de Bordeaux , Roquefort se dresse au milieu des pins et des fleurs. Tous les aficionados se sont réunis autour des buvettes, bien avant le début du paséo. Les gens ici vous reçoivent par un « bonjour » et le sourire ; il faut dire que les Landais sont foncièrement sympathiques. Les magnifiques arènes en bois (tous les gradins sont couverts) semblent sorties d’une gravure d’époque : on ose à peine entrer de peur de rompre le charme ! La musique nous fait patienter ; tout le village doit pratiquer un instrument ; nous comptons en effet pas loin d’une cinquantaine de musiciens. La course devait se dérouler le 25 mai ; le ciel ne l’ayant pas permis, le report a lieu  pour ce jour, début de l’été où le temps est à l’unisson du cadre : sublime.

Les arènes sont aux trois-quarts remplies, le public comme d’habitude ici, comporte de nombreux connaisseurs.
Les novillos de la « quinta »
se présentent pour la 4ème fois, les précédentes ayant permis un succès important. Ils sont bien présentés, certains dans le type classique du « Santa Coloma ». Nous avons noté 15 piques, prises le plus souvent avec une réelle bravoure (nous songeons au 3ème qui, quoique manso, a longuement poussé à la 4ème rencontre). Les banderilleros se sont appliqués (aucun des matadors n’a effectué cette tâche, ceci expliquant cela !)

Antoine Nazaré : il possède déjà beaucoup de métier. Après deux piques, sa première faena fut de qualité des deux côtés. Malheureusement la mise à mort ne permit pas l’octroi d’un quelconque trophée.
Au 4ème novillo, après une belle série de capes, Antonio effectua un travail sérieux avec sa muleta, ce qui se conclut pas une oreille ; son adversaire fut ovationné.

« El Payo » : après trois piques et de belles séries de naturelles complétées par des « derechazos », la présidence a accordé une récompense méritée.
Au 6ème, son travail un peu décousu et l’épée entière mais horizontale ont suscité un silence respectueux.

Javier Cortés : son premier « manso con casta » permit au piquero de se mettre en valeur à la 4ème rencontre. De bonnes séries à droite et une demi-épée, ont amené Javier à saluer.
Au 6ème, après de belles séries de cape, la faena au centre fut de qualité ; toutefois le novillo avisé secoua son opposant. L’épée entière aurait dû permettre l’oreille mais elle n’a pas été assez réclamée.

La novillada fut très solide, intéressante de bout en bout.
Nous quittons les arènes à regret. Bien après la fin de la course, la musique ne cesse de jouer. Peut être jusqu’au bout de la nuit !