Vendredi 22 août après-midi, becerrada qualificatrice :
Les vaches de Roland Durand présentaient toutes, à des degrés divers, une noblesse et un relatif manque de, force de nature à permettre à des débutants de s’exprimer. Cinq jeunes (plus un hors concours) se pressentaient devant elles. Deux d’entre eux ont nettement émergé : Dorian (Béziers) et Gregorito (Arles).
Plus vieux, Dorian a montré une certaine maturité et des gestes empreints d’un réel cachet.
Avec son allure de préadolescent encore un peu rond,a stupéfié les spectateurs par son aisance , son sens du placement et ses enchaînements.
Dimanche matin 24 août, finale :
Les 2 lauréats en décousaient devant 2 becerros du même fer (Durand) et de même style.
Ils ont chacun montré une grosse limite :
Dorian a un problème de force dans le poignet : le pico de sa muleta « plonge » au lieu d’être relevé, du coup seule la moitié de sa muleta « travaille » : il se fait serrer et a du mal à lier.
Gregorito, lui, joue trop systématiquement avec un métier de vieux briscard et avec les « ficelles » : la plupart du temps, il fait un « pasito atras », tellement dans le bon tempo et rattrapé par un grand relâchement du corps que cela se remarque à peine… mais cela se voit plus avec un toro qu’avec une vache ! Tous deux auront à corriger leur travers pour pouvoir exprimer leurs réelles qualités.
Gregorito, qui avait mieux réussi sa prestation, a remporté le prix ; mais Dorian a reçu, lui aussi, une muleta : il n’y a pas eu injustice !
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