Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Samedi 30 mai 11h, novillada de Flor de Jara

Six novillos de Flor de Jara pour Javier Cortes(*), Juan Carlos Rey, Thomas Joubert "Tomasito"

L’arène est aux trois quarts remplie sous un ciel d’un bleu absolu.

Magnifique lot très homogène, novillos de beaux gabarits sans excès de graisse, tous nés, selon le cartelito, en octobre 2005, tous braves, 13 piques pour de vrai, et nobles. Rien à jeter.
D’une manière générale, novilleros trop verts.

Javier Cortes, rouge et or, fixe à la cape un premier novillo, noir, à la corne gauche « escobillée », qui prend fort bravement deux piques sérieuses.
Banderilleros médiocres.
Le novillero un peu surpris dès l’abord par la vive noblesse de l’animal prend confiance et tire de ci de là quelques bons derechazos.
La fin est pénible : deux pinchazos, un mete y saca, un estocade contraire, en avant et verticale - le novillo a toujours la bouche fermée – descabello au quatrième essai.
Applaudissements au novillo. Silence.

Le quatrième novillo, cárdeno claro, est le plus lourd du lot tandis que son armure n’est pas des plus belles. Il étalera tout au long du combat un franche noblesse qui n’aura pas été exploitée par une cape restée inédite.
En grand brave il prend deux piques en mettant les reins et en poussant fort.
Le pauvre Javier reste emprunté, bien pâle, abusant du pico devant ce noblissime animal qui offre une corne gauche de grande qualité.
Deux pinchazos, une entière contraire, un descabello.
Applaudissements nourris au novillo, avec demande de vuelta al ruedo. Le novillero salue au tiers.

Juan Carlos Rey, turquoise et or, déploie sa cape pour servir à son berrendo adversaire ce que nous avons vue de mieux à la cape durant cette matinée, sept véroniques allurées, la demie et encore un remate en forme de larga serpentina.
L’animal prend trois véritables piques fort gaillardement. Et même en chahutant le picador qu’il manque de désarçonner lors de la première.
La corne gauche est bonne et Juan Carlos l’exploite d’emblée. Faena fort convenable, conclue par trois quarts d’épée desprendida et efficace.
Une oreille, applaudissements à l’arrastre.

Le quinto cárdeno présente des pointes de cornes éclatées. Hésitant à la cape, il subit une vuelta de campana. Il est le moins brave du lot ou, pour mieux dire, celui dont la bravoure est la plus chaotique et heurtée. Il est assassiné au cours des deux premières piques si bien que la troisième qu’il prend quand même ne s’imposait pas.
A titre de compensation la présidence sonnera la fin d’un deuxième tercio mal maîtrisé alors que seulement deux banderilles sont fichées sur le novillo.
Ce novillo, gazapón et erratique est le seul vraiment difficile du lot. Juan Carlos s’en débarrasse d’une entière une peu basse.
Applaudissement à l’arrastre. Silence.

Thomas Joubert « Tomasito », marine et or,  sert de bonnes véroniques à Vigilante, le cárdeno qui lui échoit en troisième position.
L’animal pousse fort et avec hargne sur la première pique. Bien mis en suerte par Tomasito, il part de loin vers la seconde où il poussera de manière plus heurtée.
Paco Léal, Morenito , Miguelito, ne se distinguent pas particulièrement aux banderilles.
Début de faena prudent et distant. Quelques bonnes passes ici ou là mais notre jeune novillero se laisse déborder. Pour finir deux pinchazos, un tiers de lame sans effet, une profonde.
Applaudissements au novillo.

Le dernier novillo, noir, haut, très joli, bien armé, jette les pattes dans la cape de Tomasito.
Bref assaut contre le picador de réserve(**). Deuxième pique par le picador de turno portée en arrière, une fois de plus, et bien trop prolongée. Troisième pique en s’employant par à coups.
Nouveau numéro presque comique de la cuadrilla dans la brega et aux banderilles.
A la muleta, le novillo qui conserve la tête haute est reçu au centre. Bon début à mi-hauteur. Quelques enchaînements à droite avec art et sentiment. Mais que de progrès à faire encore ! Et, en particulier, à l’épée. Un pinchazo, un pinchazo hondo, deux pinchazos, deux tiers de lame contraire, un avis, silence.
Applaudissements au novillo et demande de vuelta al ruedo accordée.

Le mayoral  a été invité à saluer.

Excellent début de la feria de Vic 2009 !
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(*) Javier Cortes remplaçait Juan Luis Rodríguez blessé (épaule cassée) lors d’une novillada le dimanche précédent à Saragosse.

(**) Quelle absurdité que deux picadors dans un ruedo trop petit ! Presque aussi ridicule, mais bien plus nuisible que ces raies concentriques qui délimitent à Vic un intervalle indigent mais naîvement ostentatoire, sorte de réédition de la fable de la grenouille qui se veut faire plus grosse que le bœuf !

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