| Vendredi
21 mars, novillada sans picador Six
erales de Luc et Marc Jalabert pour Fran González (Valencia), Sofiane Benabderrahmane
"Sofianito" (Arles), Damián Castaño (Salamanque), Cayetano Ortiz (Béziers),
Luis Miguel Casares (Valencia) et Steeven Groux-Leal "Juanito" (Arles) Ciel
couvert, température très fraîche. 1000 à 1500 spectateurs
constituent cet excellent public qui caractérise les novilladas arlésiennes
matinales. Les erales
Jalabert, de joli trapío, souvent armés larges, mobiles, hargneux,
encastés, tous applaudis à l'arrastre, donnèrent du fil à
retordre aux apprentis novilleros qui ne déméritèrent pas
et ne manquèrent pas de panache. Eux
aussi, comme leurs adversaires, furent tous applaudis. Fran
González, rouge et or, reçoit
le premier eral, noir, d'apparence faible mais qui va se révéler
infatigable et noblissime - ce sera le plus facile du lot - par une larga de
rodillas. Faena très superficielle servie à un animal qu va
a mas. Estocade dans tout le haut, longue agonie d'un torito qui montre sa caste.
Applaudissements à l'arrastre.
Le novillero salue au tiers. Le
deuxième eral, noir, costaud, bien présenté est salué
par les applaudissements du public. "Sofianito" , bleu nuit
et or, se fait applaudir à la cape et Paquito Leal aux banderilles. L'apprenti
novillero montre beaucoup d'envie mais top de verdeur. Il déclenchera la
musique stoppée sur un désarmé. Demi échec à
gauche où il reste top parallèle et perd un peu les papiers. Les
conseils prodigués par Paquito Léal depuis la barrière ont
des effets bénéfiques. Deux pinchazo et une entière en arrière
mais efficace. Applaudissements à l'arrastre. Le novillero salue au
tiers. Le troisième
animal vif, se retournant vite, met en danger Damián Castaño,
vermillon et or, qui après un brindis à Juan Bautista subira une
voltereta. Le manque de domination va s'accentuer au cours de la faena. Estocade
plate et atravesada et une seconde du même tonneau. Descabello au premier
essai. Applaudissements à l'arrastre. Le novillero salue au centre. Le
quatrième torito s'avère fort malcommode dans le cape de Cayetano
Ortiz, blanc et or soutaché de noir, Brindis au public. L'animal
est vif, violent et souvent imprévu dans sa charge. Cayetano sait rester
calme. La corne gauche est difficile mais le combat va a mas à droite avec
de jolis gestes. Une entière légèrement atravesada. Une
oreille. Applaudissements à
l'arrastre. Voir
le vidéo-reportage qu'Alain Garres a consacré à cette faena
de Cayetano - CorridaTv Le
cinquième, eral, le plus petit du lot, est néanmoins vif et très
mobile. Luis Miguel Casares, lie de vin et or, le dédie au public.
En début de faena le novillero est pris de manière très spectaculaire
mais heureusement sans conséquence fâcheuse. Imperturbable le garçon
poursuit de manière très classique en rond sur la droite puis poursuit
à gauche de belle manière malgré le vent qui devient gênant.
Fin encimista dans les cornes. Le
jeune homme est pris méchamment lors d'une première tentative à
l'estoc et blessé à la main (bilan : neufs points de suture). Après
quatre pinchazos, une belle entière au cinquième voyage. Applaudissements
à l'arrastre. Le novillero accomplit une vuelta méritée et
fêtée. Au
deuxième Arlésien, "Juanito", rose et or, revient
le dernier éral. Il fait une entrée tonitruante, arrache par deux
fois la cape de Juanito et anime le deuxième tiers avec impétuosité.
C'est un adversaire trop sérieux pour le jeune apprenti qui, au prix de
plusieurs désarmés, fait face avec courage et s'applique du mieux
qu'il peut. Il termine par manoletinas et conclue par une belle estocade. Applaudissements
à l'arrastre. Le novillero salue au tiers. Cayetano
Ortiz et Luis Miguel Casares sont à suivre. Très belle matinée
en dépit du vent froid. *** Samedi
et dimanche matins, novilladas piquées Les
cartels des novilladas piquées de cette feria pascale présentaient l'intérêt
de faite toréer les premiers de l'escalafón des apprentis matadors. La novillada
du samedi fut intéressante pour l'aficionado, celle du dimanche très
intéressante pour tous. Samedi
22 mars 2008 : novillos des frères Gallon (origine Sanpedro), nobles et faibles
en général, pour Pepe Moral, Oliva Soto et José Manuel Más. Le
premier, lourd, mansote et faible, prend deux piques courtes d'où il sort
seul. Pepe Moral donna des passes sans engagement et tua d'une estocade
entière. Le 4ème était
bien présenté (tête haute et cornes) et noble. Il reçut deux piques en faisant
sonner les étriers. A noter un quite par revoleras d'Oliva Soto. Pepe Moral, élégant
à la cape, signa à la muleta une série estimable de la droite, mais ne domina
pas ce novillo. Il conclut d'une estocade entière habile et atravesada, entendit
un avis. La dépouille du novillo fut justement applaudie.
Le 2ème était coiffé court, et mobile. Le premier tiers se résuma à une
rencontre unique en fermant la sortie, la deuxième étant symbolique. Mal piqué,
le novillo perdit son allant pendant la faena d'Oliva Soto, de laquelle
on retient une " série droitière en citant à la distance, deux séries de naturelles
serrées, des manoletinas risquées, précédant une estocade entière " dans le coin
". Un avis et applaudissements. Le 5ème, negro bragado, était cornes
effilées légèrement bizco. Il fléchit lors des deux rencontres et raccourcit sa
charge. Rien de notable d'Oliva Soto si ce n'est une estocade habile et la sonnerie
d'un avis. Le 3ème
avait un port de tête haut et du trapio. Il sonna les étriers lors de l'unique
rencontre car la seconde fut ultra-courte et pour la forme. José Manuel Más
qui avait été élégant à la cape, parut très en dessous du novillo au troisième
tiers, plaça une estocade basse à l'encuentro. L'arrastre du novillo fut justement
applaudi. Le 6ème était
lourd et encasté. Il prit trois piques, sortant seul de la première, renversant
le picador à la suivante, la troisième étant appliquée après la sonnerie. Sa noblesse
lui fit donner une vuelta de campana qui contribua davantage à raccourcir sa charge.
Juan Manuel Mas commença par une tanteo engagé, mais ne put construire de faena
en raison de la faiblesse du novillo. Une estocade atravesada et un avis conclurent
la matinée. Les
aficionados se dirigèrent vers l'Hôtel de Ville pour la cérémonie de création
de l'Observatoire National des Cultures Taurines. ***
Dimanche 23 mars 2008
: novillos D'Antonio Palla (origine Domecq), braves et nobles, pour Ruben Pinar
(vuelta et salut), Marco Leal (deux oreilles et une oreille) et Roman Perez (vuelta
et une oreille). Le
cartel comprenait deux novilleros originaires d'Arles. On retiendra la prestation
de Marco Leal qui a dominé la matinée par son engagement et son toreo de
verdad. Brillant au capote à son premier (2ème du lot) qui fut le meilleur
de la matinée, Marco servit une série de chicuelinas serrées parachevées par une
revolera du meilleur goût. Le novillo poussa lors de la seule pique significative.
Après un tercio de banderilles allègre, Marco Leal commença la faena par deux
passes " changées " spectaculaires. Averti par le novillo à droite, il construit,
bien croisé, une faena faite de naturelles. Même s'il conclut d'une estocade un
peu tombée, il coupa les deux oreilles fêtées par le public arlésien. La vuelta
posthume au novillo parachevait le succès. Au cinquième, qui prit deux
piques bien mises en suerte, la deuxième citée de loin, Marco Leal s'engagea aux
banderilles, avec un poder a poder très volontaire et une paire " al violin "
placée au milieu des cornes. Le début de faena est fait de passes très basses
à genoux, puis Marco sut trouver la distance adéquate au novillo dont il tira
le maximum, achevant d'une estocade entière " dans le coin " ; l'oreille était
amplement méritée. Ruben
Pinar ne put faire grand-chose de notable devant le premier, haut,
noble, mais faible à la pique. On retiendra deux séries de la droite et des difficultés
à estoquer. Une vuelta récompensa sa volonté. Le 4ème était castaño,
avait " peu de tête " et s'arrêta après les piques. Ruben tenta de tirer des passes,
en particulier en rond et paracheva par deux estocades en avant. Il salua. Le
premier (3ème du lot) de Roman Perez avec du trapio et noble, prit
trois courtes rencontres sur le passage de la cavalerie. Brave aux banderilles,
il s'avéra figé lors de la faena lors de laquelle Roman tira une belle série de
chaque côté. Une estocade entière. Salut. Au 6ème, noir chorreado,
Roman fut élégant et efficace à la cape. Le novillo prit deux petites piques avant
de s'agenouiller. Roman Perez sut le citer à la distance et put donner deux séries
très " templées " de chaque côté avant de terminer par une demi estocade, le public
obtenant une oreille justifiée. Voir
le vidéo-reportage de Corrida Tv |