Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Dimanche 29 mars, novillada sans picador et corrida à Vergèze

Journée bien remplie !

Le matin un festival non piqué avec cinq novillos de François André, bien présentés avec de la charge, mais un peu petits.

Thomas Bournel ( silence et une oreille ) a bien débuté ses faenas mais par la suite a eu du mal à garder ses distances, surtout au premier ; en dépit de ses efforts, il n’en a pas tiré tout le parti possible ; il s’est affirmé davantage à son second.

On retiendra du Valencien Francisco Damas son sens du placement et une incontestable élégance surtout à son premier novillo ; à son second il eût des difficultés pour en maîtriser la charge.

Quant à Dorian Déjean, il affronta le troisième novillo par un bon début de faena mais rapidement l’animal se plaça dans les planches où le novillero le toréa en achevant son travail par une bonne lame qui lui valut une oreille.

L’après-midi était l’occasion de la première corrida formelle de l’élevage de Philippe Pagès et Pascal Mailhan ; le lot sérieux était superbe de présentation , homogène , avec du trapío et des cornes ; les combats furent intéressants ( tous prirent deux piques ), mais plusieurs raccourcirent leur charge et rendirent le travail des toreros difficile ( surtout les quatre derniers ).

Sanchez Vara hérita d’un premier adversaire qui se prêtait au combat ; il lui servit plusieurs séries à droite et surtout à gauche où le torero donna toute sa mesure ; une épée avec hémorragie buccale ne le priva pas d’une oreille qui ne fit l’objet que d’une demande minoritaire du public. A son second, qui causa comme le premier des difficultés à la cuadrilla pour le placement aux banderilles, Sanchez Vara eut du mal à le travailler des deux côtés dans une faena mobile achevée de plusieurs épées et d’un descabello ( silence ) .

Jonathan Veyrunes eut un premier toro qui mettait bien la tête mais qui freinait ; il dut s’employer à le faire passer. Après un tercio de banderilles calamiteux pour la cuadrilla, Jonathan Veyrunes s’efforça de le toréer de très près avec parfois un certain manque de confiance. Un mete y saca et une épée suivie d’avis furent applaudis par quelques personnes. Quant à son second il sortit éteint des piques et la cuadrilla fut bien mauvaise aux banderilles. Le toro ne chargeant que par à-coups, il était difficile à Veyrunes d’effectuer un travail lié ; ce ne furent que des demi-passes arrachées une à une qui ne purent susciter l’intérêt. Deux-tiers de lame et silence .

Le succès fut obtenu par Paco Urena ; son premier adversaire était un bel animal, il le reçut par de jolies véroniques, mais il fut bien mal piqué jusqu’au centre ; la lidia désordonnée se poursuivit aux banderilles. L’animal marchant constamment, avec des charges brusques et courtes, permit cependant à Urena de le faire passer à gauche avec succès ; mais la faena se termina par des demi-passes sur la face en raison du peu d’attaque du toro. Après s’être jeté sur le garrot pour une entière efficace il obtint une oreille .

Le dernier animal de la course sortit des piques réservé ; pourtant à la muleta Paco Urena le fit charger avec alegría du côté droit où il vint facilement ; à gauche ce fut beaucoup plus difficile et le torero se fit même accrocher heureusement sans mal. Il reprit la main droite sans dominer véritablement son adversaire. Une bonne estocade entière et efficace fût primée d’une oreille avec sortie a hombros.

Retour