Des Victorino et une bonne surprise...
Arènes pleines. Temps chaud.
6 toros de VICTORINO MARTIN, bien présentés mais constituant un lot pas très homogène tant au point vue physique que mental, (nés entre Décembre 2002 et Février 2003). Ils ont pris seize piques (Trois piques chacun sauf les premier et troisième deux piques) Ils sont morts la bouche fermée.
L’utilisation de la puya andalouse (seulement par les deux piqueros d’ AGUIILAR) pour la première fois en France n’a rien apporté de bien nouveau. Le tercio de varas s’effectuant à une exception prés sans aucun respect du Règlement.
Ce « Machin » pour parodier un Grand Homme, ce Règlement que certains vouent aux orties.
Sans respect de l’éthique notre Culture Taurine restera une jachère.
Fernando ROBLEÑO (43° à l’escalafon) - Blanc et or - Oreille et silence
Luis BOLIVAR (37°) - Blanc et argent - oreille et silence
Sergio AGUILAR (Non repertorié) - Ciel laiteux et or -1 Oreille et 1 Oreille.
N. B. :
Le prix du meilleur piquero a été attribué à Gaben REHABI de la cuadrilla S. AGUILAR.
Le prix de la meilleure faena a été attribué à S. AGUILAR.
Le mayoral Modeste BAlLE a fait la vuelta à l’issue de la corrida.
Le premier toro (né en Février 2003 - 571Kg) de ROBLEÑO est applaudi à la sortie, remate les burladeros et donne quelques signes de faiblesse. Les deux piques sont houleuses, le piquero quasi désarçonné sur la première est sur le point de tomber à terre .
En début de faena, l’homme fait une voltereta et la taleguilla est ouverte. Le torero semble être l’ombre du valeureux combattant que l’on a connu il y a quelques années. Il a travaillé sin guapeza.
Une épée entière en se mouillant les doigts, à l’effet rapide lui vaut une oreille.
Son second toro (né en Décembre 2002 - 725 Kg), plus playero et bizco, présente plus d’agressivité. Les trois piques sont prises et l’on note que la poussée du toro se réduit au fur et à mesure. Le groupe équestre étant sous la première poussée emmené contre les tablas.
La faena voit le torero tourner autour de l’animal sans pouvoir, ni chercher, à s’imposer. On dénote un pasito detras à chaque passe. La faena sera ultra rapide. Une entière caida. Un descabello.
BOLIVAR reçoit son premier adversaire (né en Novembre 2002 - 610 Kg) de façon anodine.
Le toro reçoit trois piques avec mise en suerte de près, carioca, et plusieurs impacts. On remarque quelques bonnes séries de la droite données avec usage intensif du pico accompagnées d’une musique pour une fois douce.
Une épée entière efficace. Une oreille.
Son second toro (né en Février 2003 - 585Kg), le plus noble du lot, possède une bonne charge, régulière sans violence. Il est veleto et astfino et son armure est imposante. Il prend trois piques. La faena est malheureusement écourtée par manque de confiance, alors que l’animal répond à chaque toque et humilie assez bien sans aucune agressivité. 2/3 de lame.
La bonne surprise est venue d’Alberto AGUILAR dont c’était le retour après un an d’absence (certains disent deux ans) et qui mérite amplement d’être revu et d’entrer dans l’escalafón… à condition d’obtenir des contrats.
Il accueille son premier toro (né en Décembre 2002 - 665 Kg) par d’excellentes véroniques en gagnant du terrain et terminant par une revolera. On devine d’entrée que le Madrilène en veut. Le maestro lui-même procède aux mises en suerte aux piques. La première est propre et bien placée. La seconde, le toro part de plus loin, est dans le morrillo. Applaudissements.
Le torero pose trois paires de banderilles dans le berceau, sans tricherie.
La faena débute au centre et le toro se laisse embarquer par de bons derechazos. Le tout avec calme, quiétude d’un vieux briscard. La main est basse, toutefois les naturelles doivent être plus consenties car l’animal passe moins bien. Malgré un léger avertissement à l’homme, il nous est livré (enfin !) une faena complète et agréable.
Deux pinchazos et une entiére caida. Forte pétition. Une oreille.
Le dernier toro (né en Décembre 2002 - 671 Kg) est reçu avec le même alegria évidente que le premier. Il prend trois piques, la première étant donné de façon propre, c’est-à-dire plus placée, et au lieu de s’acharner le piquero arrêtera la poussée et tenant le palo vertical. Applaudissements.
Les trois paires de banderilles sont posées par le maestro avec élégance et sans fanfaronnade, dans un véritable face à face. La faena est accompagnée de la voix de façon énergique et se déroule dans un petit périmètre, en liant bien les passes.
Un pinchazo. Une épée entière. Une oreille.
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