Samedi 11 juillet, corrida de Coimbra à Céret (deuxième reseña)
Toros de Coïmbra, encaste Parladé – Tamaron - Conde de la Corte
Quasi plein. Temps splendide. Magnifiques toros, 18 piques prises le plus souvent avec entrain et alegria ; tous ont été applaudis à leur entrée et le plus souvent ovationnés à l’arrastre. Une course qui fera date dans les annales des Cérétans.
Ici tout est culture : le paysage, au loin le Canigou semble assurer la sérénité ses habitants, la cobla Millenaira, le paseo composé par Pascal Cornelade, nous saisissent et nous bouleversent. Au 6ème toto, La Santa Espina est reprise par le public dans le recueillement le plus total. Un mot nous vient à l’esprit, c’est celui de respect : respect des traditions catalanes, respect des toros, respect des lieux.
Précisons que la tertulia a lieu dans les arènes une heure après la course. Chacun peut s’exprimer à sa guise : il s’agit de démocratie directe.
Le cartel était composé de trois courageux à des degrés divers. Frascuelo et ses 61 ans, Fernando Cruz et son parcours atypique, Morenito de Aranda et sa jeunesse.
Les toros repartiront avec leurs oreilles.
Le chef de lidia nous a montré des gestes délicieux à la cape notamment et à l’entame de la faena de très belles séries de déréchazos. S’il fut applaudi à son premier, il fut bousculé par son second et nous ne lui en voudrons pas de ses échecs répétés à l’épée.
Fernando Cruz a peu de contacts : il apparaît chaque fois que l’on veut bien l’inviter, ses qualités sont certaines mais il éprouve beaucoup de difficultés à accéder au niveau supérieur.
Morenito de Aranda a effectué une vuelta à chacune de ses prestations, peut-être a-t-il bénéficié du meilleur sorteo ? Quoi qu’il en soit, il possède d’indiscutables qualités notamment à l’épée. Ses séries des deux côtés furent les moments forts de l’après-midi. Signalons que son 2ème adversaire effectua une « vueta al ruedo », mais deux autres auraient aussi mérité un tel honneur.
Certains pensent qu’il n’y a plus de toros, que la fiesta brava est en danger (notamment en Catalogne espagnole). Nous dirons à ces personnes que l’A.D.A.C. (association des aficionuados cérétans) est là pour préserver l’aspect fondamental de la tauromachie : le toro de combat.
Les coïmbra de ce samedi sont la preuve éclatante que la persévérance et le refus de compromission, sont la seule vérité.