Samedi 4 juillet, corrida d’Olivier Riboulet à Saint Gilles
Bonne sortie des Riboulet et bon retour de Miletto
Photos : Patrick Colleoni
Peu de monde sur les gradins (1/3 d’arène) pour la première sortie en corrida des Valdefresno élevés par Olivier Riboulet. Et les absents ont eu tort, car le spectacle fut de qualité, notamment grâce à la qualité du bétail précité. A l’exception du premier (qui relevait de blessure), les toros, très bien présentés, sortirent avec du moteur et de la mobilité. Majoritairement braves face à la cavalerie (supérieur le quinto soulevant le cheval par 3 fois pour deux grosses piques et une chute), les Scamandre arrivèrent exploitables mais sans innocence dans la muleta, avec une noblesse vive que ne surent pas toujours mettre à profit les toreros du jour.

Le fameux cinquième à la pique
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| Le nouveau docteur dans ses œuvres |
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| L'alternative |
Camille Juan coupa l’oreille du toro d’alternative après une prestation honorable, compte tenu de son manque d’oficio, lequel se manifesta de façon plus flagrante lors de la lidia du sixième. Le nîmois, à cours de moyens, laissa passer un toro qui, en d’autres mains, aurait laissé deux pavillons dans l’affaire.
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| Marc Serrano à la véronique |
Marc Serrano, sous l’orage, fit face à un adversaire dont il fallait canaliser la fougue. Le garçon y parvint, avec élégance souvent, malgré quelques reculades face à cet animal peu enclin à céder du terrain.
Oreille après entière caida.
Il fut en dessous du quatrième qu’il toréa souvent de façon marginale, laissant souvent l’animal occuper la place. Conclusion difficile. Silence.
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Julien Miletto n’a pas encore retrouvé ses sensations. Lorsqu’elles reviendront, il faudra compter avec le garçon. Aujourd’hui, il sut se montrer à la hauteur du bon troisième dans une faena toute de jolis gestes et de placements judicieux. L’oreille tomba malgré une lame de côté.
Le quinto, primé d’une vuelta al ruedo, manifesta trop de présence pour les moyens actuels du jeune homme qui ne put arriver à s’imposer. Je ne suis pas loin de penser qu’avec un torero en pleine possession de son métier, l’animal aurait pu retrouver le campo. Débordant de caste, le bicho occupa le ruedo et Miletto ne put s’en tirer qu’avec bonne volonté faute d’autorité. Cette volonté lui permit sûrement de couper une seconde oreille.
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| Trinchera | Naturelle |
Quand l'animal paraît long comme un train |
Le ganadero fit la vuelta à la fin de la course.
Une belle tarde comme on aimerait en voir plus souvent