22 août, novillada mixte de El Rollanejo

Novillada mixte 6 toros de EL Rollanejo pour
le rejoneador Pedro Calero Silence et Oreille
Roman Perez (vert clair et or) silence et oreille
Thomas Cerqueira (saumon et or) applaudissement et silence

Pour l’ouverture de la feria 2008, Carcassonne Toros nous a présenté une novillada mixte avec des toros de la ganaderia d’El Rollanejo bien présentés. Leurs querencias aux planches et leur manque de bravoure ont posé des problèmes au rejoneador et aux novilleros qui ont eu bien souvent du mal à en découdre.

Le rejoneador Pedro Calero qui a pris l’alternative en 2007, a compensé son manque d’expérience de torero par une belle prestation équestre et une bonne transmission au public.
Il a été mis en difficulté par le premier toro imposant par son trapío et sa puissance, toro que la cuadrilla s’est employée à plusieurs reprises à sortir d’une querencia marquée au toril.
Les charges rapides et le rythme de course imposé par le toro ont coûté à son cheval quelques coups de tête lors de tercios de banderilles méritoires.
Le jeune rejoneador arriva à trouver le bon terrain et intéresser le toro. Une mise à mort laborieuse de trois lames et un puntillero inefficace fera perdre au torero la vuelta que le public lui aurait accordé volontiers.
Son deuxième toro, un cárdeno qu’il aura du mal à sortir des planches, coupe face aux péons et ne se montre pas plus encasté. Le toro se décompose et le torero doit renoncer à poursuivre la dernière série de banderilles courtes, qu’il a offertes au public. Une épée efficace lui permettra d’obtenir une oreille.

Roman Perez dont on attendait un peu mieux a fait des efforts pour dominer son premier, un toro fuyard aux bonnes embestidas mais qui pousse peu et sort seul sous la pique qui sera suivie d’un beau quitte par délantal.
Sa première série à droite laisse présager une bonne faena mais l’arlésien se tient à distance à gauche, le toro raccourcit, manque de caste et refuse de passer. Roman Perez a peu de recours, la faena bien généreusement accompagnée de la musique perd peu à peu de l’intérêt. Deux pinchazos et une entière. Silence.
Le deuxième toro de belle présentation charge brusquement et se montre difficile à mettre en suerte face au picador. Il manque de bravoure et prendra une seule pique par intermittence et un peu longue. Les bonnes intentions de Roman Perez seront bien insuffisantes : malgré des séries la main basse, le toro revient dans les planches et Roman Perez ne parviendra jamais à l’en sortir ni à lier les séries. Il se résigne à rester dans les planches et toréer le public.
Une lame efficace et oreille généreuse.

Thomas Cerqueira accompagné par sa peña qui l’a applaudi de façon très fréquente pour l’encourager, n’a pas beaucoup dominé ses adversaires qui semblaient (à juste titre) l’impressionner. Son premier toro, un petit cárdeno bien armé qui attaquait tête haute et sèchement a pris deux piques sans bravoure et se montrait dangereux sur les barrières : à la sortie d’une paires de banderilles, le toro poursuivant un péon qui se précipitait vers un burladero l’aurait inévitablement pris sans le quitte in extremis d’El San Gilen. L’imprudent banderillero aurait dû remarquer le comportement du toro qui avait prévenu lors de la sortie de la paire précédente.
Le novillero de Béziers entama une faena avec détermination, enchaînant les passes mains basses, mais une fois désarmé, restera de profil et n’arrivera ni à templer ni à s’imposer face au novillo de tempérament qui l’exigeait. Difficultés à porter l’estocade. Cinq pinchazos et applaudissements.  
Manque de domination également face à son deuxième, bien présenté, et d’une bravoure partielle sous la seule pique. Le toro passe correctement, avec noblesse, mais le novillero recule. Le novillo gagne du terrain et le déborde. Quatre tentatives d’estocade, un avis. Silence.

Demie arène. Les trombes d’eau qui se sont arrêtées juste avant le paseo ont repris durant les trois premiers toros.