Fédération des Sociétés Taurines de France - Temporada 2009

Céret de toros 2009, impressions génnérales

Question présentation des toros, Céret a été plus que largement à la hauteur de sa réputation. Les Coimbra, redoutablement armés et de bon tamaño, avaient un présentation digne de Pamplona. Les novillos de Sánchez Fabrés étaient largement dignes de Madrid (l’un des 2 affichés à 570 kg. Semblait bien les faire réellement !). Les Cuadri étaient massifs. Qui dit mieux ?

On s’en doute, les tercios de pique ont été intenses, bien que trop souvent mal conduits et excessifs (carton rouge à la présidence qui a refusé des changements justifiés… à moins qu’elle n’ait convenu avant avec les toreros qu’il fallait 3 piques à tous les toros !). Et, à y être, carton rouge aussi au président pour avoir changé prématurément le magnifique 5e Coimbra. Carton rouge encore pour la vulgarité de ses gestes quand il commande les trompettes ou salue les toreros : un peu de classe dans la manière, svp !
Par contre, carton vert aux chevaux de la cuadra Bonijol, légers, mobiles et habiles à contenir les charges. Ah ! si l’on voulait bien respecter le toro non seulement dans la mise en suerte (ce qui es(t déjà quelque chose), mais aussi quand il est « dans » le cheval et par l’emplacement de la pique…

La course vraiment intéressante pour l’aficionado - mais compliquée pour les  toreros – a été celle de Coimbra. Il eut de la bravoure, allant du mansote au bravissime, et de la mobilité. Malheureusement, les 2 meilleurs toros pour le torero ont été épuisés par les piques. Frascuelo nous a régalés dans les doblones genou en terre en début de faena, mais il a vite plié boutique.
Fernando Cruz a donné du bon toreo classique, particulièrement à la cape, mais qui a peu connecté avec le public. Morenito de Aranda a crevé l’écran tant au capote qu’à la muleta : aplomb, sûreté, classe.

Les  Sánchez Fabrés étaient agalgados (ventre avalé : comme les Miura) alors
qu’il auraient dû avoir le corps cylindrique, excessivement  grands et forts. Seules leurs armures réduites, bien que respectables, rappelaient leur encaste santacoloma. Fuera de tipo ils étaient, fuera de caste aussi !
Mario Aguilar a paru bien apathique, en dépit de quelques gestes. Fernando Tendero et Javier Cortés ne semblent pas avoir grand avenir, encore que Cortés ait montré un peu plus de personnalité.

Curieux Cuadri : des corps massifs sur des pattes fines, avec des têtes un peu avacadas, et malgré tout d’une souplesse et d’une rapidité de déplacement surprenantes. Mais leur comportement a confirmé ce que l’on savait : décastés. Pas de divine surprise, comme avec les Coimbra. Fernando Robleño, Sergio Aguilar et David Mora ont fait leur possible et ils ont confirmé leurs qualités, mais malheureusement l’ensemble a été assez ennuyeux.

Merci quand même à l’ADAC d’avoir osé, même si son audace n’a été payée de retour que par les Coimbra.

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