Dimanche pascal, 23 mars après midi, corrida d’Adelaida Rodríguez

Six toros d’Adelaida Rodríguez pour Uceda Leal, Antonio Ferrera, Mehdi Savalli

Ciel de giboulées, froid intense, tellement insupportable que beaucoup quittèrent les arènes au cinquième taureau, deux tiers d'arènes.

Toros d’Adelaida Rodríguez sans grande caste, sans grandes cornes, mais, pour la plupart, plus ennuyeux que faciles. Ils prirent chacun deux piques sans trop de peine ni grande gloire.

Uceda Leal fut discret devant un premier adversaire à tête chercheuse, se retournant vite, difficile à gauche. Pinchazo, entière, silence.
Il tira un meilleur profit du quatrième animal un peu meilleur et qu'il sut conduire sur la corne gauche. Le public glacé et glacial n'apprécia pas l'exercice et parut condamner un manque de transmission. Pinchazo, entière, silence...

Antonio Ferrera s'accommoda très bien d'un gentil public, un peu naïf et qui n'aspirait qu'à être réchauffé. Il fut électrique à la cape, aux banderilles ses grands sauts à cornes passées firent merveille. A la muleta, avec son premier taureau, il y eut à boire et à manger, mais le petit homme était si communicatif ! Il fut plus méritoire avec son second taureau dont il parvint à allonger la charge ce qui ne semblait pas gagné a priori. Les estocades furent efficaces. Un public aux applaudissements contrariés par des main gantées n'hésita pas à agiter des mouchoirs blancs et obtint une oreille de chacun de ses adversaires, assurant ainsi son triomphhe.

Medhi Savalli montra tout au long de la tarde de belles choses à la cape où il est en net progrès. Avec son premier taureau, le meilleur du lot, belle faena rythmée, l'animal suivant bien, à base de bonnes naturelles. Une estocade profonde delantera et caididita efficace. Une oreille.
Le dernier taureau est changé au cours du deuxième tiers pour blessure d'une patte avant. Cet incident a pour inconvénient d'allonger le spectacle sous un ciel noir, dans un air de plus en plus glacial, et d'inciter quelques spectateurs pleins de bon sens à fuir pour aller boire un vin chaud devant les arènes. Le sobrero pousse et obtient la chute du piquero. Banderilles conclues par l'inévitable violín. Début par statuaires, continuation par derechazos de plus en plus décousus, le taureau se réservant et ne permetant plus que des demi passes. Trois pinchazos, un avis, une estocade basse, un descabello. Silence.