Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Samedi 30 mai après midi, corrida de Escolar Gil

Six toros de Escolar Gil pour Rafael Rubio « Rafaelillo », Sergio Aguilar, David Mora

Très beau temps, arènes presque pleines.

Jolis et bien armés les Escolar développèrent un comportement plus défensif que  brave et, à une exception près, plus de malignité que de noblesse. Ils se partagèrent néanmoins treize piques réglementaires, et même quinze en comptant un assaut inopiné (n°2) et un autre décoché après la sonnerie (n°3). Le meilleur fut le quatrième, le plus mauvais le cinquième.

Rafael Rubio « Rafaelillo », marine et or, hérite d’un premier toro noir de charge courte et violente à la cape. Il pousse sur une première pique « carioquée », s’emploie encore sur une deuxième et ne fait que se défendre sur la troisième.
Il coupe le terrain aux banderilles.
A la muleta il est compliqué et se retourne très vite. Rafaelillo s’en débarrasse d’un tiers de lame suivi d’une lame profonde. Silence.
Sifflets au toro.

Le quatrième toro, cárdeno, présente un beau gabarit  et une armure qui n’a rien d’effrayant. Assez bonnes véroniques initiales puis excellente pique où le taureau s’emploie avec grande bravoure. Deuxième pique idem.
L’animal confirme ses bonnes dispositions au cours d’un tercio de banderilles enlevé et plaisant.
« Rafaelillo » entame avec détermination à la muleta et torée bien à droite, presque aussi bien mais plus brièvement à gauche, le meilleur toro de la tarde. Une entière légèrement transverse couche l’animal.
Une oreille au matador, une vuelta au toro.

Sergio Aguilar, vert et or, reçoit par superbes véroniques, les meilleures de l’après midi, le deuxième taureau, encore un cárdeno.
Bonne poussée sur la première pique, applaudissements. S’endort sur la deuxième, sort seul, puis recharge inopinément après le quite.
Face à un toro difficile qui cherche l’homme en cours de passe, Sergio reste calme et  montre une indéniable sûreté technique.
Il termine par une épée contraire d’effet immédiat.
Applaudissements au toro, salut au centre.

Le cinquième toro, noir, désarme Aguilar à la cape. Il prend une très longue pique trasera et une deuxième plus brève mais inense.
Très difficile deuxième tiers.
Quelques passes en tout début de faena mais l'animal se décompose rapidement et Aguilar capitule.
Estocade contraire et de travers.

David Mora, lilas et or. reçoit à la cape le troisième cárdeno .
Une première pique sévère en faisant tinter l’étrier, une deuxième en se défendant et encore une troisième après que la fin du tercio ait été sonné.
David double très bien l’animal et l’assujetti à sa muleta. Il se croise bien et impose sa domination.
Ce travail méritoire sera gâché à l’épée, trois pinchazos et deux pinchazos hondos avant que le toro ne finisse par gagner les planches pour s’y coucher..

Le dernier toro, negro entrepelado, au large berceau est fougueux dans la cape. Il fait tinter l’étrier au cours  d’une longue carioca « pompée » qui provoque la bronca.
Deuxième pique du même tonneau sous un bronca du même volume !
Entame décousue  devant un taureau incertain, violent et tardo.
David Mora capitule rapidement et termine vilainement par une estocade caida et atraveseda..

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